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Actualités - Reportages

Revue hebdomadaire des marchés Beyrouth : manque d'entrain

Au terme d’une semaine écourtée de deux séances, jeudi et vendredi, en raison du chômage officiel à l’occasion de la fête de l’Adha, le marché des changes de Beyrouth a fonctionné au ralenti de lundi à mercredi dans un climat marqué toujours par une certaine propension des opérateurs à la demande plutôt qu’à l’offre du dollar. Selon les cambistes de la place, les inquiétudes liées à la persistance des tensions au Sud et dans la Békaa, au lendemain de la décision du gouvernement israélien d’évacuer ses troupes de la zone occupée du Liban d’ici à juillet prochain, semblent expliquer la réticence du marché à l’offre du dollar à un moment où une certaine demande en cette monnaie continuait à se faire sentir pour les besoins commerciaux courants du pays. Mais après que la Banque du Liban (BDL) eut maintenu sa fourchette d’intervention en l’état entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, le billet vert a dû clôturer invariablement tous les jours ouvrables au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier. De leur côté, les établissements de crédit ont été amenés à le négocier très légèrement en deçà de ce taux indicatif entre 1 506,00 et 1 506,50 LL contre 1 504,00 et 1 505,00 LL à la fin de la semaine dernière, soit en légère hausse de 0,12 % en moyenne. Toutefois, ce mouvement ne s’est guère accompagné d’activité cette semaine, comme celles qui l’avaient précédée, avec au total un volume d’affaires quotidien ne dépassant pas en moyenne quelque six millions de dollars, entièrement échangés par les banques de la place à l’achat et à la vente, dans un marché équilibré de lui-même et sans entrain. Une semaine placée sous le signe de la hausse des taux d’intérêt À l’étranger, la monnaie unique européenne est tombée cette semaine à son plus bas niveau face au yen depuis son lancement en janvier 1999 mais s’est un peu ressaisie après le relèvement des taux d’intérêt dans la zone euro la veille, tandis que la devise nippone continuait d’être indifférente aux interventions de la Banque du Japon. Mardi, la monnaie européenne est tombée à 100,83 yens et la devise nippone a repoussé le dollar sous la barre psychologique des 106,00 yens pour relâcher ensuite la pression en s’échangeant hier face à l’euro autour de 103,00 yens contre 102,50 yens vendredi dernier. Affaiblie par l’attaque du yen, la devise européenne a manqué de force pour contrer vigoureusement le dollar, malgré la hausse de son taux principal d’un quart de point, à 3,50 %, jeudi par la Banque centrale européenne (BCE). Les opérateurs n’ont guère été surpris et jugent qu’il en faudra plus pour vraiment redonner des couleurs à l’euro. La monnaie européenne s’est toutefois maintenue au-dessus du seuil de 0,96 dollar toute la semaine et a repassé la barre de 0,97 dollar en fin de semaine. La livre sterling était pratiquement stationnaire alors que le marché anticipait toujours une pause en avril de la politique de resserrement monétaire de la Banque d’Angleterre. Elle n’a même pas réagi à l’annonce la veille de la vente du britannique Rover par l’allemand BMW, dont un des griefs était sa surévaluation. Pourtant, les analystes semblaient hier attendre la présentation du budget britannique, mardi prochain, et de nouveaux chiffres sur l’inflation qui seront publiés le même jour pour se faire une meilleure idée de l’évolution possible des taux d’intérêt au Royaume-Uni. Comme la semaine précédente, la chute de l’euro face au yen a entraîné une intervention mercredi dernier de la Banque du Japon pour enrayer l’appréciation de la devise nippone, la quinzième depuis janvier 1999. Mais une fois encore la Banque du Japon a largement échoué, le dollar restant tout près de la barre des 106,00 yens une bonne partie de la semaine. Hier, néanmoins, le yen a ralenti sa course du fait notamment de l’essoufflement du reflux de capitaux vers le Japon avant la fin de l’année fiscale et d’inquiétudes de la fragilité de la reprise économique du pays. Quoi qu’il en soit, les marchés attendent pour la semaine prochaine les résultats de la réunion du comité de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed) sur les taux d’intérêt aux États-Unis. Une majorité d’analystes tablent d’ores et déjà sur une nouvelle augmentation des taux servis sur les fonds fédéraux d’un quart de point en pourcentage pour calmer les risques de surchauffe de la croissance américaine. Cela d’autant qu’on apprenait que les prix à la consommation ont progressé de 0,5 % le mois dernier contre 0,2 % en janvier et ceux à la production de 1 % contre 0,3 % pendant la même période. Compte tenu de toutes ces considérations, le dollar s’est finalement négocié hier, à New York, sur un ton faible à irrégulier comme suit : – 0,9710 pour un euro contre 0,9630, vendredi dernier – 1,5710 pour un sterling contre 1,5765 – 2,0140 DM