Corne de l'Afrique Nouvelles accusations d'Addis-Abeba contre l'Erythrée
le 25 février 2000 à 00h00
La porte-parole du gouvernement éthiopien, Salomé Tadesse, a accusé Asmara d’avoir provoqué les «accrochages» qui ont eu lieu entre les forces érythréennes et éthiopiennes sur le front est de Burie (75 km au sud-ouest d’Assab). Les combats étaient de faible intensité et ont rapidement pris fin, a-t-elle affirmé. Mercredi, Asmara avait accusé les Éthiopiens d’avoir lancé une attaque à l’aube près de Burie mettant fin à une trêve de plus de huit mois. «Il y a eu des accrochages provoqués par l’armée érythréenne hier à l’aube sur le front de Burie», a déclaré Mme Tadesse au cours d’un point de presse. Le gouvernement éthiopien reconnaît ainsi pour la première fois officiellement ces accrochages. Selon l’Érythrée, l’attaque a fait plus d’une centaine de victimes côté éthiopien, quatre soldats ont été capturés et des armes légères ont été saisies. «Il ne s’agissait pas de combats à grande échelle comme ils (les dirigeants érythréens) ont essayé de le faire croire et ils ont rapidement pris fin», a ajouté la porte-parole, assurant que «les positions militaires sont actuellement calmes». «Ces accrochages impliquaient des forces terrestres», a-t-elle précisé. Mercredi soir, son homologue érythréen, Yemane Ghebremeskel, avait parlé d’une attaque lancée par une brigade éthiopienne composée de 2 500 à 3 000 soldats. «Ils sont à l’origine de ces accrochages puis essayent de faire croire que les Éthiopiens ont commencé. Ce n’est pas la première fois», a souligné Mme Tadesse. Yemane Ghebremeskel a estimé que l’objectif d’Addis-Abeba était de «prendre du territoire afin d’avoir l’avantage pour une attaque future». Cette confirmation des accrochages par l’Éthiopie intervient alors que l’envoyé spécial de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), Ahmed Ouyahia, et l’émissaire américain Anthony Lake sont à Addis-Abeba pour discuter avec les dirigeants de la mise en œuvre du plan de paix de l’OUA destiné à mettre fin au conflit opposant les deux voisins depuis plus de 21 mois. Addis-Abeba et Asmara ont approuvé ce plan dans ses principes mais les Éthiopiens persistent à en rejeter les modalités d’application. Interrogé sur les conséquences de ces combats sur la médiation en cours, la porte-parole a affirmé que «cela ne devrait pas poser de problèmes». «Il ne doit pas y avoir de répercussions puisque nous n’avons rien commencé, ce sont eux qui ont attaqué», a-t-elle déclaré. MM. Ouyahia et Lake devaient rencontrer séparément jeudi le Premier ministre Meles Zenawi, a-t-on appris de source gouvernementale. Un litige frontalier oppose Addis-Abeba et Asmara depuis mai 1998. De violents combats ont fait depuis lors plusieurs dizaines de milliers de morts dans chaque camp. Depuis plus de huit mois cependant, le front était stabilisé et connaissait un calme relatif, seulement troublé par quelques escarmouches.
La porte-parole du gouvernement éthiopien, Salomé Tadesse, a accusé Asmara d’avoir provoqué les «accrochages» qui ont eu lieu entre les forces érythréennes et éthiopiennes sur le front est de Burie (75 km au sud-ouest d’Assab). Les combats étaient de faible intensité et ont rapidement pris fin, a-t-elle affirmé. Mercredi, Asmara avait accusé les Éthiopiens d’avoir lancé une attaque à l’aube près de Burie mettant fin à une trêve de plus de huit mois. «Il y a eu des accrochages provoqués par l’armée érythréenne hier à l’aube sur le front de Burie», a déclaré Mme Tadesse au cours d’un point de presse. Le gouvernement éthiopien reconnaît ainsi pour la première fois officiellement ces accrochages. Selon l’Érythrée, l’attaque a fait plus d’une centaine de victimes côté éthiopien, quatre...
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