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Actualités - Chronologie

La physionomie des marchés Beyrouth : c'est le calme plat

C’est le calme plat qui a régné hier sur le marché des changes de Beyrouth souffrant aussi bien de la nette contraction de la demande que de l’offre en devises étrangères. Les opérateurs, évitant de placer le dollar au-dessous du point inférieur d’intervention de la Banque du Liban (BDL), l’ont fait donc maintenir toute la journée tout près du bas de cette fourchette d’intervention de la BDL, soit entre 1 501,00 et 1 514,00 LL. C’est dans ce contexte que le billet vert continuait à être fixé par la BDL au taux moyen indicatif de 1507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier, pendant qu’il se négociait pratiquement dans les échanges interbancaires entre 1 501,00 et 1 502,00 LL en l’absence d’intérêt à l’achat en dehors des besoins courants de la clientèle privée. En effet, l’activité du marché a été réduite hier à quelque trois millions de dollars traités par les banques de la place à l’achat et à la vente sans aucune intervention de la BDL, indique-t-on dans les milieux cambistes. Hausse du yen et accès de faiblesse du dollar À l’étranger, les marchés internationaux des changes ont été plus intéressés hier par les avancées du yen face à l’ensemble des devises, faisant fi de l’évolution du rapport euro/dollar, attendant toutefois les résultats de la réunion aujourd’hui du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) sans trop croire à un nouveau resserrement de sa politique monétaire. Le yen a été donc vraisemblablement soutenu par les performances de la Bourse de Tokyo mais surtout par les rapatriements de capitaux nippons de l’étranger avant la fin de l’année fiscale au Japon fin mars. Quoi qu’il en soit, les cambistes se sont montrés d’une manière générale occupés à acheter du yen, après les bons scores de l’indice Nikkei à Tokyo dès le début de cette semaine, à un moment où des investisseurs japonais rapatrient leurs fonds de l’étranger pour investir au Japon durant cette période. Bien qu’il soit difficile d’expliquer cette hausse du yen par des raisons objectives, alors que l’économie japonaise montre toujours des signes de faiblesse, il n’en demeure pas moins que le dollar est retombé hier au-dessous du seuil des 107,00 yens pour la première fois depuis plus d’un mois. Cela étant, le billet vert a éprouvé beaucoup de peine à se maintenir face aux autres monnaies européennes. Il n’a guère bénéficié hier de l’annonce d’une hausse de l’indice des prix des directeurs d’achats aux États-Unis (NAPM) de 72,6 points en janvier à 74,1 points le mois dernier, à un rythme largement supérieur à la hausse de l’indice d’activité NAPM de 56,6 à 56,9 points pendant la même période, reflétant une certaine relance des tensions inflationnistes. Cela d’autant qu’on apprenait que l’indice du coût de la construction aux États-Unis a rebondi de 2,7 % en janvier après une hausse de 2,1 % en décembre. De ce fait, l’euro et le sterling ne tardaient pas à renouer avec la hausse face au dollar sans que ce mouvement indiquait un changement de tendance. Il a été tout simplement qualifié par les cambistes de réactions psychologiques du marché à la veille de la publication demain des chiffres de l’emploi américain en février qui sont censés déterminer aussi bien la tendance de Wall Street que du billet vert. Dans cette attente, le dollar s’est négocié sur un ton faible, à New York, comme suit : – 0,9750 pour un euro contre 0,9640, la veille – 1,5865 pour un sterling contre 1,5790 – 2,0060 DM contre 2,0290 – 6,7280 FF contre 6,8045 – 1,6490 FS contre 1,6655 – 1 985,95 lires contre 2 008,60 – 107,10 yens contre 110,25. Bourse de Beyrouth : nouvelle baisse de Solidere A Sur le marché libanais des valeurs mobilières, la Bourse de Beyrouth s’est davantage ressentie hier de la nouvelle baisse des actions A de Solidere de 6 7/8 à 6 3/4 dollars dans un marché autrement stable sur le restant de la cote. