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Actualités - Chronologie

Boxe Francis, une formalité pour Tyson

Même si l’Américain Mike Tyson et son entourage refusent de l’admettre, Julius Francis apparaîtra, aujourd’hui à Manchester, comme une formalité pour l’ancien roi des lourds dans sa énième tentative de reconquête d’une couronne désormais lointaine. Grillé sur le sol américain après ses multiples déboires hors et sur le ring, Tyson trouve dans ce premier exil en Angleterre l’occasion – peut-être la dernière – de redorer son blason pugilistique, sur le sol même de l’actuel champion du monde de la catégorie, Lennox Lewis, et de se refaire une santé financière. Car Lewis, l’homme qui a détrôné Evander Holyfield, qui lui-même avait humilié Tyson en 1996, est bel et bien la cible de l’ex-taureau de Brooklyn. Et l’on peut imaginer le tapis de billets verts qui se déroulerait pour une telle entrevue si l’on considère que cette exhibition contre Francis rapportera déjà à l’Américain quelque 8 millions de dollars (autant d’euros)! Avec son bonnet de ski rivé sur le crâne et ses lunettes noires, Francis n’a de Lewis que l’allure. Car sur le plan pugilistique, il n’a guère plus de gloire que le titre obscur de champion du Commonwealth et ses 28 précédents adversaires, dont sept sont tout de même parvenus à le battre. Même les fans britanniques ont dû attendre ce rendez-vous avec Tyson pour découvrir l’histoire de l’orphelin de Woolwich, passé par la violence des rues, la drogue et la prison avant de devenir boxeur professionnel à l’âge de 28 ans ! Vaincre et convaincre Il semble peu probable que le Britannique de 35 ans, à la garde étonnamment basse, ait l’armure nécessaire pour contenir les assauts furieux de l’Américain, ni la palette de coups suffisante pour y répondre et tenir en respect celui qui se décrit encore comme «un animal sur le ring». Les bookmakers anglais ne s’y sont d’ailleurs pas trompés en n’accordant qu’une infime chance à leur compatriote. Car personne ne le croit vraiment lorsqu’il affirme «qu’il ne s’agit pas seulement d’une histoire de pactole (sa bourse est de 350 000 livres) et qu’aucun homme ne lui fait peur». D’autant que Tyson ne peut pas se contenter d’inscrire une 47e victoire à son palmarès. Il faudra que celle-ci soit convaincante, explosive même pour séduire les 21 000 spectateurs qui vont faire vibrer l’arène anglaise, les promoteurs, les investisseurs et les télévisions. Comme au bon vieux temps, à la fin des années 80, lorsque Iron Mike, le plus jeune champion du monde de l’histoire des lourds, assommait ses rivaux en quelques minutes, voire quelques secondes, faisant régner la terreur dans le milieu, et s’exhibait à la une des magazines en tenue royale... Pas question pour Tyson de rater sa deuxième sortie hors USA comme il l’avait fait en 1990 à Tokyo en négligeant un certain Buster Douglas. Ni d’avoir recours à des pratiques interdites : comme cette morsure à l’oreille infligée à Holyfield lors de leur revanche en 1997, ou ce coup sur Orlin Norris délivré après le gong et qui avait mis une fin anticipée à une tentative de retour. Deux fiascos qui lui avaient valu des sanctions et un conseil discret d’aller s’exhiber ailleurs. L’Angleterre l’a accueilli plutôt chaudement. À lui de ne pas laisser passer sa chance...
Même si l’Américain Mike Tyson et son entourage refusent de l’admettre, Julius Francis apparaîtra, aujourd’hui à Manchester, comme une formalité pour l’ancien roi des lourds dans sa énième tentative de reconquête d’une couronne désormais lointaine. Grillé sur le sol américain après ses multiples déboires hors et sur le ring, Tyson trouve dans ce premier exil en Angleterre l’occasion – peut-être la dernière – de redorer son blason pugilistique, sur le sol même de l’actuel champion du monde de la catégorie, Lennox Lewis, et de se refaire une santé financière. Car Lewis, l’homme qui a détrôné Evander Holyfield, qui lui-même avait humilié Tyson en 1996, est bel et bien la cible de l’ex-taureau de Brooklyn. Et l’on peut imaginer le tapis de billets verts qui se déroulerait pour une telle...