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Actualités - Chronologie

Une forte participation profiterait à la gauche

Une participation massive des quelque 38,7 millions d’électeurs aux législatives favoriserait la gauche réformatrice alors qu’une forte abstention serait bénéfique aux conservateurs, estiment les analystes «Une forte mobilisation des électeurs, ce serait du pain béni pour les réformateurs. On retrouverait le scénario de 1997 pour l’élection de Mohammad Khatami: aux derniers jours, aux dernières heures, les jeunes, les femmes se sont réveillés. Ils ont tout fait basculer», explique l’analyste Khosro Abedi. Le 23 mai 1997, M. Khatami avait balayé le candidat conservateur Ali Akbar Nategh-Nouri, présenté comme favori dans la presse. Lors des législatives de 1996, qui ont vu la victoire des conservateurs, le taux de participation au premier tour atteignait 62 %. Depuis le début de la campagne, toutes les autorités appellent les citoyens à accomplir leur devoir électoral. Les médias officiels répercutent largement les appels au civisme. Le 2 février, une semaine avant l’ouverture officielle de la campagne, le Guide de la République islamique, l’ayatollah Ali Khamenei, avait appelé les Iraniens à une «participation massive», prédisant que le résultat du scrutin constituerait une «gifle pour les États-Unis», accusés par Téhéran de «s’ingérer» dans les affaires intérieures du pays. «Ces élections sont capitales, autant pour nous que pour nos ennemis et le peuple doit voter massivement», avait-t-il déclaré. À son tour, le président Khatami a appelé le 8 février les Iraniens à voter en masse. «Les élections sont le signe le plus déterminant de la participation du peuple à son destin et à la démocratie. C’est pourquoi, pour l’important scrutin qui nous attend, les femmes et les jeunes jouent un rôle décisif», avait-il estimé. «Il y a une grande différence entre la gauche et la droite. Les religieux réformateurs se voient reprocher leur passé. Et il y a sur la liste de Mohammad-Reza Khatami (le frère du président, tête de liste de la gauche réformatrice) des radicaux, ou d’anciens radicaux. Nul ne sait si ceux qui ont porté au pouvoir Khatami vont se déplacer vendredi», souligne le sociologue Kazem Kordovani. «S’ils s’abstiennent, ce sera au bénéfice des conservateurs, qui ont un électorat fidèle, qui savent pouvoir compter sur environ un tiers des électeurs, et dont la stratégie est claire. Les réformateurs souffriraient d’une désaffection de leur électorat, surtout des jeunes et des femmes», ajoute-t-il. «Il y a trop d’inconnues dans ce scrutin pour anticiper en quoi que ce soit les résultats. La première inconnue, c’est la mobilisation des électeurs. Si les jeunes votent pour les listes réformatrices, comme ils ont voté pour Khatami en 1997, ce serait presque un plébiscite. Mais rien ne permet de le dire encore», explique un diplomate européen.
Une participation massive des quelque 38,7 millions d’électeurs aux législatives favoriserait la gauche réformatrice alors qu’une forte abstention serait bénéfique aux conservateurs, estiment les analystes «Une forte mobilisation des électeurs, ce serait du pain béni pour les réformateurs. On retrouverait le scénario de 1997 pour l’élection de Mohammad Khatami: aux derniers jours, aux dernières heures, les jeunes, les femmes se sont réveillés. Ils ont tout fait basculer», explique l’analyste Khosro Abedi. Le 23 mai 1997, M. Khatami avait balayé le candidat conservateur Ali Akbar Nategh-Nouri, présenté comme favori dans la presse. Lors des législatives de 1996, qui ont vu la victoire des conservateurs, le taux de participation au premier tour atteignait 62 %. Depuis le début de la campagne, toutes les...