Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Moscou et Washington contre l'usage militaire du plutonium civil russe

Les États-Unis et la Russie ont conclu un accord aux termes duquel les deux pays vont coopérer dans le cadre d’un programme de 100 millions de dollars financé par Washington pour réduire les risques de prolifération présentés par les stocks civils de plutonium, a annoncé le département de l’Énergie. Ce programme a pour principal objectif de contrôler l’énorme stock civil de plutonium et éviter qu’il soit vendu ou détourné à des fins militaires, selon un communiqué. Bien que Russes et Américains aient déjà signé plusieurs accords de coopération depuis la fin de la guerre froide pour accroître la sécurité et la protection du plutonium militaire, ce dernier arrangement représente «la première initiative d’envergure pour garantir la sécurité des 30 tonnes de plutonium civil russe à partir duquel quelque 3 000 armes nucléaires pourraient être fabriquées», a déclaré le secrétaire à l’Énergie, Bill Richardson, dans une interview au New York Times publiée dimanche. Le premier objectif, auquel 45 millions de dollars de l’enveloppe totale seront consacrés, est d’empêcher une plus grande accumulation de plutonium obtenu par séparation des déchets provenant des centrales nucléaires civiles. Cet effort de coopération bilatérale sera basé sur le moratoire américano-russe de limitation de stock d’uranium. Pour ce faire, il sera nécessaire de concevoir et de construire des lieux de stockage secs pour entreposer ce produit nucléaire. En outre, la protection et le contrôle des stocks existants de plutonium civil doivent être nettement améliorés. C’est ainsi que, dans l’avenir, l’utilisation et le stockage de plutonium seront déterminés par les deux parties. Ces fonds visent aussi à accélérer le contrôle et la comptabilité de dizaines de tonnes de plutonium civil actuellement stockés sur le site de Mayak, précise aussi le département de l’Énergie. Le deuxième objectif, soutenu par une enveloppe de 30 millions de dollars, est de mettre en œuvre de nouvelles initiatives pour assurer en Russie la sécurité de matériaux nucléaires pouvant servir à fabriquer des armes et à accélérer la fermeture d’unités de production d’arme nucléaire. Ces mesures visent aussi à aider le Centre de gestion de crise du ministère russe de l’Énergie et à mettre en œuvre un programme de rapatriement en Russie des réacteurs de recherche nucléaire d’autres pays et Républiques de l’ex-Union soviétique pouvant produire du plutonium à usage militaire. Enfin, Washington et Moscou vont coopérer pour mettre au point des moyens accroissant les obstacles technologiques à la prolifération, que ce soit en Russie ou dans le reste du monde, indique le communiqué. Une enveloppe de 25 millions de dollars est prévue à cet effet.
Les États-Unis et la Russie ont conclu un accord aux termes duquel les deux pays vont coopérer dans le cadre d’un programme de 100 millions de dollars financé par Washington pour réduire les risques de prolifération présentés par les stocks civils de plutonium, a annoncé le département de l’Énergie. Ce programme a pour principal objectif de contrôler l’énorme stock civil de plutonium et éviter qu’il soit vendu ou détourné à des fins militaires, selon un communiqué. Bien que Russes et Américains aient déjà signé plusieurs accords de coopération depuis la fin de la guerre froide pour accroître la sécurité et la protection du plutonium militaire, ce dernier arrangement représente «la première initiative d’envergure pour garantir la sécurité des 30 tonnes de plutonium civil russe à partir duquel...