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Actualités - Chronologie

Iran Les ouvriers manifestent devant le Parlement pour réclamer une protection sociale

Quelque 500 ouvriers iraniens se sont rassemblés hier devant le Parlement, au centre de Téhéran, pour protester contre une loi, adoptée, privant de protection sociale les ouvriers d’entreprises de moins de cinq salariés, a constaté un journaliste. Les manifestants se sont rassemblés à l’appel d’associations ouvrières proches du président Mohammad Khatami, et notamment du Foyer du Travail, qui tient lieu de syndicat d’État. Selon un communiqué du Foyer du Travail, cette loi, adoptée par la majorité conservatrice sortante, «porte sérieusement atteinte à la sécurité du travail». Ce texte, qui doit être encore adopté par le Conseil de surveillance (conseil constitutionnel iranien), permet aux patrons des petites entreprises de ne pas payer des charges sociales ou même de licencier sans difficulté leur membres du personnel. «Il s’agit d’une vengeance des députés conservateurs de la majorité à l’encontre des réformateurs», a estimé Mme Soheila Jolodarzadeh, députée sortante dirigeante du Parti islamique du travail (socialisant), réélue le 18 février à Téhéran sur la liste des réformateurs. Elle souligne que cette loi, qui doit encore passer devant le Conseil de surveillance, est contraire à la Constitution iranienne qui assure le travail et la protection sociale pour tout Iranien, et ajoute que le Conseil de surveillance «va très certainement rejeter ce texte discriminatoire». «Nous sommes au 21e siècle et pourtant nos députés adoptent des lois qui favorisent l’exploitation», a ajouté Mme Jolodarzadeh, appelant toutefois les ouvriers «à la retenue». Cette loi controversée avait été mise à l’ordre du jour du Parlement une première fois il y a six mois mais son examen avait été reporté en raison de la très vive opposition de la minorité réformatrice du Majlis. Elle court-circuite le code du travail iranien, adopté dans les années 80 et sous la pression de la majorité radicale du Majlis, qui favorise largement les droits des salariés. «Personne n’aurait cru qu’à peine quelques jours après les élections législatives, la majorité conservatrice se livre à une provocation aussi spectaculaire», a estimé le Conseil central des associations islamiques du travail (proches du gouvernement). Les syndicats ouvriers, qui sont généralement proches des radicaux et des réformateurs, ont estimé que l’adoption de cette loi est un «coup» de la majorité conservatrice du Majlis contre les intérêts des salariés du secteur industriel.
Quelque 500 ouvriers iraniens se sont rassemblés hier devant le Parlement, au centre de Téhéran, pour protester contre une loi, adoptée, privant de protection sociale les ouvriers d’entreprises de moins de cinq salariés, a constaté un journaliste. Les manifestants se sont rassemblés à l’appel d’associations ouvrières proches du président Mohammad Khatami, et notamment du Foyer du Travail, qui tient lieu de syndicat d’État. Selon un communiqué du Foyer du Travail, cette loi, adoptée par la majorité conservatrice sortante, «porte sérieusement atteinte à la sécurité du travail». Ce texte, qui doit être encore adopté par le Conseil de surveillance (conseil constitutionnel iranien), permet aux patrons des petites entreprises de ne pas payer des charges sociales ou même de licencier sans difficulté leur membres...