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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : contraction de la demande du dollar

La demande du dollar s’est nettement contractée à Beyrouth en ce début de semaine, dans un marché initialement vendeur mais dont l’offre n’a pas dépassé le potentiel de la demande. Et c’est grâce au maintien par la Banque du Liban (BDL) de sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente qu’il a dû achever la journée d’hier au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier. Pourtant, les établissements de crédit ont été amenés encore une fois à traiter le billet vert au-dessous de ce taux indicatif et tout près du bas de la fourchette d’intervention de la BDL En effet, il a continué de fluctuer de l’ouverture à la clôture des échanges interbancaires entre 1 501,50 et 1 502,50 LL, dans un volume d’affaires très restreint, ne dépassant pas quelque cinq millions de dollars entièrement négociés par les banques de la place à l’achat et à la vente, dans un marché équilibré de lui-même. Marchés calmes en l’absence d’indications américaines À l’étranger, le billet vert a étroitement fluctué dans le sens de la baisse face à l’euro qui est resté toutefois sous le seuil de 0,99 dollar sur des marchés des changes calmes en l’absence d’indications américaines, New York étant fermé hier pour le Washington Day. Certes, la journée s’est annoncée calme pour l’euro dès le début des échanges, le marché attendant l’ouverture de Wall Street aujourd’hui pour se faire une idée plus claire sur l’orientation du dollar, ont indiqué certains cambistes. Pourtant d’autres cambistes ont fait remarquer que depuis plus d’un mois une baisse sur les marchés des actions aux États-Unis n’a pas de réel impact sur le dollar, estimant que le marché va être en revanche plus attentif à la deuxième partie du discours du président de la Réserve fédérale (Fed), Alan Greenspan, demain devant la commission bancaire du Sénat au Congrès américain. Quant au yen, il est demeuré faible sur toute la ligne, ne réagissant que très passagèrement à la confirmation d’une bonne note de Standard & Poor’s (S & P) au lendemain de la mauvaise notation de la dette intérieure japonaise par l’Agence Moody’s. A cet égard, les opérateurs se sont montrés plutôt indifférents à l’annonce par l’agence américaine S & P qu’elle confirmait sa dernière note «AAA» accordée à la dette long terme du Japon en soulignant qu’elle n’envisageait pas de revenir dans un délai proche sur cette note puisqu’elle lui a attribué des perspectives stables. Pour ce qui est de la livre sterling, elle a peu évolué, ne réagissant pas à la publication de chiffres par la Confédération de l’industrie britannique (CBI) sur la hausse des salaires dans l’industrie manufacturière. Selon la CBI, les salaires dans l’industrie manufacturière en Grande-Bretagne ont augmenté de 2 % en glissement annuel sur le trimestre achevé fin décembre, soit leur plus faible progression depuis 1980. Cela étant, le dollar s’est finalement négocié, à Londres, sur un ton mitigé, comme suit : – 0,9870 pour un euro contre 0,9840, vendredi dernier à New York – 1,6000 pour un sterling contre 1,6010 – 1,9820 DM contre 1,9880 – 6,6460 FF contre 6,6670 –1,6240 FS contre 1,6265 – 1 961,80 lires contre 1 967,95 – 111,25 yens contre 110,95. Bourse de Beyrouth : poursuite de la baisse A la Bourse de Beyrouth, la tendance est restée déprimée en ce début de semaine sous l’effet de la poursuite de la baisse des actions A de Solidere de 7 5/8 à 7 1/4 dollars et des actions C de la Byblos Bank de 2 1/8 à 2 1/16 dollars, dans un marché autrement stationnaire sur le restant de la cote. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a reperdu 0,51 % à 75,18 points, ainsi que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires qui a abandonné 0,12 % à 175,99 points. Ce mouvement s’est toutefois produit dans un marché à faible activité avec seulement 24 900 actions d’une valeur globale de 40 874 dollars. Les inquiétudes sur les taux ont pesé sur les places européennes Les marchés boursiers européens sont restés lundi sur la défensive, sous le coup d’une accentuation des craintes de nouveaux relèvements des taux d’intérêt aux États-Unis et en Europe. Ces inquiétudes ont été attisées par Alan Greenspan, le président de la Réserve fédérale américaine, qui a laissé clairement entendre jeudi dernier que les taux devraient être nettement relevés pour freiner une économie américaine exceptionnellement vigoureuse. Cette mise en garde a soutenu le dollar, qui a atteint de nouveaux plus hauts pour ces cinq derniers mois face au yen, qui a pâti quant à lui des inquiétudes sur la reprise japonaise. En clôture, l’indice paneuropéen Eurotop 300 a accusé une baisse de 1,17 %, à 1 531,77, tandis que l’Euro Stoxx 50 des valeurs vedettes de la zone euro a cédé 0,91 %, à 5 033,33. Toutes les grandes places européennes ont terminé à la baisse à l’exception de Francfort qui est parvenue en fin de journée à effacer la totalité de ses pertes pour afficher un gain de 0,22 %. C’est la Bourse de Paris qui a accusé le recul le plus important, de 1,57 %, suivie de Londres et Milan, qui ont perdu chacune 1,35 %. Zurich a cédé 1,20 %, Amsterdam 0,89 %, Madrid 0,87 % et Bruxelles 0,70 %. L’activité a été quelque peu freinée par la fermeture des marchés américains pour la journée du président. Les technologiques et les télécommunications sont revenues sur le devant de la scène après que la Commission européenne eut annoncé l’ouverture d’une enquête antitrust approfondie de quatre mois sur le projet de fusion entre les géants américains des télécoms