contre 2,0310 – 6,7540 FF contre 6,8115 – 1,6605 FS contre 1,6705 – 1 993,85 lires contre 2 010,65 – 106,05 yens contre 106,30. Bourse de Beyrouth : tendance mitigée À la Bourse de Beyrouth, la tendance a été partagée cette semaine entre la baisse des actions A et B de Solidere de respectivement 7 1/8 à 6 3/4 dollars et de 7 3/8 à 7,00 dollars ainsi que de celles de la Byblos Bank de 2 1/8 à 2 1/16 dollars dans une proportion plus grande que la hausse des actions de la Banque libanaise pour le commerce de 9,00 à 9 3/8 dollars. Il en a résulté une diminution de l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées de 0,54 % à 70,37 points contre 70,75 points à la fin de la semaine dernière d’un côté, et d’un autre côté une augmentation de l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires de 0,63 % à 162,61 points contre 161,59 points pendant la même période. Ce mouvement s’est produit, toutefois, dans un marché très réduit en raison du chômage officiel de l’Adha, avec un total de 92 007 actions d’une valeur globale de 438 973 dollars contre 150 813 actions d’une valeur globale de 850 361 dollars la semaine dernière. La « vieille économie » a repris ses droits cette semaine à Wall Street Sur les places boursières internationales, la «vieille économie» a réaffirmé ses droits cette semaine à Wall Street, alors que la «nouvelle économie» représentée par les valeurs de la haute technologie et de l’Internet cédaient du terrain. En effet, l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles a repassé allégrement au-dessus du seuil psychologique des 10 000 points, alors que l’indice Nasdaq est laissé loin derrière le niveau des 5 000 points qu’il avait franchi la semaine dernière. Pourtant, l’argent n’a guère quitté Wall Street cette semaine, il continuait à chercher des actions sous-évaluées, fait-on remarquer dans les salles de marché. Cette quête s’est donc traduite par un constant va-et-vient des investisseurs entre les secteurs d’activité, à la recherche de plus-values, alors que le Nasdaq paraissait surévalué. Selon les analystes, la remontée du Dow Jones montre que les titres de la «vieille économie» ont encore beaucoup de la «nouvelle économie» en eux car les sociétés traditionnelles, notamment les laboratoires pharmaceutiques et celles offrant des produits de consommation courante, restent indispensables dans cette nouvelles ère définie par l’avènement de la haute technologie et de l’Internet. De fait, cet engouement retrouvé des investisseurs pour les valeurs traditionnelles de l’industrie américaine s’est traduit aussi par l’avancée de l’indice Standard & Poor’s 500 cette semaine. L’optimisme du marché a été en outre conforté à la veille du week-end par la publication de chiffres sur l’inflation américaine qui semblent écarter pour l’instant le scénario d’une surchauffe de l’économie. L’indice des prix à la consommation aux États-Unis a progressé de 0,5 % le mois dernier, mais l’indice de base (hors énergie et alimentation) n’ a augmenté que de seulement 0,2 %, en accord avec les attentes des analystes. Ce chiffre modéré a donc plu aux investisseurs car il retire à la Fed l’un de ses arguments pour un resserrement significatif de sa politique monétaire. C’est ainsi que les valeurs de la «vieille économie», auparavant boudées par le marché, ont fait bonne figure cette semaine à Wall Street. C’est ainsi que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles a bondi en préclôture à la fin de cette semaine à 10 641,15 points contre 9 928,02 points à la fin de la semaine dernière (+7,18 %). En revanche, les autres Bourses européennes et asiatiques ont dû souffrir de la chute des valeurs de la haute technologie dans une proportion plus grande que la hausse des valeurs traditionnelles. En effet, l’indice Dax de la Bourse de Francfort a fléchi d’une semaine à l’autre de 7 975,95 points à 7 710,92 points (-3,32 %), l’indice CAC 40 de la Bourse de Paris de 6 510,10 points à 6 304,28 points (-3,16 %), l’indice Footsie de la Bourse de Londres de 6 568,70 points à 6 558,00 points (-0,16 %) et l’indice Nikkei de la Bourse de Tokyo de 19 750,40 points à 19 566,32 points (-0,93 %).
Au terme d’une semaine écourtée de deux séances, jeudi et vendredi, en raison du chômage officiel à l’occasion de la fête de l’Adha, le marché des changes de Beyrouth a fonctionné au ralenti de lundi à mercredi dans un climat marqué toujours par une certaine propension des opérateurs à la demande plutôt qu’à l’offre du dollar. Selon les cambistes de la place, les inquiétudes liées à la persistance des tensions au Sud et dans la Békaa, au lendemain de la décision du gouvernement israélien d’évacuer ses troupes de la zone occupée du Liban d’ici à juillet prochain, semblent expliquer la réticence du marché à l’offre du dollar à un moment où une certaine demande en cette monnaie continuait à se faire sentir pour les besoins commerciaux courants du pays. Mais après que la Banque du Liban (BDL) eut...