Le dollar a fluctué dans les deux sens hier, à Beyrouth, au gré de l’évolution du mouvement de l’offre et de la demande dans un marché équilibré de lui-même et souvent tourné vers les placements en livre libanaise. Mais après que la Banque du Liban (BDL) se fut déclarée prête à acheter le billet vert à 1 501,00 LL et à le vendre à 1 514,00 LL, il a dû clôturer selon lui au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier. Pourtant, les établissements de crédit ont continué de négocier le dollar irrégulièrement au-dessous de ce taux indicatif tantôt entre 1 503,00 et 1 504,00 LL et tantôt entre 1 504,50 et 1 505,50 LL, après un départ entre 1 502,50 et 1 503,50 LL, ont indiqué les cambistes opérant sur le marché. Toutefois, ce mouvement ne s’est pas accompagné de beaucoup d’activités, avec au total quelque sept millions de dollars échangés par les banques de la place à l’achat et à la vente sans aucune intervention de la BDL. Nouvel accès de faiblesse de l’euro À l’étranger, l’euro a subi hier de nouvelles pressions sur les marchés des changes internationaux qui l’ont fait reculer jusqu’à un nouveau plus bas historique contre le yen toujours dopé par le rapatriement de capitaux nippons à l’approche de la fin de l’année fiscale au Japon. La devise européenne a également perdu du terrain face au billet vert se négociant au-dessous du seuil psychologique de 0,9550 dollar, les opérateurs étant de plus en plus passifs envers la monnaie unique. La monnaie unique européenne, qui reste toujours sous le coup du statu quo monétaire décidé jeudi dernier par la Banque centrale européenne (BCE), a été affectée hier par l’annonce d’une forte hausse de la productivité américaine sans inflation ainsi que par l’annonce d’une production industrielle allemande moins forte que prévu. Elle n’avait même pas réagi plus tôt à la publication des prix à la production dans la zone euro, en hausse de 0,6 % en janvier par rapport à décembre, conformes aux prévisions des analystes. L’euro a donc subi hier les effets de la bonne santé de l’économie américaine avec comme corollaire une nette augmentation de la productivité aux États-Unis de 6,4 % au quatrième trimestre 1999 contre 5,00 % en première estimation, alors que le coût unitaire du travail a diminué de 2,5 % au lieu de 1,00 %, ce qui tend à prouver que l’inflation reste maîtrisée sans toutefois écarter un éventuel relèvement des taux d’intérêt par la Réserve fédérale (Fed) lors de sa réunion le 21 mars prochain. Ces bons chiffres américains, qui contrastent avec les chiffres mitigés en provenance de l’Allemagne, la première économie de la zone euro, dont la production industrielle a augmenté de seulement 0,5 % en janvier tandis que le commerce de gros enregistrait une baisse de 3,9 % pendant la même période, sont venus donc soutenir le dollar contre l’euro. Toutefois, la chute de Wall Street hier a rendu le marché du billet vert un peu nerveux, profitant par cela au yen et dans une moindre mesure au sterling. Cela d’autant que le marché n’attend pas de hausse des taux d’intérêt de la Banque d’Angleterre à l’issue de la réunion de son comité de politique monétaire demain. Compte tenu de toutes ces considérations, le dollar s’est négocié à New York sur un ton mitigé, comme suit : – 0,9565 pour un euro contre 0,9587, la veille – 1,5775 pour un sterling contre 1,5750 – 2,0450 DM contre 2,0401 – 6,8580 FF contre 6,8425 – 1,6795 FS contre 1,6770 – 2 024,35 lires contre 2 019,70 – 106,15 yens contre 107,55. Bourse de Beyrouth : soutenue par Solidere À la Bourse de Beyrouth, la tendance a été partagée avec, d’un côté la poursuite de la hausse des actions Solidere des deux catégories A et B de 7 1/4 et de 7 1/8 dollars respectivement à 7 3/8 dollars, et d’un autre côté la rechute de l’action C de la Banque libanaise pour le Commerce (BLC) de 9 3/8 à 9,00 dollars, dans un marché autrement stationnaire sur le restant de la cote. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a augmenté de 0,15 % à 71,21 points, tandis que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires a reperdu 0,75 % à 161,59 points. Ce mouvement s’est déroulé hier dans un volume d’affaires plus étoffé que la veille grâce aux actions A de Solidere qui ont représenté à elles seules 98,7 % de toute la cote avec 51 381 actions des 52 057 actions négociées d’une valeur globale de 383 920 dollars des 384 464 dollars l’ensemble du volume de toute la cote. Volatilité de Wall Street Sur les places boursières internationales, l’indice composite de la Bourse électronique Nasdaq à New York a franchi hier pour la première fois de son histoire le cap psychologique des 5 000 points peu après l’ouverture, affichant par cela une progression vertigineuse grâce aux valeurs de la «nouvelle économie». Sur un an, cet indice, qui regroupe plus de 5 000 valeurs des secteurs de la technologie et de la biotechnologie, des télécommunications et de l’Internet, a plus que doublé. Il a gagné plus de 22 % depuis le début de l’année. Cette santé du Nasdaq semblait