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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : activité toujours réduite

Le dollar est resté confiné dans une marge très étroite et tout près du bas de la fourchette d’intervention de la Banque du Liban (BDL), à Beyrouth, sur un marché des changes initialement «vendeur» mais dépourvu d’activité. Ainsi, après que la BDL se fut déclarée prête à l’acheter à 1 501,00 LL et à le vendre à 1 514,00 LL, le billet vert a dû finalement se maintenir au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier. Toutefois, les établissements de crédit ont continué de le négocier effectivement au point inférieur de cette fourchette, entre 1 501,00 et 1 502,00 LL, en l’absence d’initiatives aussi bien à la demande qu’à l’offre. En effet, le volume d’affaires de la journée d’hier n’aurait pas dépassé quelque cinq millions de dollars, comme la veille, entièrement échangés par les banques de la place à l’achat et à la vente, sans aucune intervention de la BDL. L’euro reste plombé sous le seuil de 0,97 dollar À l’étranger, l’euro s’est de nouveau replié hier sur des marchés internationaux des changes devenus sceptiques après les déboires de la monnaie unique ces derniers jours, pendant que la livre sterling était sous pression après des commentaires du gouverneur de la Banque d’Angleterre. Selon les analystes de marchés, il y a lieu de donner toute une série d’explications à la baisse de l’euro, mais aucune n’est convaincante selon eux, estimant que la monnaie unique a tout simplement perdu sa raison objective et réagit désormais au sentiment. À cet égard, le marché a été douché par les événements des derniers jours et restait très nerveux, ajoute-t-on dans ces mêmes milieux. Il est à rappeler que l’euro avait brutalement plongé la veille à un nouveau plus bas historique à 0,9390 dollar, perdant 3,7 % de sa valeur face au billet vert, soit sa plus forte chute en une journée depuis son lancement en janvier 1999. Pourtant, la monnaie européenne s’était légèrement reprise hier dans la matinée, montant jusqu’à 0,9870 dollar, en raison de rumeurs d’achat d’euros par la Bundesbank et la Banque centrale européenne (BCE) – d’ailleurs non commentées par ces dernières. L’euro s’est replié par la suite sous le seuil de 0,97 dollar. Ni les chiffres du nombre de demandeurs d’emplois en France, en baisse de 0,7 % en janvier à 10,5 % de la population active contre 10,6 % en décembre, ni la forte inflation dans la zone euro (+ 2 % en janvier 2000), ne sont venus en aide à l’euro. La plupart des analystes estimaient qu’une intervention de la BCE était improbable. Et d’ajouter qu’elle ne devrait pas intervenir à moins d’être absolument sûre des effets de cette intervention. Pour ce qui est de la livre sterling, elle a souffert des commentaires du gouverneur de la Banque d’Angleterre, Eddie George, devant la commission financière du Parlement, estimant que le niveau actuel de la livre était trop élevé. Ces commentaires sont venus s’ajouter à ceux d’autres membres du comité de politique monétaire de la Banque d’Angleterre, confirmant les anticipations du marché d’une pause de la politique monétaire au mois de mars au lieu de la hausse des taux attendue jusqu’à présent. Cela d’autant que le marché apprenait que la masse monétaire britannique (M4) a baissé de 0,4 % en données corrigées des variations saisonnières en janvier par rapport à décembre, excluant toute perspective de hausse des taux d’intérêt britanniques. Quant à la devise nippone, elle est parvenue finalement à repousser le dollar sous le seuil psychologique des 110,00 yens, après avoir souffert dans la matinée de chiffres sur la production industrielle au Japon plus faible que prévu (+0,9 % au lieu de 3 % attendu). Compte tenu de toutes ces