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Actualités - Reportages

Des alternatives simples ou combinées (photos)

Le méthyl bromide, un gaz fabriqué industriellement et utilisé pour la désinfection, notamment en agriculture, est connu au Liban, dans le monde rural, pour son efficacité à éradiquer des fléaux susceptibles de causer de graves préjudices aux agriculteurs : – Les nématodes : il s’agit de vers microscopiques qui, par leur agglutination dans les racines, empêchent l’eau et les matières nutritives de parvenir aux feuilles, les absorbant au profit de leur propre évolution. C’est la maladie la plus grave à laquelle les agriculteurs font face actuellement. – Les maladies dues aux champignons se trouvant dans le sol. – Les mauvaises herbes. Aucun autre produit ne supprime à lui seul les trois maladies. Cependant, l’application du méthyl bromide est chère : de 550 à 600 dollars par mille mètres carrés. Sans oublier son impact négatif sur l’environnement et la couche d’ozone. Même s’il n’existe pas un produit pouvant remplacer à lui seul le méthyl bromide, il n’en demeure pas moins que les alternatives sont nombreuses et adaptées aux différents problèmes. Elles se divisent en solutions chimiques et non-chimiques. Les ingénieurs du Projet des alternatives au méthyl bromide, conduit conjointement par le Pnud et le ministère de l’Environnement, n’excluent pas des combinaisons entre alternatives non chimiques et produits chimiques, qui donneraient probablement les résultats les plus heureux. L’alternative non chimique la plus en vue est la solarisation. Cette méthode, la plus saine écologiquement, consiste à imprégner la terre d’eau et à la couvrir de nylon (pendant un mois et demi). L’humidité fait germer les maladies, et la chaleur (qui atteint une température de 40° du fait de l’exposition au soleil) les tue avant que la terre ne soit ensemencée. Cette méthode très simple et très saine a de fervents partisans. D’autres considèrent qu’elle a ses limites puisque certains organismes sont termophiles (qui aiment la chaleur), et que, dans les montagnes, la température n’atteint pas des niveaux élevés. «Cependant, fait remarquer M. Mohammed Kabbara, un des ingénieurs du projet, notre objectif ne devrait pas être d’anéantir complètement ces organismes, mais plutôt de les contrôler. Que nous importent les nématodes s’ils ne nuisent pas à nos cultures ?» Pour sa part, M. Garo Haroutunian, directeur du projet, considère que «si nous arrivons à obtenir des effets équivalent à 80 ou 90 % de l’action du méthyl bromide, mais avec un coût plus bas et un impact nul sur l’environnement, nous considérerons que c’est une grande réalisation». «Le plus important, en ce qui nous concerne, est de ne pas offrir à l’agriculteur une alternative qui soit plus chère que le méthyl, même s’il s’agit d’une combinaison de méthodes», poursuit-il. La solarisation est la seule méthode non chimique expérimentée dans le cadre du projet cette saison. Une autre sera abordée à la saison prochaine : la fumigation (désinfection) biologique, qui consiste à planter des grains de moutarde précédant la saison de tomates et de concombres de deux ou trois semaines. Ces grains dégagent des gaz qui viennent à bout d’un grand nombre de problèmes existant dans le sol. Leur principe est le même que certains produits chimiques utilisés. À part les solutions déjà citées, six alternatives chimiques (internationalement reconnues, comme le précise M. Haroutunian) et trois autres combinées sont envisagées par l’équipe d’ingénieurs. Interrogé sur un éventuel usage de pesticides, M. Haroutunian précise : «Les pesticides n’entrent pas dans notre ligne de travail. Toutefois, nos ingénieurs, dans leur façon de procéder, utilisent des produits sains. Dans le processus, ils éduquent les agriculteurs, surtout quand les produits en question sont intégrés dans les solutions proposées».
Le méthyl bromide, un gaz fabriqué industriellement et utilisé pour la désinfection, notamment en agriculture, est connu au Liban, dans le monde rural, pour son efficacité à éradiquer des fléaux susceptibles de causer de graves préjudices aux agriculteurs : – Les nématodes : il s’agit de vers microscopiques qui, par leur agglutination dans les racines, empêchent l’eau et les matières nutritives de parvenir aux feuilles, les absorbant au profit de leur propre évolution. C’est la maladie la plus grave à laquelle les agriculteurs font face actuellement. – Les maladies dues aux champignons se trouvant dans le sol. – Les mauvaises herbes. Aucun autre produit ne supprime à lui seul les trois maladies. Cependant, l’application du méthyl bromide est chère : de 550 à 600 dollars par mille mètres carrés. Sans...