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Actualités - Chronologie

Rugby - Tournoi des six nations France v/s Angleterre a déjà commencé

La première victoire à peine consommée, le XV de France et l’Angleterre se projettent déjà sur le rendez-vous du 19 février au stade de France, pour le compte de la deuxième journée du Tournoi des six nations, sommet de la saison internationale dans l’hémisphère Nord. La première sortie des deux équipes a été convaincante. L’Angleterre a remporté un succès record face à l’Irlande (50-18). Pendant ce temps, la France infligeait au Pays de Galles (36-3) sa plus large défaite à Cardiff dans le Tournoi. Au coup de sifflet final, chaque camp a vite glissé sur la victoire remportée, pour évoquer le prochain match, prévu deux semaines plus tard. Sans omettre d’utiliser quelques superlatifs pour souligner l’importance de l’événement. «Ce sera un match énorme», s’enthousiasme déjà Mike Catt, le centre anglais. Bernard Laporte, l’entraîneur français, entrevoit, lui, un «sommet face au mammouth anglais». Curiosité : après le succès français à Cardiff, Bernard Laporte a dressé le même constat que son collègue Clive Woodward, à la suite de la victoire anglaise face à l’Irlande. «J’ai toujours dit que j’étais très confiant dans la démarche que nous suivons, avance Woodward, et le match face à la France va nous permettre de nous mesurer à une grosse équipe». Même approche chez Bernard Laporte : «Notre victoire va nous donner de la sérénité et de la confiance avant d’affronter les Anglais, pour le sommet de l’hémisphère Nord». Capital pour Woodward Pour les deux équipes et pour les deux entraîneurs, cette rencontre revêt une importance capitale. Un succès à Paris permettrait aux Anglais de sauver en partie leur saison internationale, marquée par l’élimination en quart de finale de la Coupe du monde face à l’Afrique du Sud au stade de France. Cela permettrait également de renforcer Clive Woodward, fragilisé par l’élimination face aux Springboks mais candidat «à une autre chance en Coupe du monde», sous-entendu à un renouvellement de son contrat qui arrivera à échéance en septembre prochain. Les Français recherchent, eux, des certitudes pour conforter leur approche. Une victoire sur l’Angleterre servirait de première référence pour Bernard Laporte, nommé le 21 novembre, alors que le calendrier de la saison ne comporte aucune tournée estivale dans l’hémisphère Sud. Comme si le temps s’était accéléré, comme si le match avait lieu dans quarante-huit heures, les deux entraîneurs soulignent déjà les qualités de l’équipe adverse. «L’Angleterre, c’est l’équipe la plus forte de l’hémisphère Nord, celle qui a le plus gros volume de jeu, avance Bernard Laporte. Ils sont puissants, capables de jouer au large ou au près. Ce sera bien de se confronter à ce type d’équipe». Clive Woodward trouve, lui, «intéressant de voir ce que l’Angleterre sera capable de faire». France-Angleterre a déjà commencé. Olivier Magne en classe mondiale Auteur d’une brillante fin de Coupe du monde, Olivier Magne a confirmé face au Pays de Galles, samedi à Cardiff, qu’il figurait parmi les meilleurs troisièmes lignes de la planète ovale. Présent partout! Olivier Magne (1,88 m, 97 kg) a démontré face aux Gallois qu’il pouvait être au combat en première période, puis au grand large durant les quarante dernières minutes. Une palette que seuls le Sud-Africain Andre Venter, ou encore l’Anglais Neil Back possèdent. Alors, il a d’abord baissé le casque, pour participer au pilonnage de la défense galloise. Pas question de grandes envolées, d’éviter l’adversaire. L’heure était au combat basique. Le jeu d’Olivier Magne, 26 ans, a pris de l’ampleur en seconde période. Comme face à l’Argentine, ou aux All Blacks lors de la dernière Coupe du monde, ou contre l’Écosse en 1997 et 1998, quelques-uns de ses matches-références, il s’est porté au soutien de toutes les actions au grand large. Pour accélérer les mouvements, en assurer la continuité ou bien les conclure, comme sur le premier essai, inscrit après la réception acrobatique d’une passe de Thomas Castaignède. Seule ombre au tableau, Magne a quitté le terrain, à quinze minutes de la fin, touché au pied gauche, comme lors du Tournoi 1999. Pour expliquer ses performances à répétition, le troisième ligne de Montferrand avance sa philosophie du jeu, apparemment simple. Olivier Magne soutient que «si l’on parvient à se déplacer vite et avec de bons appuis, on pose des problèmes aux défenses adverses». « Je pense comme un entraîneur » Pour se déplacer plus vite, Olivier Magne a trouvé une solution. Outre de grosses qualités physiques, acquises par la pratique de nombreux sports, dont le ski, dès le plus jeune âge, il confesse avoir progressé dans sa compréhension du jeu. «En début de carrière, les gens me parlaient de l’expérience et je ne voyais pas à quoi ils faisaient allusion, dit-il. Moi, je courais partout et je finissais fatigué. Maintenant, j’arrive à savoir où le ballon va aller et je vais à sa rencontre. C’est peut-être cela l’expérience». D’où l’impression qu’Olivier Magne, international depuis 1997, est toujours présent au bon endroit au bon moment. Cette compréhension accrue du jeu l’incite à s’investir davantage dans le fonctionnement des équipes. «C’est vrai que le poste de capitaine du XV de France m’aurait plu, et d’ailleurs Fabien Pelous me laisse une totale liberté d’expression, avoue-t-il. Je suis persuadé qu’il faut dire les choses». Faute de commander le XV de France, Olivier Magne, 30 sélections, donne son avis sur le jeu, sur les approches tactiques ou les options prises en cours de match. «Plus ça va, plus j’ai un point de vue sur le jeu que je considère comme un échiquier, explique-t-il. Je me sens plus dans le rôle d’un entraîneur. D’ailleurs, je pense comme un entraîneur».
La première victoire à peine consommée, le XV de France et l’Angleterre se projettent déjà sur le rendez-vous du 19 février au stade de France, pour le compte de la deuxième journée du Tournoi des six nations, sommet de la saison internationale dans l’hémisphère Nord. La première sortie des deux équipes a été convaincante. L’Angleterre a remporté un succès record face à l’Irlande (50-18). Pendant ce temps, la France infligeait au Pays de Galles (36-3) sa plus large défaite à Cardiff dans le Tournoi. Au coup de sifflet final, chaque camp a vite glissé sur la victoire remportée, pour évoquer le prochain match, prévu deux semaines plus tard. Sans omettre d’utiliser quelques superlatifs pour souligner l’importance de l’événement. «Ce sera un match énorme», s’enthousiasme déjà Mike Catt, le centre...