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Actualités - Chronologie

Expositions(photos)

C’est un univers hors du temps, empreint d’une indolence tout orientale, que représente Mona Trad Dabaji dans ses tableaux. Des sortes de «fenêtres sur cour» qui donnent sur des intérieurs de femmes de la Békaa. Celles-ci sont représentées soit en mater familias, – petit fichu blanc sur la tête et robe à fleur –, préparant le café turc, fumant le narguilé, ou martelant la «kebbé» dans le «jurn» (mortier), soit en odalisques nues, alanguies sur fond de kilim, derrière les barreaux – en vrai – fer forgé que s’amuse à appliquer l’artiste sur les cadres de fenêtres à volets qui servent justement de cadres à certaines de ses toiles. Outre cette petite fantaisie, la pureté des lignes, la modération des couleurs, du dessin et de l’ornementation, enveloppent ces tableaux «orientalisants» d’une touche occidentale. Jusqu’au 18 mars. Fateh Moudaress à la galerie Agial Les «cahiers de dessins» de Fateh Moudaress, le plus important peintre syrien, décédé il y a juste un an, font pour la première fois l’objet d’une exposition à la galerie Agial (rue Abdel Aziz). Cet artiste, réputé surtout pour ses huiles, a laissé des dessins qui témoignent d’un coup de crayon d’une rare maîtrise. Les 54 tableaux que présente Agial jusqu’au 18 mars offrent une sorte de rétrospective-éclairage (1960-1998) des points forts de l’œuvre de Moudaress : subtilité du trait et des couleurs qui créent des effets de volume, des impressions de profondeur, des perspectives... À main levée, en deux lignes et trois coups de pinceau, l’artiste dessine des scènes où les silhouettes et nus féminins sont omniprésents. D’autres qui portent la marque du surréalisme de ses débuts. Et, d’autres encore celles de son style propre. Car cet ami de Maroun Abboud, Alberto Moravia et Jean-Paul Sartre s’était justement distingué par sa liberté de création. Une touche singulière qui lui a valu de nombreuses distinctions (entres autres : médaille d’or du Sénat, Italie en 1962; médaille d’honneur, Biennale de Sao Paolo en 1963, Décoration de l’État jordanien en 1992; prix du Jury à la Biennale du Caire en 1993) et dernièrement une rétrospective à l’Institut du monde arabe à Paris.
C’est un univers hors du temps, empreint d’une indolence tout orientale, que représente Mona Trad Dabaji dans ses tableaux. Des sortes de «fenêtres sur cour» qui donnent sur des intérieurs de femmes de la Békaa. Celles-ci sont représentées soit en mater familias, – petit fichu blanc sur la tête et robe à fleur –, préparant le café turc, fumant le narguilé, ou martelant la «kebbé» dans le «jurn» (mortier), soit en odalisques nues, alanguies sur fond de kilim, derrière les barreaux – en vrai – fer forgé que s’amuse à appliquer l’artiste sur les cadres de fenêtres à volets qui servent justement de cadres à certaines de ses toiles. Outre cette petite fantaisie, la pureté des lignes, la modération des couleurs, du dessin et de l’ornementation, enveloppent ces tableaux «orientalisants» d’une...