hier insolente en comparaison avec la faiblesse de l’autre indice vedette de Wall Street, le Dow Jones des industrielles (DJIA), qui a abandonné largement du terrain en repassant sous le seuil psychologique des 10 000 points. Le DJIA a été tiré à la baisse hier par Procter & Gamble, l’une de ses trente composantes, qui a perdu 30 % après avoir annoncé des prévisions de résultats en baisse sur l’exercice fiscal (clos en juin) dont les bénéfices seront de l’ordre de 7 % au lieu des 13 % initialement prévus. Les déboires de ce géant mondial des lessives, savons et autres détergents semblent illustrer la dichotomie désormais patente entre valeurs de la «veille économie», comme Procter & Gamble, et celles de la «nouvelle économie», cotées sur le Nasdaq. Pourtant, le DJIA, qui avait ouvert en hausse sur de bons chiffres de la productivité américaine et des coûts du travail au quatrième trimestre 1999, n’a pas tardé à partir en piqué après l’annonce de Procter & Gamble. Il a ainsi nerveusement oscillé entre un plus haut à 10 229,14 points et un plus bas à 9 832,02 points, avant d’afficher en préclôture 9 899,12 points, en forte baisse de 271,38 points sur la veille. Les Bourses européennes en baisse à l’exception de Francfort Entraînées par la forte baisse du Dow Jones, les Bourses européennes ont clôturé pour la plupart en repli, en dépit du soutien apporté par l’anticipation du mariage géant entre Dresdner Bank et Deutsche Bank. L’indice Eurotop 300 a perdu 0,63 % et l’Euro Stoxx 50 0,70 %. La Bourse de Paris a lâché 1,59 %, Londres 1,54 %, les valeurs suisses 0,53 %, Amsterdam 0,44 %, Milan 2,27 %, Madrid 1,17% et Bruxelles 1,33 %. Seule Francfort a gagné 1,12 %, portée par Deutsche et Dresdner. «Je trouve très encourageante l’activité autour des financières même si c’est du fait de Deutsche/Dresdner», a noté Matt Dennis, d’ABN Amro Bank à Londres. Les services publics, les chimiques, les industries de base, la distribution et les automobiles ont été les compartiments les plus touchés. Tokyo : en hausse La Bourse de Tokyo a clôturé en hausse de 0,7 % mardi sur les achats de dernière minute, avec Mitsubishi Motors progressant fortement à la suite de l’annonce de pourparlers avec Daimler Chrysler, selon les opérateurs. L’indice Nikkei a progressé de 147,89 points à 19 944,24 à la clôture. L’indice élargi Topix a gagné pour sa part 15,7 points, à 1 665,53. Le volume des échanges s’est élevé à 697 millions d’actions, contre 673,6 millions la veille. La hausse est due au rebond du secteur de la haute technologie, qui a touché particulièrement le titre Soft Bank, et qui a porté le Nikkei jusqu’aux 19 944,24 points, après trois jours de baisse consécutifs. Les performances avaient été moins brillantes dans la matinée, un certain nombre de sociétés vendant leurs titres pour améliorer leurs bénéfices en vue de la présentation des bilans de l’année comptable, qui se termine le 31 mars. «Les liquidations de titres dans la perspective du terme de l’année comptable ont constitué un facteur majeur du marché national», a commenté Kazue Mayuzumi, expert chez Nikko Securities. Toutefois les chasses aux bonnes affaires et les étonnantes performances de Mitsubishi ont inversé la tendance. Mitsubishi Motors a gagné 80 yens (+24,0 %), à 413, après que le quotidien économique Nihon Keizai eut annoncé que DaimlerChrysler cherchait à prendre une participation de 30 % dans Mitsubishi. Les deux sociétés ont refusé de confirmer la nouvelle, mais cela n’a pas empêché les ordres d’achat de titres Mitsubishi d’affluer, au point d’entraîner une suspension de la cotation de l’action pendant la plus grande partie de la séance. «Personne n’était désireux de vendre du Mitsubishi après la publication de cette information, a commenté Koichi Kawata, de chez Yamatane Securities, le fait que Mitsubishi Motors pourrait devenir une partie du troisième constructeur automobile mondial a eu un grand impact sur le marché». Toyota Motor a pour sa part gagné 180 yens (+4,2 %), à 4 520 yens, après avoir annoncé la veille qu’elle prendrait une participation de 5 % dans Yamaha Motor. Softbank Corp. a gagné 18 000 yens (+15,4 %), 135 000 yens, après avoir plongé de 15 % lundi.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le dollar a fluctué dans les deux sens hier, à Beyrouth, au gré de l’évolution du mouvement de l’offre et de la demande dans un marché équilibré de lui-même et souvent tourné vers les placements en livre libanaise. Mais après que la Banque du Liban (BDL) se fut déclarée prête à acheter le billet vert à 1 501,00 LL et à le vendre à 1 514,00 LL, il a dû clôturer selon lui au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier. Pourtant, les établissements de crédit ont continué de négocier le dollar irrégulièrement au-dessous de ce taux indicatif tantôt entre 1 503,00 et 1 504,00 LL et tantôt entre 1 504,50 et 1 505,50 LL, après un départ entre 1 502,50 et 1 503,50 LL, ont indiqué les cambistes opérant sur le marché. Toutefois, ce mouvement ne s’est pas accompagné de...