ONG et bailleurs de fonds : de la transparence avant tout
le 14 février 2000 à 00h00
Si l’argent constitue l’ingrédient majeur des associations, la régularité du financement représente une exigence tout aussi vitale. Car les bailleurs de fond sont autant nombreux que diversifiés et le financement des projets relève souvent de décisions politiques, surtout lorsqu’il s’agit de fonds internationaux. D’autre part, il est à relever que dans un monde de plus en plus spécialisé, le financement des ONG obéit désormais à des règles de jeu strictes, la transparence étant de nos jours,t une condition sine qua non pour l’obtention d’aides sous toutes les formes. Qui sont donc les donateurs ? Outre les institutions et organismes internationaux tels que l’UNDP, l’Onu, l’UE, l’USAID, la Banque mondiale ou des organismes arabes tels que le Fonds koweïtien de développement, des donateurs privés locaux ou étrangers viennent renflouer la liste des bailleurs de fonds. «Le plus gros du financement est alloué aux programmes relatifs au développement, à l’environnement, à la démocratie et aux questions des droits de l’homme des créneaux considérés comme prioritaires par ces organismes», explique Karam Karam, chercheur au Cermoc. Toutefois, si les ONG déterminent certaines de leurs activités en fonction des financements disponibles, cela ne signifie pas qu’ils n’ont pas pour autant leur agenda propre. Certaines ONG «flairent la mode» ou «la tendance» qui prévaut à telle ou telle époque et ajustent leurs activités en fonction. Mais il faut reconnaître qu’il y a généralement une rencontre d’intérêts entre les ONG et les bailleurs de fonds. Ainsi, les associations peuvent de moins en moins s’aventurer dans des projets non réalistes, qui risquent de remettre en cause leur crédibilité. Ce facteur est d’autant plus fondamental qu’il affecte en grande partie le flux et la régularité des donations. «D’où l’importance de la transparence dans les comptes de ces associations», relève M. Ghassan Sayyah, président de la YMCA. Cet ancien routier du monde associatif reste convaincu qu’au Liban, tout finit par être connu et que la marge de corruption reste très limitée de nos jours. «Ceux qui manquent de sérieux sont vite éliminés du jeu», dit-il. D’ailleurs des rapports réguliers sont soumis aux donateurs qui viennent sur place pour effectuer un contrôle. Le financement peut-il lier certaines associations et les soumettre au desiderata du donateur ? Non répond Tania Helou, qui estime que tant que l’ONG en question n’est pas soumise aux aléas politiques, elle garde son autonomie. Cet exercice demeure d’autant plus difficile que bon nombre d’ONG dépendent malheureusement de certaines figures politiques qui finissent par «personnifier» à outrance le travail social, d’où une récupération politique de ce qui était censé être purement civil ou humanitaire.
Si l’argent constitue l’ingrédient majeur des associations, la régularité du financement représente une exigence tout aussi vitale. Car les bailleurs de fond sont autant nombreux que diversifiés et le financement des projets relève souvent de décisions politiques, surtout lorsqu’il s’agit de fonds internationaux. D’autre part, il est à relever que dans un monde de plus en plus spécialisé, le financement des ONG obéit désormais à des règles de jeu strictes, la transparence étant de nos jours,t une condition sine qua non pour l’obtention d’aides sous toutes les formes. Qui sont donc les donateurs ? Outre les institutions et organismes internationaux tels que l’UNDP, l’Onu, l’UE, l’USAID, la Banque mondiale ou des organismes arabes tels que le Fonds koweïtien de développement, des donateurs privés...
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