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Actualités - Chronologie

Chewing-gum pour la mémoire

Un bon dentier et un solide paquet de chewing-gum pourraient contribuer à entretenir la mémoire à des âges avancés, voire même à faire reculer le temps de la démence, selon les travaux de chercheurs japonais dont la revue britannique NewScientist, datée de samedi, se fait l’écho. Quelques études avaient suggéré un éventuel lien entre une mauvaise mémoire et la diminution de la mastication chez les vieilles personnes édentées. Minoru Onozuka, de la Gifu University School of Medicine, a voulu en avoir le cœur net. Il s’est servi de souris qui souffrent d’un vieillissement accéléré (perte du poil, cataracte...) consécutif à des manipulations génétiques. Il a ôté les molaires de quelques-uns de ces malheureux rongeurs. Ce traitement barbare leur laissant encore le loisir de manger, mais pas de mâcher. Les animaux ont ensuite été soumis à des épreuves de mémoire à l’aide du test du labyrinthe aquatique. Les souriceaux, avec ou sans molaires, ont rapidement appris à repérer la plate-forme refuge, volontairement dissimulée, tandis que leurs congénères âgés mais dotés de toutes leurs dents se sont montrés seulement un peu plus lents. En revanche, les souris privées de molaires sont incapables de trouver la plate-forme et se dirigent avec constance dans la mauvaise direction, rapporte l’hebdomadaire. L’examen de leur hippocampe, une région critique du cerveau pour l’apprentissage, a montré que des cellules essentielles, des cellules gliales, étaient nettement plus détériorées que d’habitude. Ces résultats, publiés dans la revue spécialisée Behavioural Brain Research, suggèrent qu’arrivé à un âge avancé, mâcher est essentiel pour préserver son aptitude à constituer de nouveaux souvenirs. Poursuivant sa recherche, Minoru Onozuka a recouru à l’imagerie par résonance magnétique (IRM) pour observer des gens en train de mastiquer. Il a ainsi détecté un net accroissement de l’activité de cette région du cerveau durant cette activité de mastication quasi culturelle aux États-Unis. Comment mâcher stimule l’esprit reste cependant un mystère. Une spécialiste du vieillissement, Joyce Wau (université d’Édimbourg), avance une explication : mastiquer améliorerait la mémoire en réduisant le stress. L’hippocampe participe au contrôle des taux sanguins d’hormones du stress, explique-t-elle dans NewScientist. Ainsi, si les personnes âgées mastiquent moins, leur stress pourrait augmenter suffisamment, au point d’altérer la mémoire des événements récents.
Un bon dentier et un solide paquet de chewing-gum pourraient contribuer à entretenir la mémoire à des âges avancés, voire même à faire reculer le temps de la démence, selon les travaux de chercheurs japonais dont la revue britannique NewScientist, datée de samedi, se fait l’écho. Quelques études avaient suggéré un éventuel lien entre une mauvaise mémoire et la diminution de la mastication chez les vieilles personnes édentées. Minoru Onozuka, de la Gifu University School of Medicine, a voulu en avoir le cœur net. Il s’est servi de souris qui souffrent d’un vieillissement accéléré (perte du poil, cataracte...) consécutif à des manipulations génétiques. Il a ôté les molaires de quelques-uns de ces malheureux rongeurs. Ce traitement barbare leur laissant encore le loisir de manger, mais pas de mâcher. Les...