considérations, le dollar s’est négocié à New York sur un ton soutenu face à toutes les autres grandes monnaies, comme suit : – 0,9665 pour un euro contre 0,9720, la veille – 1,5785 pour un sterling contre 1,5960 – 2,0235 DM contre 2,0130 – 6,7870 FF contre 6,7505 – 1,6610 FS contre 1,6540 – 2 003,40 lires contre 1 992,65 – 110,05 yens contre 109,55. Bourse de Beyrouth : tendance mitigée À la Bourse de Beyrouth, la tendance a été partagée hier entre la poursuite de la baisse des actions B de Solidere de 7 1/8 à 7,00 dollars et la légère hausse des actions C de la Byblos Bank de 2 1/16 à 2 1/8 dollars, dans un marché autrement stationnaire sur le restant de la cote. C’est ainsi que l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a reperdu 0,08 % à 71,65 points, alors que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires s’est adjugé un gain de 0,12 % à 166,05 points. Ce phénomène s’est déroulé encore une fois dans un marché étiolé avec au total quelque 34 020 actions négociées d’une valeur de 104 759 dollars. Wall Street : poursuite de la hausse Sur les places boursières internationales, Wall Street continuait à avoir le vent en poupe, soutenue aussi bien par les valeurs dites traditionnelles du Dow Jones que celles de la haute technologie largement représentées sur le Nasdaq, le restant de la cote profitant d’une chasse aux bonnes affaires après les liquidations des dernières semaines. Selon les experts, nombre d’opérateurs se sont débarrassés dès le début de cette semaine des inquiétudes sur l’évolution des taux d’intérêt aux États-Unis en l’absence de vraies pressions inflationnistes. Ce sentiment a été renforcé hier par l’annonce par le Conference Board que son indice mensuel mesurant la confiance des consommateurs a diminué de 2,9 points le mois dernier à 141,80 points contre 144,70 points en janvier, témoignant de l’absence de surchauffe économique. Cela étant, l’ensemble de la cote américaine était orienté à la hausse, surtout l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles qui a rebondi d’un plus bas à 10 029,96 points à un plus haut à 10 166,51 points, avant d’afficher en préclôture 10 162,35 points, en nouvelle hausse de 123,70 points sur la veille. Les Bourses européennes soutenues par Wall Street Les marchés d’actions européens ont terminé pour la plupart en vive hausse mardi, soutenus par le rebond de Wall Street en matinée, les valeurs de la «vieille économie» dans le pétrole, l’automobile, la banque et la distribution étant particulièrement prisées des investisseurs. L’indice CAC 40 de la Bourse de Paris a terminé sur un gain de 1,45 %, tandis que le FTSE 100 de la Bourse de Londres gagnait 2,18 % et que le Dax allemand s’adjugeait 0,76 %. Madrid a gagné 0,95 %, Milan 1,41 %, Amsterdam 1,49 %, Bruxelles 0,68 % et Helsinki 0,8 %. Seule Zurich a cédé 0,11 %. Les indices multipays reflétaient la tendance générale. L’indice Eurotop 300, paneuropéen s’est apprécié de 1,32 %, tandis que l’Eurostoxx50, limité à la zone euro, gagnait 1,1 %. À la distribution, le spécialiste français de l’hypermarché Carrefour a poursuivi son rattrapage et s’est adjugé 5 %. Sa hausse du jour est due, il est vrai, à l’annonce de projets dans la «nouvelle économie» avec la création d’une société d’approvisionnement par Internet, GlobalNetXchange, en coopération avec les américains Oracle et Sears Roebuck. Ses concurrents néerlandais Ahold et français Casino se sont respectivement adjugés 10,64 % et 2,73 %, tandis qu’à Londres, Tesco gagnait 2,52 % et Great Universal Stores 5,12 %. Le début du Salon automobile de Genève a mis les valeurs automobiles sous les feux de la rampe. DaimlerChrysler a terminé sur un gain de 3,86 % à 70 euros après avoir publié des résultats records lundi. Son concurrent bavarois BMW affichait une