MCI WorldCom et Sprint. Deutsche Telekom a accusé en clôture un repli de 1,7 %. L’opérateur allemand s’est refusé dimanche à tout commentaire sur une information selon laquelle il projetterait d’introduire en Bourse d’ici à la fin de l’année Tele Research, la coentreprise qu’il a constituée avec le groupe Kirch. British Telecommunication a terminé sur une forte avance de 8,82 %, le marché spéculant sur l’introduction en Bourse de certaines de ses filiales et certains estimant que le groupe est devenu opéable compte tenu de la faiblesse de son cours. L’attention a été par ailleurs attirée sur le compartiment des assurances par l’annonce du mariage entre les britanniques CGU et Norwich Union, dont les titres ont néanmoins perdu respectivement 2,45 % et 9,07 %. Cette opération a en revanche donné à penser au marché que de nouvelles opérations de concentration allaient avoir lieu dans le secteur. Royal & Sun a ainsi gagné 5 % et United Assurance Group a bondi de 41 %, mais dans seulement 29 000 actions échangées. UAG a déclaré qu’il menait avec le groupe assurance-vie et retraites Royal London des discussions qui pourraient déboucher sur une offre de celui-ci sur UAG. Parmi les autres valeurs en nette hausse, la Deutsche Bank a fait un bond en avant de 5,8 % après avoir annoncé qu’elle investirait jusqu’à un milliard d’euros par an dans de nouvelles activités de commerce électronique. En outre, la première banque européenne a conclu un nouvel accord de coopération sur Internet avec l’éditeur de logiciels SAP et AOL Europe pour le renforcement de sa politique dans le commerce électronique et la banque en ligne. Malgré cette annonce, SAP a terminé sans changement sur vendredi. Le groupe allemand diversifié Preussag AG a affiché une forte avance de 5,98 % après avoir annoncé son intention d’introduire en Bourse ses activités hors tourisme et de créer une division de commerce électronique. BMW, qui fait toujours figure d’opéable, a pris pour sa part 5,15 %. Le constructeur automobile bavarois a démenti une information de la presse dominicale britannique selon laquelle General Motors souhaiterait conclure un accord avec lui. Le français Havas Advertising a perdu 8,14 % sur l’annonce du rachat de l’américain Snyder pour 2,1 milliards d’euros, un prix jugé élevé par les intervenants malgré les complémentarités importantes qu’ils reconnaissent entre les deux sociétés. Vivendi, le premier actionnaire du groupe français, a perdu 1,92 %. À Francfort, Siemens s’est repris pour terminer en progrès de 1,86 %. Infineon Technologies, sa division semi-conducteurs, a évalué son prix d’introduction en Bourse entre 29 et 35 euros par action. Avec un montant global de cinq à six milliards d’euros, cette opération serait la deuxième plus grosse introduction en Bourse après celle de Deutsche Telekom. À la distribution, le français Carrefour s’est repris de 1,86 % après avoir été affecté vendredi, de façon jugée excessive, par le projet de loi touchant la grande distribution en France. Le marché attend en outre la publication, jeudi, de bons résultats pour l’année 1999. Le broker Morgan Stanley Dean Witter (MSDW) a intégré le titre dans son portefeuille type européen. Tokyo : clôture en baisse La Bourse de Tokyo a terminé en baisse de 1,2 % lundi, dans le sillage de Wall Street, selon les opérateurs. L’indice Nikkei a clôturé sur un recul de 245,28 points à 19 543,75, tandis que l’indice élargi Topix a fléchi de 26,67 points, à 1 693,10 points. Selon les courtiers, la chute de 2,8 % de l’indice Dow Jones et de 3 % de l’indice Nasdaq vendredi à New York ont poussé les investisseurs à vendre les principales valeurs du marché. «La lourde chute de Wall Street et la perte subie par le Nasdaq ont freiné la tendance acheteuse à Tokyo», a affirmé M. Kazue Mayuzumi, analyste chez Nikko Securities. Le président de la Réserve fédérale américaine Alan Greenspan avait mis en garde jeudi contre une reprise de l’inflation, l’économie américaine montrant «peu de signes de ralentissement», et a sous-entendu clairement que la Fed devrait encore relever ses taux d’intérêt directeurs à l’avenir. Quelques investisseurs ont acheté des actions de petites compagnies mais la faiblesse des transactions a rendu le marché vulnérable à des ventes sporadiques, ont indiqué les courtiers. L’indice du deuxième compartiment du marché, qui suit l’évolution des petites sociétés, a gagné 42,10 points, à 2 869,12 points. Le volume des transactions sur le marché principal a porté sur 610 millions de titres seulement, contre 667,8 millions vendredi. Mais les investisseurs étaient généralement optimistes pour l’évolution prochaine du marché américain. «Il semble que le dernier cycle de correction à Wall Street est désormais terminé et qu’il y ait une forte possibilité d’un rebond rapide cette semaine», a estimé un conseiller d’Universal Securities, M. Masakazu Kimura.
La demande du dollar s’est nettement contractée à Beyrouth en ce début de semaine, dans un marché initialement vendeur mais dont l’offre n’a pas dépassé le potentiel de la demande. Et c’est grâce au maintien par la Banque du Liban (BDL) de sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente qu’il a dû achever la journée d’hier au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier. Pourtant, les établissements de crédit ont été amenés encore une fois à traiter le billet vert au-dessous de ce taux indicatif et tout près du bas de la fourchette d’intervention de la BDL En effet, il a continué de fluctuer de l’ouverture à la clôture des échanges interbancaires entre 1 501,50 et 1 502,50 LL, dans un volume d’affaires très restreint, ne...