Auto - Rallye du Kenya A l'épreuve des pistes africaines
le 25 février 2000 à 00h00
Douze jours après les routes enneigées, verglacées de la Suède, les concurrents du championnat du monde des rallyes vont être soumis à la rude épreuve des pistes africaines, trois jours durant, cette fin de semaine au Kenya. Autre terrain, autres difficultés, chacun est conscient de s’engager vendredi matin dans l’étape la plus exigeante de la saison. S’il apprécie ce rallye, l’ayant emporté en 1997 avec Subaru et l’an dernier avec Ford offrant par là-même sa première victoire à la Focus, l’Écossais Colin McRae reconnaît néanmoins que le Kenya constitue une aventure particulière sur un terrain hostile. «Chaque rallye a ses spécificités mais celui-là est vraiment à part, dit le Britannique. Les longues spéciales sous une lourde chaleur et sur des routes ouvertes, cassantes, avec des animaux qui traversent, vous obligent à trouver un juste équilibre entre la vitesse et la... survie. Ce n’est pas évident même si c’est l’épreuve préférée de mon coéquipier Nicky Grist, même si elle me plaît à moi aussi». Le Kenya semble d’ailleurs être un terrain de prédilection pour les Britanniques. Richard Burns ne s’est-il pas imposé en 1998 au volant d’une Mitsubishi ? Après un début de saison décevant (abandon au Monte Carlo et cinquième place en Suède), Burns, devenu pilote Subaru, espère bien retrouver le chemin de la victoire et justifier ainsi ses prétentions dans la course au titre mondial face à Tommy Makinen (Mitsubishi), lui aussi déjà victorieux sur les pistes kenyanes (1996). Prudence Le Kenya est affaire d’expérience. C’est pourquoi Didier Auriol (Seat Cordoba) et surtout Carlos Sainz (Ford Focus) comptent bien eux aussi tirer profit de leur connaissance de ce rallye pour marquer des points. «En trois participations, j’ai toujours terminé dans les quatre premiers, déclare le Français. J’espère qu’avec un pilotage réfléchi, une bonne tactique d’équipe et une voiture très solide nous pourrons tirer notre épingle du jeu». «Il est impossible de rouler à cent pour cent sur ces routes, affirme quant à lui Sainz. Même si notre métier est d’aller le plus vite possible tout le temps, il est parfois difficile de trouver la bonne vitesse. Vous avez toujours à l’esprit que quelqu’un attaque un peu plus que vous mais il n’est pas évident de connaître les limites de votre voiture, de vos pneus, dans de telles conditions. Car, ici, le moindre problème est synonyme d’abandon». La prudence sera donc de rigueur trois jours durant malgré les vitesses élevées (plus de 200 km/h). Une prudence que l’on a décidé d’adopter chez Peugeot, l’équipe française et ses deux pilotes, Marcus Gronholm et Gilles Panizzi, découvrant à cette occasion des pistes inconnues.
Douze jours après les routes enneigées, verglacées de la Suède, les concurrents du championnat du monde des rallyes vont être soumis à la rude épreuve des pistes africaines, trois jours durant, cette fin de semaine au Kenya. Autre terrain, autres difficultés, chacun est conscient de s’engager vendredi matin dans l’étape la plus exigeante de la saison. S’il apprécie ce rallye, l’ayant emporté en 1997 avec Subaru et l’an dernier avec Ford offrant par là-même sa première victoire à la Focus, l’Écossais Colin McRae reconnaît néanmoins que le Kenya constitue une aventure particulière sur un terrain hostile. «Chaque rallye a ses spécificités mais celui-là est vraiment à part, dit le Britannique. Les longues spéciales sous une lourde chaleur et sur des routes ouvertes, cassantes, avec des animaux qui...
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