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Actualités - Chronologie

Insolite - Contre l'anxiété et l'insomnie Chanvrette, frênette, ortillette

«Il ne me reste plus qu’une bouteille de chanvrette, il était temps que je vous en passe commande», explique une dame dépressive de Meurthe-et-Moselle à Jean-Claude David, créateur de la boisson pétillante à base de chanvre. La cliente n’est pourtant pas toxicomane puisque le chanvre utilisé pour la fabrication de cette boisson contient, conformément à la loi française, moins de 0,3 de THC (tétra hydro-cannabinol), la substance active de l’herbe. «La chanvrette, comme toutes les boissons que je produis, a des vertus médicinales», explique M. David, un maraîcher de Saint-Julien-de-Concelles, près de Nantes, converti à l’agriculture bio depuis plus de cinq ans. «À moins de deux degrés d’alcool, elle a des propriétés digestives, apaise les anxieux et favorise l’endormissement», dit-il. Tout a commencé avec la frênette, une boisson fermentée à base de fruits et de feuilles de frêne. Peu sucrée, peu alcoolisée, tonique et désaltérante, «c’était le cidre des moissonneurs, la boisson des centenaires». Fabriquée en France depuis l’invasion romaine et jusqu’aux années 60 dans les campagnes, Jean-Claude David redécouvre la recette en 1994, chez un vieux producteur vendéen. «Aujourd’hui, on est une vingtaine à la produire». À la décoction de frêne, il suffit d’ajouter du sucre de canne bio, de la levure de bière et de la chicorée bio. «Ça fermente une douzaine de jours, on met en bouteille et, quatre à cinq semaines plus tard, ça donne une boisson pétillante». «Ça fait rire» Aujourd’hui, Jean-Claude David vient d’employer un maraîcher pour l’aider, lui et sa femme Régine. Leur chiffre d’affaires s’est élevé en 1999 à 1,1 million de francs et, bientôt, il faudra agrandir les locaux et embaucher une secrétaire pour la clientèle. Jean-Claude a commencé par produire de la frênette pour sa propre consommation en 1994 avant de la commercialiser deux ans plus tard, principalement dans des magasins bio. Il obtient le label bio en 1998 pour ses sept hectares de terres. Après la frênette, il a mis au point une boisson à base de pointes d’orties, «l’ortillette», avec la même recette. «Je fais partie de la confrérie des amis de l’ortie», note sobrement l’exploitant, qui produit aussi une soupe à base de cette plante qui pique. En comptant la «chanvrette», qui complète la trilogie depuis deux ans (même recette, à base de chanvre), M. David vend aujourd’hui quelque 10 000 bouteilles par mois. La dernière-née, appelée indifféremment «Chanvrette» ou «Kanabfizz» – kanab étant le mot breton pour chanvre et fizz signifiant pétillant en anglais – a conquis des fans jusqu’en Allemagne et en Belgique. «Avant de l’avoir bu, ça met les gens de bonne humeur», constate benoîtement son géniteur, qui rentre tout juste du salon de l’agriculture à Paris. «Il paraît que ceux qui le fument, ça les fait rire, alors rien que de voir la bouteille, c’est contagieux».
«Il ne me reste plus qu’une bouteille de chanvrette, il était temps que je vous en passe commande», explique une dame dépressive de Meurthe-et-Moselle à Jean-Claude David, créateur de la boisson pétillante à base de chanvre. La cliente n’est pourtant pas toxicomane puisque le chanvre utilisé pour la fabrication de cette boisson contient, conformément à la loi française, moins de 0,3 de THC (tétra hydro-cannabinol), la substance active de l’herbe. «La chanvrette, comme toutes les boissons que je produis, a des vertus médicinales», explique M. David, un maraîcher de Saint-Julien-de-Concelles, près de Nantes, converti à l’agriculture bio depuis plus de cinq ans. «À moins de deux degrés d’alcool, elle a des propriétés digestives, apaise les anxieux et favorise l’endormissement», dit-il. Tout a commencé...