Rechercher
Rechercher

Actualités - Interviews

Kosovo Bernard Kouchner se dit abandonné

Le chef de la mission de l’Onu pour le Kosovo, Bernard Kouchner, se dit «abandonné», notamment financièrement, dans un entretien publié hier par le quotidien français le Figaro. «Aujourd’hui, début février, j’ai zéro deutschemark dans le budget 2000 du Kosovo : je ne peux donc pas payer les rares fonctionnaires indispensables – hôpitaux, éducation, système judiciaire, électricité», déclare M. Kouchner. «Voilà bien un abandon qui ne sera profitable à personne. Sauf peut-être à M. Milosevic» (le président yougoslave), commente le représentant de l’Onu. Devant cette situation, Bernard Kouchner explique qu’il «court de Bruxelles à Tokyo avec sa sébile» pour obtenir des fonds. «Je pars immédiatement pour le Japon où le Premier ministre m’a promis près de 10 millions de dollars pour mon budget», dit-il. «Plus le temps passe, moins le Kosovo est à la mode et plus on m’abandonne. Comme il n’y a pas de crise grave, on croit que c’est réglé», dit encore l’ancien ministre français.
Le chef de la mission de l’Onu pour le Kosovo, Bernard Kouchner, se dit «abandonné», notamment financièrement, dans un entretien publié hier par le quotidien français le Figaro. «Aujourd’hui, début février, j’ai zéro deutschemark dans le budget 2000 du Kosovo : je ne peux donc pas payer les rares fonctionnaires indispensables – hôpitaux, éducation, système judiciaire, électricité», déclare M. Kouchner. «Voilà bien un abandon qui ne sera profitable à personne. Sauf peut-être à M. Milosevic» (le président yougoslave), commente le représentant de l’Onu. Devant cette situation, Bernard Kouchner explique qu’il «court de Bruxelles à Tokyo avec sa sébile» pour obtenir des fonds. «Je pars immédiatement pour le Japon où le Premier ministre m’a promis près de 10 millions de dollars pour mon budget»,...