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Actualités - Opinion

Arrêt sur image Cable Guy

J’ai rencontré des téléspectateurs heureux! Oui, des téléspectateurs heureux, cela existe. Le soir venu, ils s’installent devant leur poste et se retrouvent projetés ailleurs... là où le dollar n’est pas adoré comme le veau d’or, là où les 4x4 ne sont pas seulement l’image d’un «m’as-tu vu» viscéral, là où l’on ne se noie pas dans... un verre d’eau, là où le mètre carré construit ne se vend pas presqu’aussi cher qu’à Manhattan et j’en passe. Cette évasion salutaire, cette bouffée d’oxygène qui nous permettent d’oublier le niveau de plus en plus «tiers-mondiste» de nos émissions télévisées, nous les devons aux chaînes câblées qui nous branchent sur cet ailleurs plus policé. Or voilà que l’asphyxie nous guette. Et pour le claustro que je suis, la perspective n’est guère rassurante. Il ne s’agit, ni plus ni moins, que de nous couper le «cordon ombilical». Plus de câble, plus d’ailleurs! Il paraît que sur le marché local il existe des exploitants malhonnêtes qui souscrivent des abonnements d’une manière illicite. Rien ne m’étonne plus. L’adieu au câble, c’est revenir à la légalité en sauvegardant la propriété intellectuelle des dépositaires. D’accord! Mais, alors, nos téléspectateurs heureux se retrouveront dans la même situation que tous ceux qui vivent dans des régimes rétrogrades où sévit la répression intellectuelle et où l’ignorance règne souverainement. Voilà ce qui nous guette à cause de la cupidité de quelques rapaces. Si cela devait nous arriver, je n’hésiterais pas à demander l’asile politique au Zimbabwe: là-bas, au moins, ils ont le câble! P.S.: Cable Guy, film de Ben Stiller avec Jim Carrey et Matthew Broderick.
J’ai rencontré des téléspectateurs heureux! Oui, des téléspectateurs heureux, cela existe. Le soir venu, ils s’installent devant leur poste et se retrouvent projetés ailleurs... là où le dollar n’est pas adoré comme le veau d’or, là où les 4x4 ne sont pas seulement l’image d’un «m’as-tu vu» viscéral, là où l’on ne se noie pas dans... un verre d’eau, là où le mètre carré construit ne se vend pas presqu’aussi cher qu’à Manhattan et j’en passe. Cette évasion salutaire, cette bouffée d’oxygène qui nous permettent d’oublier le niveau de plus en plus «tiers-mondiste» de nos émissions télévisées, nous les devons aux chaînes câblées qui nous branchent sur cet ailleurs plus policé. Or voilà que l’asphyxie nous guette. Et pour le claustro que je suis, la perspective n’est guère...