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Actualités - Chronologie

Finale du simple dames Martina Hingis s'incline devant Lindsay Davenport

Déjà battue en double la veille, la Suissesse Martina Hingis (n° 1) a cédé son titre du simple des Internationaux d’Australie à l’Américaine Lindsay Davenport (n° 2) en s’inclinant en 65 minutes, 6-1, 7-5, samedi, à Melbourne. Voilà trois ans qu’elle régnait sans partage sur ce premier tournoi du Grand Chelem, alors qu’elle avait vu sa suprématie vaciller dans les autres ces derniers temps. Bloquée en demi-finale ces deux dernières années, Davenport, éliminée en 1998 par l’Espagnole Conchita Martinez et en 1999 par la Française Amélie Mauresmo, a mis fin à sa série triomphale de 27 succès. Dominée en puissance, Hingis, qui accuse 19 centimètres de moins que son adversaire mais n’avait guère été éprouvée aux tours précédents, fut complètement dépassée par les événements au cours du premier set. Non seulement elle perdit trois fois son service, mais elle ne marqua qu’un seul point sur celui de l’Américaine. Elle fut même inférieure dans les échanges prolongés, en perdant 13 sur 21. La jeune fille prodige qui avait émerveillé le monde du tennis en devenant la plus jeune n° 1 mondiale à seize ans et demi, le 31 mars 1997, puis en continuant de battre tous les records de précocité, était tout simplement perdue. Acculée en fond de court, elle jouait sur les talons et n’en finissait pas de courir en vain après cette balle qui passait très au large de sa raquette. Davenport, qui avait marqué 88 % des points avec sa première balle de service et 100 % avec la deuxième, commit ses deux premières doubles fautes dans le troisième jeu du second set. C’était déjà un signe de fatigue. Elle menait 5-1 et était à 2 points de la victoire quand elle concéda sa première balle de break, qu’elle annula, avant d’expédier la deuxième d’un revers dans le filet. Hingis venait d’arrêter l’hémorragie juste à temps. Parvenant enfin à juguler sa surpuissante adversaire, qui se déplace convenablement latéralement mais beaucoup moins bien en profondeur, elle lui fit commettre de nombreuses fautes directes grossières. De telle sorte que le compteur de ses propres erreurs, qui accusait un net désavantage par rapport à celui de Davenport, établit l’égalité à 19 peu avant la fin du neuvième jeu. Hingis le remporta en prenant pour la deuxième fois le service de l’Américaine avant de revenir à 5 jeux partout. Redoutant la perspective d’un troisième set qu’elle eût très probablement perdu, Davenport s’était accrochée vaillamment. Elle surmonta suffisamment tôt son passage à vide pour remporter son service et prendre une sixième et dernière fois celui de Hingis avec un jeu blanc. La Suissesse, qui avait commis sa deuxième double faute et avait expédié une balle dans le couloir et une autre au-delà de la ligne de fond, avait retourné la première des trois balles de match dans les décors. C’est la troisième victoire de l’Américaine, déjà couronnée à vingt-trois ans à l’US Open en 1998 et à Wimbledon en 1999, dans un tournoi du Grand Chelem. La 10e sur Hingis en 17 rencontres, dont 6 au cours des 7 dernières. «Martina joue bien, Lindsay joue bien et très fort», avait commenté la Russe Anna Kournikova (n° 13), éliminée, 6-4, 6-3, au quatrième tour par Davenport. Toute la différence est là et le travail consenti à la fin de l’année par Hingis pour combler son déficit de puissance, non seulement sur Davenport, mais aussi sur les sœurs Williams, aura été de peu d’utilité. Déclarations Lindsay Davenport (vainqueur de Martina Hingis) : «Je n’arrivais pas à croire que c’était si facile tant je jouais bien. Après avoir perdu alors que je servais à 5-1, j’étais un peu déprimée. Mais à 5-5, je n’ai jamais pensé un seul instant que je pouvais perdre le deuxième set. Elle n’a pas servi très bien pendant tout le match, et ce fut la clef de ma victoire. C’est assez incroyable que j’aie aussi bien joué ma première finale australienne. Peu de joueuses ont gagné les quatre tournois du Grand Chelem, même au cours d’années différentes. La terre battue de Roland-Garros, c’est un peu dur pour moi. Mes déplacements sur le court ne sont pas mon point fort. Je n’avais jamais pensé être en mesure de gagner les quatre tournois du Grand Chelem. C’est pourquoi j’irai à Paris cette année une semaine avant le tournoi pour m’entraîner. Je joue au tennis parce que j’aime le sport. Pas pour me montrer ou pour l’argent. J’ai de la chance que ça marche, mais il y a des choses plus importantes que le tennis dans la vie». Martina Hingis (battue par Lindsay Davenport) : «C’est mentalement très dur de jouer contre elle. Elle a un grand service et quand il le faut, elle joue bien. À 5-1 dans le deuxième set, je me suis dit que rien n’était jamais fini en tennis jusqu’au dernier point. J’étais menée 6-1, 5-1, et je me suis dit que les gens avaient payé pour voir jouer les n° 1 et n° 2 mondiales et que cela ne pouvait pas se terminer comme ça. Je n’étais pas si mauvaise que ça et j’aurais été très déçue si j’avais perdu 6-1, 6-1. Elle m’a forcé à prendre des risques, à jouer les lignes, et je les ai manquées. Je n’étais pas fatiguée, mais c’était comme si je n’étais pas là. J’ai beaucoup de respect pour Lindsay. C’est une grande joueuse et quelqu’un de très bien. Mais elle ne m’a laissé aucune chance. Mais je n’ai que 19 ans et mon avenir n’est pas derrière moi».
Déjà battue en double la veille, la Suissesse Martina Hingis (n° 1) a cédé son titre du simple des Internationaux d’Australie à l’Américaine Lindsay Davenport (n° 2) en s’inclinant en 65 minutes, 6-1, 7-5, samedi, à Melbourne. Voilà trois ans qu’elle régnait sans partage sur ce premier tournoi du Grand Chelem, alors qu’elle avait vu sa suprématie vaciller dans les autres ces derniers temps. Bloquée en demi-finale ces deux dernières années, Davenport, éliminée en 1998 par l’Espagnole Conchita Martinez et en 1999 par la Française Amélie Mauresmo, a mis fin à sa série triomphale de 27 succès. Dominée en puissance, Hingis, qui accuse 19 centimètres de moins que son adversaire mais n’avait guère été éprouvée aux tours précédents, fut complètement dépassée par les événements au cours du premier...