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Actualités - Chronologie

Cyclisme - La Grande Boucle Virenque : je peux gagner le Tour

Richard Virenque est un homme pressé. Pressé de courir et ce sera chose faite mercredi avec le départ du Tour méditerranéen cycliste. Pressé aussi d’en finir avec cette affaire Festina qui lui colle aux basques et dont le procès est reporté à une date encore indéterminée. Pressé enfin de retrouver son public sur les routes du Var, son département. La saison qui débute, l’ancien meilleur grimpeur du Tour de France l’aborde avec une sérénité retrouvée : «J’ai eu un hiver idéal. Je me suis reposé, puis j’ai repris l’entraînement chez moi en Suisse avant de passer les fêtes de fin d’année avec mes proches dans le Var». Le 19 janvier, la famille Virenque s’est également agrandie d’un petit Dario : «Ça me responsabilise un peu plus encore», confie-t-il. En bref, le plus populaire des coureurs français est confiant et heureux de retrouver le peloton. Gianluigi Stanga lui avait concocté une reprise en douceur et plus tardive, mais c’est à sa demande que le Varois participe au Tour méditerranéen, avant d’enchaîner avec le Tour du Haut Var, le Tour de Valence et Paris-Nice. Ensuite, son avenir est plus brumeux et suspendu au procès Festina. Mais cette perspective ne semble guère troubler Virenque, qui regarde loin devant sans se poser de questions. Les classiques ? «Je disputerai Milan-San Remo et les Ardennaises, mais je suis avant tout un coureur du Tour. Ma période, c’est juillet», dit-il. Tout pour le Tour Nous y voilà. Même si le Français s’alignera également dans la Vuelta en septembre, sa course reste la Grande Boucle. «L’an dernier, j’étais parti dans les pires conditions en n’étant prévenu de ma sélection par la Société du Tour que quelques jours auparavant. Il m’était impossible de faire mieux que ce que j’ai fait. Cette fois, je vais me préparer pour ce rendez-vous». Les noms de Marco Pantani, Jan Ullrich ou Lance Armstrong ne l’impressionnent pas plus que ça. Deux années gâchées n’ont pas entamé son moral. «Je ne vis que pour le Tour. Dans cette épreuve, je suis toujours là. J’ai fait deuxième, troisième. Aujourd’hui, j’ai 30 ans, de l’expérience. Le plus dur est derrière moi», dit-il. «Après ce que j’ai vécu en 1998 et 1999, le plus facile est à venir. Je suis plus cool, plus concentré, plus motivé. Oui, je suis certain que la victoire est possible», ajoute-t-il. Pour l’épauler, il a demandé et obtenu de Franco Polti l’embauche de son grand copain Pascal Hervé. «Je voulais d’autres coureurs encore, mais le budget n’était pas extensible. Cependant, avec l’arrivée des Espagnols Daniel Clavero et Jose Manuel Uria notamment, l’équipe s’est renforcée en montagne», assure-t-il. «J’irai reconnaître comme toujours les grandes étapes de montagne. Quand j’entends Hautacam, Courchevel, le Ventoux, ça me parle. Ça me donne la chair de poule». Sa cohabitation avec Ivan Gotti, le vainqueur du dernier Giro, ne l’émeut pas plus : «Nos routes vont se croiser très rarement. Il n’y aura aucun problème entre nous». Virenque voit encore plus loin. Il lorgne déjà sur le championnat du monde qui se déroulera en France, à Plouay, et même sur les Jeux olympiques, pressé qu’il est de retrouver l’ambiance très spéciale qu’il avait connue à Atlanta (5e). «Les Jeux, c’est quelque chose d’immense. D’impressionnant. Je me souviendrai toujours du départ d’Atlanta. À bloc. Tous. J’avais vécu dix jours là-bas. Des jours qui comptent dans une vie». Quant à sa popularité, elle ne se dément pas. «J’ai toujours eu un excellent contact avec les gens. J’ai même le sentiment qu’ils sont encore plus supporters qu’avant». Paris-Nice : Fignon débute par la tradition Pour ses débuts à la tête de Paris-Nice, Laurent Fignon a conçu un parcours qui renoue avec la tradition de la «course au soleil», du 5 au 12 mars. L’ancien champion français, qui a racheté l’épreuve dans le courant de l’année passée, a tenu à remettre le contre-la-montre du col d’Eze (abandonné depuis quelques années), qui sera jugé cette fois à la veille de l’arrivée sur la Promenade des Anglais. Avec vingt équipes de huit coureurs (record de participants), parmi lesquels le Belge Frank Vandenbroucke et l’Américain Lance Armstrong pour têtes d’affiche, la course promet d’être animée d’autant que son nouveau responsable a voulu un parcours spectaculaire dans le final des étapes. «Ce ne sont pas des difficultés insurmontables mais il n’y a pas quarante kilomètres de plat pour finir», a expliqué Laurent Fignon qui, marqué par son expérience de consultant TV, a souligné la nécessité de rendre la course plus attractive pour les téléspectateurs. VDB favori S’il a éprouvé quelques difficultés pour boucler le budget («c’est de l’ordre de 7 millions de francs», a-t-il précisé), l’ancien double vainqueur du Tour a préféré insister sur les nouveautés. Toutes les étapes de Paris-Nice seront retransmises à la télévision (Eurosport en semaine, France Télévision le week-end) et l’épreuve bénéficiera de plusieurs aménagements (écran géant, venue des écoles de cyclisme, etc). Deux contre-la-montre, en ouverture et à la veille de l’arrivée, trois étapes difficiles, notamment le vendredi entre Sisteron et Villeneuve-Loubet, et trois autres plus roulantes dessinent un ensemble équilibré malgré un long transfert à mi-course dans la vallée du Rhône. À défaut de Laurent Jalabert, qui a opté pour Tirreno-Adriatico, et du vainqueur sortant, le Néerlandais Michael Boogerd, le plateau réunit surtout des spécialistes de courses par étapes. Outre Vandenbroucke (vainqueur en 1998), appelé à occuper le rang de premier favori, et Armstrong, les participations du Suisse Alex Zuelle (vainqueur en 1993), du Kazakh Alexandre Vinokourov, du Suisse Laurent Dufaux et de l’Italien Francesco Casagrande sont acquises. «Cette course, je l’ai voulue. Dès 1995, j’avais fait des offres à Josette Leulliot. Depuis, je n’ai pas relâché la pression», a ajouté son nouvel organisateur, retiré des pelotons depuis l’été 1993. «J’ai appris le délicat métier d’organisateur. (...) J’espère que ce Paris-Nice sera irréprochable. Peut-être y aura-t-il quelques imperfections. Je réclame un peu d’indulgence».
Richard Virenque est un homme pressé. Pressé de courir et ce sera chose faite mercredi avec le départ du Tour méditerranéen cycliste. Pressé aussi d’en finir avec cette affaire Festina qui lui colle aux basques et dont le procès est reporté à une date encore indéterminée. Pressé enfin de retrouver son public sur les routes du Var, son département. La saison qui débute, l’ancien meilleur grimpeur du Tour de France l’aborde avec une sérénité retrouvée : «J’ai eu un hiver idéal. Je me suis reposé, puis j’ai repris l’entraînement chez moi en Suisse avant de passer les fêtes de fin d’année avec mes proches dans le Var». Le 19 janvier, la famille Virenque s’est également agrandie d’un petit Dario : «Ça me responsabilise un peu plus encore», confie-t-il. En bref, le plus populaire des coureurs...