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Actualités - Chronologie

Jour de fête dans la ville sainte de Qom

Généralement grise et triste, la ville sainte de Qom, à 125 km au sud de Téhéran et aux portes du désert, célébrait hier dans la joie l’anniversaire de l’imam Reza, le huitième imam chiite, mais ne se désintéressait pas pour autant des législatives qui se tiennent aujourd’hui. Sur les grandes artères de la ville, les affiches et les panneaux souhaitent une «bonne fête» aux fidèles. Les rues grouillent de pèlerins venus de toute la région, et même au-delà. Dans le mausolée de Massoumeh, la sœur de l’imam Reza, le huitième successeur du prophète Mahomet dans le chiisme iranien, l’animation est à son comble. La religion, mais aussi la politique, sont à la fête, deux semaines après la fin d’un mouvement de protestation des théologiens conservateurs, hostiles à la «presse progressiste». Côté élections, trois sièges sont à pourvoir, pour 71 candidats, un record. Les concurrents ne lésinent pas sur les moyens pour séduire l’électorat, offrant force friandises, officiellement pour la «religion», mais peut-être aussi afin de glaner quelques voix. À l’école ayatollah Gholpaygami, les étudiants en théologie reçoivent les visiteurs avec du thé et des sucreries. Ils parlent politique. «Je voterai à coup sûr demain, car c’est un devoir religieux, et il s’agit de l’avenir de la nation. Je voterai comme le demandera l’Association des enseignants», c’est-à-dire pour les conservateurs, explique Hassan Massoudi, 25 ans. Mais, objecte-t-il, «cela ne veut pas dire que je sois contre les réformateurs». «Qom ne peut rester à l’écart des réformes, c’est Qom qui a créé le courant de réformes», assure-t-il. Hassan s’est marié récemment et vit avec 35 dollars par mois de bourse scolaire. «Je suis libre de faire ce que je veux. L’Association ne me dicte pas sa loi», poursuit-il. «Hozeh (école coranique) a toujours été indépendante, et c’est sa force. Quoi que les gens votent, je suis optimiste, car ceux qui ont fait la révolution sauront la protéger», estime Hassan.
Généralement grise et triste, la ville sainte de Qom, à 125 km au sud de Téhéran et aux portes du désert, célébrait hier dans la joie l’anniversaire de l’imam Reza, le huitième imam chiite, mais ne se désintéressait pas pour autant des législatives qui se tiennent aujourd’hui. Sur les grandes artères de la ville, les affiches et les panneaux souhaitent une «bonne fête» aux fidèles. Les rues grouillent de pèlerins venus de toute la région, et même au-delà. Dans le mausolée de Massoumeh, la sœur de l’imam Reza, le huitième successeur du prophète Mahomet dans le chiisme iranien, l’animation est à son comble. La religion, mais aussi la politique, sont à la fête, deux semaines après la fin d’un mouvement de protestation des théologiens conservateurs, hostiles à la «presse progressiste». Côté...