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Actualités - Chronologie

Informatique - Mobilisation des concessionnaires, inquiets Cliquez, l'auto est à vous

Acheter la voiture de ses rêves d’un simple clic, sans sortir de chez soi, devient un jeu d’enfant avec l’Internet, de quoi inquiéter les concessionnaires, intermédiaires obligés de toute une industrie depuis des décennies. Après le livre, le CD et le billet d’avion, l’automobile provoque à son tour une inflation de sites Internet aux États-Unis, aux noms plus évocateurs les uns que les autres : Carclub.com, Autoweb.com, Carsdirect.com, Carorder.com... Les uns informent le consommateur sur tous les modèles possibles et imaginables, du prix aux caractéristiques techniques. Les autres vendent des voitures, neuves ou d’occasion, des pièces détachées ou des accessoires auto. Dans la course effrénée aux premières loges, deux acteurs se sont distingués dernièrement : Amazon.com, le grand bazar du commerce en ligne, et Autobytel.com, numéro un du commerce de voitures sur Internet. Amazon.com, né libraire en ligne avant de se diversifier tous azimuts, a fait une entrée très remarquée dans l’univers automobile le 21 janvier en acquérant 5% de Greenlight.com, une start up qui vend des voitures neuves et qui sera proposée désormais sur son site. «L’opération Amazon/Greenlight va rendre populaire les achats de voitures en ligne auprès de 16 millions de clients parmi les plus expérimentés de l’Internet», ceux d’Amazon.com, souligne une étude de l’institut Forrester Research, spécialiste de l’Internet. Trois jours plus tard, Autobytel.com, qui avait jusqu’ici pour vocation de mettre en contact acheteurs potentiels et concessionnaires, passait à la vitesse supérieure en décidant de vendre directement des voitures au consommateur. «Si une voiture proposée sur notre site vous intéresse, vous cliquez sur elle. Nous vous offrons un financement, des assurances et la livraison gratuite à domicile», explique le pdg d’Autobytel, Mark Lorimer. Plus de tabou Acheter une Chevrolet ou une Mercedes en ligne, assis devant son ordinateur, constitue une petite révolution dans une société de consommation aussi dominée, depuis près d’un demi-siècle, par le culte de la voiture. «Beaucoup de consommateurs éprouvent encore le besoin d’avoir un concessionnaire chez lequel ils peuvent physiquement se rendre en cas de problème», souligne Chris Denove, expert du groupe de conseil américain J.D Power Associates, à Los Angeles (Californie). «Les véhicules deviennent néanmoins de plus en plus fiables. Le degré d’acceptation du commerce en ligne grandit en même temps», souligne-t-il. De facto, acheter une voiture en ligne n’est plus un tabou. L’an dernier, 40 % des Américains qui ont acheté une voiture ont surfé sur l’Internet avant de passer à l’acte, selon une étude de J.D Power. Seuls 3 % d’entre eux ont acheté par un service en ligne, un chiffre qui devrait toutefois passer à 5 % en 2000, estime M. Denove. Conscient du danger, le lobby des concessionnaires multiplie les pressions auprès des 50 États de l’Union pour faire adopter des réglementations très restrictives sur le commerce en ligne. Certains, comme le Texas (sud), ont déjà répondu à l’appel. La législation américaine interdit en outre aux constructeurs et aux intermédiaires non agréés de vendre des voitures. Dans ce contexte, les sites en ligne n’ont d’autre choix que de travailler avec les vendeurs agréés. La plupart d’entre eux renvoient le client internaute vers un vendeur local, en empochant au passage une petite commission de quelques dizaines de dollars. Les autres achètent à des concessionnaires et revendent. Le client ne gagne au mieux que quelques centaines de dollars avec l’Internet, relève M. Denove. Même si la législation évolue, «il est «extrêmement peu probable de voir les concessionnaires disparaître», pronostique-t-il.
Acheter la voiture de ses rêves d’un simple clic, sans sortir de chez soi, devient un jeu d’enfant avec l’Internet, de quoi inquiéter les concessionnaires, intermédiaires obligés de toute une industrie depuis des décennies. Après le livre, le CD et le billet d’avion, l’automobile provoque à son tour une inflation de sites Internet aux États-Unis, aux noms plus évocateurs les uns que les autres : Carclub.com, Autoweb.com, Carsdirect.com, Carorder.com... Les uns informent le consommateur sur tous les modèles possibles et imaginables, du prix aux caractéristiques techniques. Les autres vendent des voitures, neuves ou d’occasion, des pièces détachées ou des accessoires auto. Dans la course effrénée aux premières loges, deux acteurs se sont distingués dernièrement : Amazon.com, le grand bazar du commerce en...