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées est redescendu à 71,54 points en baisse de 0,15 % sur la veille, alors que l’indice partiel des valeurs bancaires se maintenait toujours à 166,05 points. Ce mouvement s’est produit, comme chaque jour, dans un marché dépourvu d’activité avec au total 41 703 actions échangées d’une valeur de 161 081 dollars. Volatilité de Wall Street Sur les places boursières internationales, des contrastes ont marqué hier l’évolution de Wall Street avec la poursuite de la hausse des valeurs de la haute technologie composant l’indice Nasdaq de la Bourse électronique d’un côté, et la baisse des valeurs traditionnelles de l’indice Dow Jones des industrielles d’un autre côté. Ce mouvement s’est produit hier après la publication de statistiques américaines laissant craindre une relance de l’inflation aux États-Unis à la veille des chiffres sur le chômage en février devant paraître demain. En effet, nombre d’opérateurs boursiers ont estimé hier devoir engranger les gains que leur procure la récente hausse des valeurs industrielles qui avaient enflammé le Dow Jones ces deux derniers jours, pendant que d’autres valeurs, comme les semi-conducteurs, les biotechniques et les constructeurs d’ordinateurs devenaient de plus en plus irrégulières. Mais après que plusieurs investisseurs eurent préféré prendre sélectivement leurs bénéfices sur les locomotives de la cote américaine aussi bien dans le secteur des industrielles et des cycliques que dans celui de la haute technologie, l’indice Nasdaq continuait à être soutenu alors que le Dow Jones des vedettes industrielles fluctuait irrégulièrement entre un plus haut à 10 179,19 points et un plus bas à 10 084,50 points, avant d’afficher en préclôture 10 134,94 points, réduisant sa hausse à 6,63 points sur la veille, dans un marché très volatil. Poursuite de la hausse des Bourses européennes Les Bourses européennes ont clôturé en hausse mercredi, soutenues par les technologiques, les médias et les télécoms. Les déboires du Dow Jones, qui perdait environ 0,20 % au moment de la fermeture des places européennes, ne les ont pas perturbées outre mesure. Le Dow s’est montré très irrégulier depuis le début de la séance, tandis que le Nasdaq a continué sa hausse imperturbablement. Le rapport de l’Association nationale des directeurs d’achat (NAPM) en février a fait ressortir une croissance de l’activité industrielle américaine pour le 13e mois consécutif, à un rythme plus soutenu qu’en janvier. «Le Nasdaq ne montre aucun signe de faiblesse pour l’instant. On progresse donc sur tous les fronts, même s’il ne s’agit pas de hausses très prononcées», a remarqué Philip Buchli, de Bank Julius Baer & Co. à Londres. L’indice Euro Stoxx 50 des valeurs vedettes de la zone euro a avancé de 1,01 % et l’Eurotop 300, paneuropéen, a gagné 0,89 %. La Bourse de Paris a gagné 1,06 %, Londres 2,12 %, Francfort 1,09 %, Amsterdam 0,66 %, Bruxelles 0,36 %, les valeurs suisses 0,71 %, Madrid 0,37 % et Milan 0,55 %. Le secteur de la distribution, affaibli en matinée, s’est repris dans l’après-midi, Marks & Spencer s’adjugeant 16,48 % sur de vagues rumeurs de rachat. La vedette du jour a été le groupe médial anglo-norvégien Nycomed Amersham qui s’est envolé de 32,14 %. Le groupe a annoncé une amélioration de ses résultats au second semestre et un projet de cotation de sa division de sciences de la vie, dont 45 % sont détenus par Pharmacia & Upjohn, groupe pharmaceutique suédo-américain en cours de fusion avec Monsanto. L’agence mondiale de presse et d’informations Reuters s’est octroyée 8,4 % à la faveur d’un