Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Cyclisme - Paris-Nice Insatiable Jaan Kirsipuu

Seize jours de course, six victoires : tel est le bilan flatteur du début de saison de l’Estonien Jaan Kirsipuu, le sprinteur de la formation AG2r-decathlon, après sa victoire lundi dans la deuxième étape de Paris-Nice. Les dix secondes de bonification ont en outre permis au lauréat du jour de délester Laurent Brochard de son maillot blanc de leader. À vrai dire, cette étape de 201 km, disputée sous un soleil omniprésent, était la seule cette semaine promise aux sprinteurs. Aussi, après une progression plutôt calme, les derniers kilomètres n’étaient pas sans rappeler la lutte furieuse des étapes de plaine du Tour de France quand toutes les équipes tentent de placer au mieux leur bolide. À coups de coude et à une vitesse toujours plus rapide, l’approche de la ligne d’arrivée à Nevers a donné lieu à une belle empoignade entre six équipes, au point d’inciter le Belge Tom Steels (Mapei-Quick Step) de lever le pied à deux kilomètres de la ligne. «La course n’a pas été assez dure et sur la fin, il y avait trop de “cow-boys” à se mêler au travail habituel des équipes de sprinteurs. La saison est longue et je ne vois pas l’intérêt de prendre des risques inconsidérés au début mars. Je n’ai donc pas disputé le sprint». Bien lui en prit, une chute très sévère dans le dernier kilomètre jetant à terre une dizaine de coureurs dont le Français Christophe Moreau (plaie au cuir chevelu) semblait le plus touché. Parmi les victimes, figuraient également les Français Damien Nazon (Bonjour), Stéphane Barthe (AG2r), Emmanuel Magnien (Française des Jeux), le Belge Axel Merckx (Mapei-Quick Step) et le Néerlandais Erik Dekker (Rabobank), dont les blessures étaient superficielles. Kirsipuu rêve de classiques Une vingtaine de coureurs profitaient de la chute pour prendre les devants et dans les derniers mètres, Jaan Kirsipuu n’avait aucune peine à «sauter» sur la ligne l’Allemand Danilo Hondo (Telekom) et l’Australien Stuart O’Grady (Crédit Agricole). Le jeune Jean-Patrick Nazon, qui avait battu Kirsipuu à deux reprises dans l’Etoile de Bessèges, était déçu de sa quatrième place. «Il m’a manqué Emmanuel Magnien dans les derniers mètres, et je suis resté enfermé au point d’avoir accompli les cent derniers mètres en roue libre». Jaan Kirsipuu, sans doute habitué des honneurs nivernais pour s’y être déjà imposé il y a un an, est resté sobre dans la manifestation de sa joie et a rapidement précisé qu’il ne voulait pas battre en 2000 un record de victoires. Il en avait comptabilisé 18 en 1999. «Je sens que j’ai encore progressé depuis le Tour de France, où j’avais porté le maillot jaune pendant une semaine et je veux en profiter pour remporter enfin une classique de Coupe du monde. Je pense avoir de grandes chances dans Paris-Roubaix et même dans le Tour des Flandres». Il en est convaincu depuis le Het Volk fin février en Belgique lorsqu’il avait réussi à revenir en solitaire sur un groupe de 14 échappés qui avait une trentaine de secondes d’avance. «C’est évident, Jaan a pris du coffre, se félicite son directeur sportif Vincent Lavenu, et je suis certain qu’il a une grande classique dans les jambes depuis la saison dernière. En mars 1999, il avait beaucoup hésité à disputer Milan-San Remo. Cette fois, c’est sûr, il y sera». La classique italienne ouvrira la Coupe du monde le 18 mars prochain et Jaan Kirsipuu fera de toute façon partie des favoris. «Généralement, je m’ennuie beaucoup dans les courses longues où il ne se passe rien. C’est le cas dans cette course pendant 260 kilomètres mais dorénavant, j’ai moins peur des deux principales difficultés, la Cipressa et le Poggio. On verra bien». Ses adversaire auront quand même intérêt à s’en débarrasser avant la Via Roma... En attendant, il a un maillot blanc a défendre cette semaine, tâche qui sera délicate, mardi 7 mars, dans la troisième étape Nevers-Belleville, qui empruntera les routes rugueuses du Beaujolais dans le final.
Seize jours de course, six victoires : tel est le bilan flatteur du début de saison de l’Estonien Jaan Kirsipuu, le sprinteur de la formation AG2r-decathlon, après sa victoire lundi dans la deuxième étape de Paris-Nice. Les dix secondes de bonification ont en outre permis au lauréat du jour de délester Laurent Brochard de son maillot blanc de leader. À vrai dire, cette étape de 201 km, disputée sous un soleil omniprésent, était la seule cette semaine promise aux sprinteurs. Aussi, après une progression plutôt calme, les derniers kilomètres n’étaient pas sans rappeler la lutte furieuse des étapes de plaine du Tour de France quand toutes les équipes tentent de placer au mieux leur bolide. À coups de coude et à une vitesse toujours plus rapide, l’approche de la ligne d’arrivée à Nevers a donné lieu à une...