hausse de 2,11 % à 26,66 euros, après avoir annoncé une hausse de plus de 8 % de ses ventes de véhicules au cours des deux premiers mois de 2000. En revanche, Volkswagen a baissé de 1,78 %, à 41,45 euros. À Paris, Renault a gagné 4,28 %, tandis que Fiat engrangeait 0,6 % à Milan. Aux bancaires, les Britanniques se sont particulièrement distinguées. Lloyds TSB a fini sur un gain de 8,43 % et Barclays de 5,6 %. Leur concurrente sino-britannique HSBC s’est de son côté adjugé 3,06 % après ses bons résultats publiés lundi, tandis que la Royal Bank of Scotland s’est appréciée de 9,5 %. Le récent gagnant de la bataille pour NatWest a bénéficié du relèvement de la recommandation du courtier Lehman Brothers à «surperformance». Les technologiques et autres opérateurs de télécoms, considérés comme liés à la «nouvelle économie», n’étaient pas pour autant délaissés. La SSII, française Cap Gemini a enregistré une hausse de 11,5 % à 286 euros, la plus forte du CAC 40, après son rachat des activités-conseils du cabinet américain Ernst & Young, une opération qui va lui permettre d’accroître ses résultats et de se renforcer aux États-Unis. À Francfort, Deutsche Telekom a gagné 1,29 % et Siemens 2,96 %. Le fabricant de composants passifs Epcos, dans lequel Siemens a conservé une participation de 12,5 %, s’est adjugé 2,14 %, à 543 euros. Tokyo : en hausse grâce à PlayStation II La Bourse de Tokyo a terminé en hausse de 1,2 % mardi, soutenue notamment par la forte demande d’actions Sony avant le lancement de la nouvelle console PlayStationII ce week-end au Japon, ont indiqué des opérateurs. L’indice Nikkei a gagné 239,42 points à 19 959,52. L’indice élargi Topix a perdu 9,50 points à 1 718,94. L’action Sony Corp. a clôturé en hausse de 1 500 yens (+4,8 %) à 32 500. Environ 686 millions d’actions ont changé de mains, hier, contre 656,4 millions, la veille. «Les actions de Sony poussent le marché vers le haut», a expliqué Kazunori Jinnai, un analyste de Daiwa SB Capital Markets. «Nous pensons que la nouvelle console de Sony sera un succès dès sa sortie samedi», a-t-il ajouté. La société Sony lance la nouvelle génération de console de jeux, PlayStationII, samedi, pour concurrencer la console Dreamcast de Sega, dont les ventes ont déçu, obligeant Sega à revenir lundi sur ses prévisions de résultats. Sega pense subir une perte nette de 44,9 milliards de yens (412 millions USD) pour l’exercice clôturant en mars, soit plus du double que la perte prévue, estimée à 19,8 milliards de yens. Le groupe Sega a pratiquement réduit de moitié ses prévisions de vente au Japon de sa Dreamcast, passant de 1,1 million à 600 000 unités sur ces six derniers mois. «Avec les révisions à la baisse de Sega, les investisseurs sont convaincus que les passionnés vont choisir la console PlayStationII plutôt que Dreamcast», selon M. Jinnai. Sony, qui a vendu 70 millions d’unités de son premier modèle PlayStation, lancé en 1995, espère vendre un million d’unités de sa nouvelle console, lors la première semaine de lancement.
Le dollar est resté confiné dans une marge très étroite et tout près du bas de la fourchette d’intervention de la Banque du Liban (BDL), à Beyrouth, sur un marché des changes initialement «vendeur» mais dépourvu d’activité. Ainsi, après que la BDL se fut déclarée prête à l’acheter à 1 501,00 LL et à le vendre à 1 514,00 LL, le billet vert a dû finalement se maintenir au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier. Toutefois, les établissements de crédit ont continué de le négocier effectivement au point inférieur de cette fourchette, entre 1 501,00 et 1 502,00 LL, en l’absence d’initiatives aussi bien à la demande qu’à l’offre. En effet, le volume d’affaires de la journée d’hier n’aurait pas dépassé quelque cinq millions de dollars, comme la veille,...