bond de 20 % de sa filiale Tibco sur le Nasdaq. Toujours dans la «Sainte-Trinité» de la nouvelle économie (technologie-médias-télécoms), le concepteur britannique de logiciels Misys s’est adjugé 16,84 %, le fournisseur finlandais de services de transmission de données Tietoenator a bondi de 10,1 %, le groupe suédois de technologies de l’information Icon Medialab a gagné 9,6 % et le groupe britannique de communications de données Colt Telecom a pris 12,89 %. Cap Gemini a poursuivi son ascension sur le rachat d’Ernst & Young Consulting, mais a abandonné la plus grande partie de ses gains de début de séance pour finir en hausse de 2,87 %. Les valeurs de la «vieille économie» – telles que les chimiques, les bancaires et les produits de base – ont à nouveau accusé le coup, tandis que les automobiles se sont retournées en baisse. Aux bancaires, Lloyds TSB a perdu 2,83 %, HSBC Holdings 2,3 % et le CCF 2,7 %. Deux fabricants britanniques de cigarettes – Imperial Tobacco et Gallaher – ont gagné chacun 7,5 % à la faveur de la hausse des résultats annuels de Gallaher, qui a annoncé des projets d’expansion à l’étranger. Tokyo : le Nikkei à plus de 20 000 points La Bourse de Tokyo a terminé mercredi en hausse de 0,6 %, encouragée par la progression des valeurs de haute technologie et la bonne orientation du Nasdaq américain. L’indice de référence Nikkei 225 a gagné 122,15 points à 20 081,67. L’indice avait terminé au-dessus des 20 000 points le 9 février pour la première fois depuis le 31 juillet 1997. La reprise a été menée par des valeurs high-tech après la clôture-record du Nasdaq mardi soir de 118,84 points à 4 969,69. Kazunori Jinnai, analyste senior à Daiwa Securities SB Capital Markets, a indiqué que les investisseurs «continuaient à être optimistes sur les valeurs high-tech, particulièrement sur Sony». L’indice élargi Topix a progressé de 6,30 points à 1 725,24, avec 821 millions d’actions changeant de mains contre 710,3 millions mardi. Selon les opérateurs, le Nasdaq donne bien davantage le ton, pour les valeurs japonaises, que le DJIA qui n’a gagné mardi que 89,66 points à 10 128,31. «Tout effet négatif d’une éventuelle baisse du Dow aura nécessairement peu d’impact tant que le Nasdaq continuera à monter», a estimé Tetsuya Ishijima, stratège à Okasan Securities. Sony a terminé en hausse de 100 yens, soit 0,3 %, à 32 600 yens, poursuivant sa reprise avant le lancement samedi de la nouvelle console de jeux PlayStation 2. Sony avait grimpé de 33 900 yens avant que des prises de bénéfices, dans l’après-midi, ne viennent éroder ses gains. «Des prises de bénéfices ont pesé sur des valeurs très hautes comme Softbank, NTT Data, Sony et NTT DoCoMo», a indiqué M. Ishijima. Softbank Corp., investisseur dans l’Internet, a perdu 4 000 yens, soit 2,5 % à 156 000 yens. La compagnie de téléphone mobile NTT DoCoMo Inc. a perdu 30 000 yens, soit 0,7 % à 4,4 millions, la compagnie d’ordinateurs NTT Data Corp. a perdu 20 000, soit 1 % à 1,97 million.
C’est le calme plat qui a régné hier sur le marché des changes de Beyrouth souffrant aussi bien de la nette contraction de la demande que de l’offre en devises étrangères. Les opérateurs, évitant de placer le dollar au-dessous du point inférieur d’intervention de la Banque du Liban (BDL), l’ont fait donc maintenir toute la journée tout près du bas de cette fourchette d’intervention de la BDL, soit entre 1 501,00 et 1 514,00 LL. C’est dans ce contexte que le billet vert continuait à être fixé par la BDL au taux moyen indicatif de 1507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier, pendant qu’il se négociait pratiquement dans les échanges interbancaires entre 1 501,00 et 1 502,00 LL en l’absence d’intérêt à l’achat en dehors des besoins courants de la clientèle privée. En effet, l’activité du marché...