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Actualités - Chronologie

Russie L'affaire Babitski mobilise toute la presse

La presse russe, toutes tendances confondues, critiquait vivement les autorités russes à propos de la disparition du journaliste russe Andreï Babitski, correspondant en Tchétchénie de la radio Svoboda. Après avoir arrêté le journaliste le 18 janvier, les autorités russes ont annoncé l’avoir remis, contre deux soldats, aux combattants tchétchènes, qu’elles considèrent pourtant comme des «bandits». Mais on est sans nouvelles de lui depuis le 15 janvier. «Où se trouve Babitski ?», s’interroge à la Une le quotidien d’affaires Kommersant, en précisant qu’il n’y a que les Tchétchènes pour répondre... qu’ils ne savent pas où il est. «Je pense que les services spéciaux russes ont pu l’éliminer physiquement et ensuite simuler un échange. Ainsi, ils font d’une pierre deux coups : ils se débarrassent d’un correspondant mal vu tout en nous accusant de son meurtre», a déclaré Moumadi Saïdaïev, représentant du gouvernement tchétchène, cité par Kommersant. Pour Nezavissimaïa Gazeta, proche du Kremlin, «l’histoire d’Andreï Babitski est de plus en plus embrouillée». Le quotidien cite l’avocat du journaliste indiquant : «C’est un fait sans précédent qu’un État échange l’un de ses citoyens contre un autre citoyen». Dans une protestation indignée contre les propos du ministre de la Défense, Igor Sergueïev, prêt à échanger «dix Babitski contre un seul soldat russe», Segodnia relève que Sergueïev a «ouvert un bureau de change» pour faire commerce des journalistes.
La presse russe, toutes tendances confondues, critiquait vivement les autorités russes à propos de la disparition du journaliste russe Andreï Babitski, correspondant en Tchétchénie de la radio Svoboda. Après avoir arrêté le journaliste le 18 janvier, les autorités russes ont annoncé l’avoir remis, contre deux soldats, aux combattants tchétchènes, qu’elles considèrent pourtant comme des «bandits». Mais on est sans nouvelles de lui depuis le 15 janvier. «Où se trouve Babitski ?», s’interroge à la Une le quotidien d’affaires Kommersant, en précisant qu’il n’y a que les Tchétchènes pour répondre... qu’ils ne savent pas où il est. «Je pense que les services spéciaux russes ont pu l’éliminer physiquement et ensuite simuler un échange. Ainsi, ils font d’une pierre deux coups : ils se débarrassent...