FMI L'Allemagne change de ton et remporte la bataille
le 15 mars 2000 à 00h00
L’Allemand Horst Köhler, actuel président de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), devrait être rapidement nommé à la tête du Fonds monétaire international (FMI) pour remplacer le Français Michel Camdessus, démissionnaire, après une crise de succession qui aura duré un mois. Le candidat des Européens a reçu publiquement le soutien des États-Unis, du Japon et de la Russie. Sa candidature officielle devait être reçue hier par le conseil d’administration du FMI, a indiqué un porte-parole. M. Köhler, qui devait initialement arriver à Washington hier, a repoussé son déplacement, a indiqué un porte-parole du gouvernement allemand, en soulignant qu’il se rendrait cette semaine aux États-Unis. M. Köhler doit y rencontrer les administrateurs du Fonds ainsi que les représentants des pays en développement qui avaient jusqu’à présent soutenu la candidature de l’actuel numéro deux du FMI, l’Américain Stanley Fischer. Il faudra ensuite un délai d’au moins 48 heures pour que le conseil vote sur cette candidature, sachant qu’il n’y aura pas cette fois-ci de vote consultatif puisqu’un consensus des grands actionnaires s’est déjà dégagé sur le président de la BERD. En tout état de cause, le FMI aura un directeur général en place avant les réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale du 15 au 17 avril, a assuré Thomas Dawson, directeur de la communication de l’institution monétaire. La nomination attendue de M. Köhler met fin à une crise de succession alors que le gouvernement allemand, qui tenait à obtenir ce poste, s’est vu infliger une sévère rebuffade lorsque son premier candidat, Caio Koch-Weser, secrétaire d’État aux Finances, a été repoussé par les Américains pour «manque de stature». Après bien des tiraillements, les Européens sont parvenus à sauver la tradition qui veut qu’un des leurs dirige le FMI tandis qu’un Américain préside la Banque mondiale. Mais un premier tour de piste a montré que cette tradition n’était pas inscrite dans le marbre. Les Japonais avaient présenté leur candidat en la personne de l’ex-vice ministre des Finances, Eisuke Sakakibara, une candidature qu’ils ont reconnu «symbolique» pour n’avoir reçu que 9 % des suffrages lors d’un premier vote consultatif. Le Japon a indiqué hier retirer cette candidature et apporter son soutien à Horst Köhler.
L’Allemand Horst Köhler, actuel président de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), devrait être rapidement nommé à la tête du Fonds monétaire international (FMI) pour remplacer le Français Michel Camdessus, démissionnaire, après une crise de succession qui aura duré un mois. Le candidat des Européens a reçu publiquement le soutien des États-Unis, du Japon et de la Russie. Sa candidature officielle devait être reçue hier par le conseil d’administration du FMI, a indiqué un porte-parole. M. Köhler, qui devait initialement arriver à Washington hier, a repoussé son déplacement, a indiqué un porte-parole du gouvernement allemand, en soulignant qu’il se rendrait cette semaine aux États-Unis. M. Köhler doit y rencontrer les administrateurs du Fonds ainsi que les représentants...
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