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Actualités - Chronologie

Les épouses des candidats en première ligne

Les frasques de Bill Clinton et l’attitude controversée de la première Dame des États-Unis ont poussé sous les projecteurs les épouses des candidats à la Maison-Blanche. Hillary Clinton a fait fi des conventions en quittant la résidence officielle du couple présidentiel et en s’installant dans un quartier chic de New York d’où elle mène sa bataille pour les sénatoriales. Les haussements de sourcils suscités par cet anticonformisme ont sans conteste incité les candidats à la présidentielle à mettre en avant le côté «épouse sage» et «mère de famille modèle» de leurs femmes respectives. «Ma décision la plus brillante a été de demander la main de Laura en mariage», n’a de cesse de répéter le républicain George W. Bush qui ne rate pas une occasion de fustiger les dérapages extraconjugaux de Bill Clinton. «Mais je ne suis pas convaincu que sa décision la plus brillante ait été de dire oui», aime-t-il ajouter, soulignant que l’éducation de leurs deux filles était le travail le plus important de sa femme. Il s’agit en réalité de la seule profession de Laura Bush qui a abandonné son poste d’enseignante peu après son mariage. Une conception qui contraste singulièrement avec la réputation d’avocate brillante de Mme Clinton qui se moquait récemment de ceux qui auraient préféré la voir rester au foyer et «faire des gâteaux». La First Lady restera aussi dans les esprits comme celle qui tenta de réformer le système de couverture médicale, sans aucun mandat officiel. Laura Bush sait déjà qu’elle ne commettra pas une telle erreur. «Elle n’a pas l’intention de s’impliquer ainsi», affirme Mindy Tucker, une porte-parole du gouverneur du Texas. Le but immédiat de cette brune énergique est de faire gagner le plus de voix possible à son mari lors de la première élection primaire, mardi dans le New Hampshire. Tous les candidats de cette campagne sont mariés et pères de famille, et tous ont mobilisé leurs femmes pour les besoins de l’élection présidentielle du 7 novembre 2000. Ils savent que les valeurs familiales sont souvent un gage de popularité. La mère de Bush, Barbara, a battu à ce titre tous les records pendant le séjour de son mari à la Maison-Blanche. Tipper, épouse du principal candidat démocrate, le vice-président Al Gore, est une authentique mère au foyer qui pose fréquemment avec son mari et leurs cinq enfants. Le seul rival démocrate de Gore, l’ex-vedette de basket-ball et ancien sénateur Bill Bradley, a une femme qui travaille. Ernestine, native d’Allemagne, est enseignante. Son statut d’immigrante est un atout auprès des électeurs libéraux de son mari. Côté républicain, le sénateur de l’Arizona, John McCain, s’affiche en permanence avec sa seconde femme depuis 20 ans, Cindy, ainsi que leurs sept enfants, dont un adopté au Bangladesh, après avoir avoué qu’il trompait sa première épouse. Les trois autres candidats du Grand Old Party, le millionnaire Steve Forbes, l’ancien ambassadeur Alan Keyes et l’ultraconservateur Gary Bauer vantent tous les mérites de leurs épouses respectives.
Les frasques de Bill Clinton et l’attitude controversée de la première Dame des États-Unis ont poussé sous les projecteurs les épouses des candidats à la Maison-Blanche. Hillary Clinton a fait fi des conventions en quittant la résidence officielle du couple présidentiel et en s’installant dans un quartier chic de New York d’où elle mène sa bataille pour les sénatoriales. Les haussements de sourcils suscités par cet anticonformisme ont sans conteste incité les candidats à la présidentielle à mettre en avant le côté «épouse sage» et «mère de famille modèle» de leurs femmes respectives. «Ma décision la plus brillante a été de demander la main de Laura en mariage», n’a de cesse de répéter le républicain George W. Bush qui ne rate pas une occasion de fustiger les dérapages extraconjugaux de Bill...