Le Finlandais Marcus Gronholm (Peugeot 206 WRC) occupait la tête du rallye de Suède, deuxième épreuve du championnat du monde, hier soir à Karlstad à l’issue de la première journée. Gronholm avait dominé ses adversaires nordiques, le Suédois Thomas Radstrom (Toyota Corolla WRC) et le quadruple champion du monde, Tommi Makinen (Mitsubishi), et devançait les Britanniques Colin McRae (Ford Focus) et Richard Burns (Subaru Impreza), l’Espagnol Carlos Sainz (Ford Focus) et le Finlandais Juha Kankkunen (Subaru Impreza). Au soir d’une journée marquée par quatre temps scratch (ES2, ES5, ES6 et ES8), Marcus Gronholm ne manifestait aucune surprise. «Je m’attendais à ça, disait le pilote de la 206. Les essais ici en janvier s’étaient très bien passés. Il n’y avait aucune raison que cela ne marche pas». Seul un petit problème de différentiel central dans les deux premières spéciales, vite résolu, avait causé quelques tracas au Finlandais. Gronholm en réussite, François Delecour, lui, limitait la casse avec une 7e place, juste derrière les «grands». Lot de frayeurs «Cette épreuve est difficile pour moi, expliquait le Français. La dernière fois que je suis venu ici, c’était en 1996, et nous n’avons reconnu les spéciales que deux fois. Autant dire rien par rapport aux autres pilotes qui connaissent ce terrain par cœur». Derrière Gronholm et sa Peugeot 206, les Nordiques, Radstrom le Suédois avec sa Toyota Corolla WRC privée, Makinen le Finlandais, s’étaient livrés un duel sans merci, comme les Britanniques Burns et McRae. Avec leur lot de frayeurs sur les routes verglacées. «Nous sommes sortis de la route dans la 3e spéciale après un saut impressionnant 20 km après le départ. C’était un virage à droite en 6e. Nous avons été chanceux», racontait Makinen. Dans l’ES5 aussi, le pilote Mitsubishi cassait une jante. Sans réelle conséquence. «Nous avons été victimes d’un sacré accident dans l’ES5 et nous avons été heureux de nous en sortir sans dommage», déclarait à son tour McRae. Makinen prépare une attaque Si Marcus Gronholm occupait la tête du rallye vendredi soir, chacun était conscient que tout restait cependant à faire d’ici à l’arrivée dimanche. Richard Burns, comme McRae ou Carlos Sainz, ne veulent pas abdiquer. Thomas Radstrom croit plus que jamais en ses chances. Mais Tommi Makinen, lui, semble avoir préparé une attaque. Le moment choisi est la 13e spéciale, la plus longue du rallye (47,65 km). Le Finlandais a ainsi procédé à des tests de pneus Michelin à petits clous, à l’occasion des spéciales du matin, pour tenter de faire la différence samedi après-midi. Le quadruple champion du monde ne détient-il pas le record de cette spéciale depuis l’an dernier ? Chez Peugeot, on a demandé à Gronholm d’être prudent. «Je veux piloter à fond et essayer de gagner. On verra ce qui se passera samedi, mais j’espère que Tommi (Makinen) essaiera d’aller plus vite. J’aurais aussi à surveiller Thomas (Radstrom) et Richard (Burns). Mais surtout Thomas», indiquait pourtant Marcus Gronholm.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le Finlandais Marcus Gronholm (Peugeot 206 WRC) occupait la tête du rallye de Suède, deuxième épreuve du championnat du monde, hier soir à Karlstad à l’issue de la première journée. Gronholm avait dominé ses adversaires nordiques, le Suédois Thomas Radstrom (Toyota Corolla WRC) et le quadruple champion du monde, Tommi Makinen (Mitsubishi), et devançait les Britanniques Colin McRae (Ford Focus) et Richard Burns (Subaru Impreza), l’Espagnol Carlos Sainz (Ford Focus) et le Finlandais Juha Kankkunen (Subaru Impreza). Au soir d’une journée marquée par quatre temps scratch (ES2, ES5, ES6 et ES8), Marcus Gronholm ne manifestait aucune surprise. «Je m’attendais à ça, disait le pilote de la 206. Les essais ici en janvier s’étaient très bien passés. Il n’y avait aucune raison que cela ne marche pas». Seul un petit...