Dans le cadre des Journées de la culture arménienne, organisées à l’occasion de la visite au Liban du président de la République d’Arménie, M. Robert Kotcharian, une exposition présente au catholicossat de Cilicie (Antélias), à partir de ce soir et jusqu’au 23 février, une cinquantaine de tableaux tirés de la Galerie nationale d’Arménie. Il s’agit là d’un survol rapide des œuvres de trois générations de peintres arméniens, allant de la deuxième moitié du XIXe siècle jusqu’à nos jours. Cette mini-rétrospective de l’évolution artistique arménienne est marquée par «la lutte de ce peuple pour sa survie, son indépendance et permet de se faire une idée des désirs sacrés de notre peuple», indique M. Shahen Khatchatourian, le directeur de la Galerie nationale d’Arménie, de passage à Beyrouth. En effet, les toiles choisies offrent matière à réflexion sur la nature de ce pays, la psychologie de ses habitants et son profond sentiment du sacré et de la mère patrie. Tableaux classiques à l’huile pour la première génération (vues de villages, flots déchaînés, natures mortes…), qui passe progressivement dans les premières décennies du XXe siècle au romantisme, au symbolisme et à l’impressionnisme. Puis viennent les peintres de la seconde génération, qui se feront connaître à travers le monde par l’originalité de leurs œuvres. Notamment par la reprise – modernisée – de l’art traditionnel des miniatures de l’époque médievale : Carzou, Guiragossian, Hagop Hagopian, Jansem… Enfin, au début des années soixante, la troisième génération d’artistes, réunie autour de Minas Avetissyan, va s’insurger dans ses toiles contre les diktats des lois soviétiques, en donnant libre cours à leur imagination, à leur fantaisie et à l’éclatement des couleurs. Ali Bayoumi à la galerie Zamaan La galerie Zamaan, rue Sadate, présente jusqu’au 26 février les tableaux de Ali Bayoumi, un architecte-peintre égyptien. À l’huile, à l’aquarelle ou à l’encre, 56 «rêves colorés dans la cité orientale». L’artiste qui «veut montrer les richesses du monde arabe» représente inlassablement dans ses toiles des éléments types de l’architecture orientale : arcades ottomanes, voûtes brisées, coupoles, minarets, mandalouns, moucharabiehs… Sur fond de végétation luxuriante, d’orangeraies, de palmeraies ou d’arabesques ornementales, les édifices peints par Ali Bayoumi sont un savant enchevêtrement de détails architecturaux. L’ensemble forme une mosaïque de formes et de couleurs qui représente une ville fantasmagorique. Une cité orientale construite par superposition de plans géométriques, avec un jeu subtil au niveau de la perspective. De prime abord, elle n’existe pas, sauf dans les petits dessins d’intérieurs, de couloirs, de labyrinthes abrités sous les grandes arcades principales. Ainsi, toujours la même et en même temps, renouvelée par une composition différente dans chaque toile, cette ville rêvée semble être le corollaire en peinture des Mille et une nuits.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Dans le cadre des Journées de la culture arménienne, organisées à l’occasion de la visite au Liban du président de la République d’Arménie, M. Robert Kotcharian, une exposition présente au catholicossat de Cilicie (Antélias), à partir de ce soir et jusqu’au 23 février, une cinquantaine de tableaux tirés de la Galerie nationale d’Arménie. Il s’agit là d’un survol rapide des œuvres de trois générations de peintres arméniens, allant de la deuxième moitié du XIXe siècle jusqu’à nos jours. Cette mini-rétrospective de l’évolution artistique arménienne est marquée par «la lutte de ce peuple pour sa survie, son indépendance et permet de se faire une idée des désirs sacrés de notre peuple», indique M. Shahen Khatchatourian, le directeur de la Galerie nationale d’Arménie, de passage à Beyrouth....