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Actualités - Reportages

Mortalité quasi inexistante de la mère (photos)

La création d’une base de données sur les mères et les nouveau-nés au Liban a pris la forme d’une enquête nationale lancée par la Société libanaise de médecine périnatale (SLMP) dans la première quinzaine de novembre dernier. La seconde partie de cette première enquête se tiendra au printemps prochain, avant que les résultats de l’étude ne soient annoncés. Cette première collecte d’informations a pris pour base 3 000 accouchements dans tout le Liban. Interrogé sur la manière dont les enquêteurs arrivent à couvrir tout le territoire, le Dr Joseph Haddad, président de la SLMP, précise : «Nous avons utilisé les moyens logistiques du ministère de la Santé et nous avons coopéré avec les hôpitaux et le syndicat des sages-femmes. L’organisation était pyramidale, avec un responsable régional, un responsable sur le terrain, etc.». La façon de procéder consiste essentiellement à remplir les questionnaires soumis aux femmes. Le modèle en a été préparé par un spécialiste français, M. Gérard Bréart, l’un des principaux experts en questionnaires relatifs à la médecine néonatale en Europe. Il avait visité le Liban sur invitation de la SLMP. Ce questionnaire, bien que calqué sur celui en vigueur en France, est adapté au cas libanais, selon le Dr Haddad. Les questions posées aux femmes portent sur leur condition socio-économique, leur situation avant la grossesse, la surveillance prénatale et le comportement préventif (cigarettes…). Les réponses à certaines questions portant sur la grossesse et l’accouchement proviennent du dossier médical. Le dépouillement des premiers questionnaires a montré une absence totale de mortalité de la mère dans les cas étudiés, ce qui signifie que ce phénomène est soit inexistant soit très rare. La prématurité ne devrait pas différer de celle d’autres pays, où elle se situe entre 6 à 7 % des naissances. Les chiffres définitifs seront divulgués en octobre prochain, lors du Congrès panarabe de pédiatrie en novembre 2000. «Dans le cadre de l’enquête, l’enfant est suivi pendant 24 heures», nous apprend le Dr Haddad. N’est-ce pas un laps de temps trop court ? «Le premier jour, les informations que nous obtenons sont très fiables parce que les bébés se trouvent toujours à la maternité, répond-il. Pour rationaliser les soins néonatals, il faut obtenir des réponses aux questions suivantes : nombre de prématurés et prise en charge de ces cas, mortalité infantile, lieu et qualité d’accouchement, qualité de la surveillance prénatale». Ces enquêtes devront se répéter, dans l’avenir, tous les deux ans si le financement est assuré. Un projet sera même bientôt lancé par l’Unicef, en collaboration avec la SLMP, pour étendre cette activité à d’autres pays arabes.
La création d’une base de données sur les mères et les nouveau-nés au Liban a pris la forme d’une enquête nationale lancée par la Société libanaise de médecine périnatale (SLMP) dans la première quinzaine de novembre dernier. La seconde partie de cette première enquête se tiendra au printemps prochain, avant que les résultats de l’étude ne soient annoncés. Cette première collecte d’informations a pris pour base 3 000 accouchements dans tout le Liban. Interrogé sur la manière dont les enquêteurs arrivent à couvrir tout le territoire, le Dr Joseph Haddad, président de la SLMP, précise : «Nous avons utilisé les moyens logistiques du ministère de la Santé et nous avons coopéré avec les hôpitaux et le syndicat des sages-femmes. L’organisation était pyramidale, avec un responsable régional, un...