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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : calme et stabilité

La calme a régné hier sur le marché des changes de Beyrouth en raison de la contraction de la demande du dollar dont l’offre continuait à se faire sentir à des fins de placement en livre libanaise. Mais, après que la Banque du Liban (BDL) eut maintenu en l’état sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, le billet vert a dû clôturer au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier. Dans cette évolution, les établissements de crédit ont continué de négocier pratiquement le dollar au-dessous de ce taux indicatif et tout près du point inférieur d’intervention de la BDL, entre 1 502,50 et 1 503,50 LL, ont indiqué les cambistes. Pourtant, ce mouvement ne s’est guère accompagné d’animation, avec comme corollaire quelque sept millions de dollars échangés durant toute la journée à l’achat et à la vente par les banques de la place, sans le moindre recours à la BDL, ajoute-t-on dans ces mêmes milieux. Maintien de l’euro juste au-dessus de la parité avec le dollar À l’étranger, l’euro est resté pratiquement faible hier face à l’ensemble des devises, proche de la parité avec le dollar sur des marchés des changes statiques où le billet vert gagnait du terrain contre le sterling, profitant d’un Dow Jones en hausse à New York. Tout le long de la journée d’hier, la monnaies unique européenne a taquiné donc la parité avec le dollar, après l’avoir franchie à la baisse la veille et s’être échangée à un plus bas historique de 0,9988 dollar. Selon les cambistes, l’euro restait soutenu au-dessus de la parité avec le billet vert par des craintes d’intervention de la Banque centrale européenne (BCE). Les chiffres qui ont été publiés dans la matinée d’hier sur les prix à l’importation en Allemagne le mois dernier, plus forts que prévu, n’ont pas affecté la monnaie unique. Les prix ont augmenté de 1,6 % au mois de décembre et de 8,2 % en taux annuel, alors que les prévisions attendaient une hausse respectivement de 0,6 % et de 7,1 %. De plus, le marché est resté globalement insensible aux commentaires du ministre allemand des Finances, Hans Eichel, qui a déclaré hier tabler sur une appréciation de l’euro face au dollar en l’an 2000. «Certaines choses laissent à penser que la valeur externe de l’euro va croître au cours de cette année», a-t-il dit, soulignant que les fondamentaux européens allaient dans le bon sens. «La différence de croissance par rapport à la zone dollar va se réduire», a-t-il ajouté, lors d’une conférence de presse à Berlin. Otmar Issing, l’économiste en chef de la BCE, a pour sa part affirmé que l’institut d’émission européen n’avait pas fixé un taux de change de l’euro qui déclencherait automatiquement une intervention s’il était atteint, mettant toutefois en garde de toute faiblesse excessive de la devise européenne qui risquait de favoriser une inflation importée. Quant au gouverneur de la Banque nationale de Belgique, Guy Quaden, membre du directoire de la BCE, il a fait savoir qu’une intervention sur l’euro n’était pas exclue un jour ou l’autre, laissant croire donc à une riposte de la part des autorités monétaires européennes qui a empêché la devise de fléchir à nouveau. En revanche, le billet vert s’est raffermi face à un sterling resté très fort toute la semaine dernière, profitant de la hausse du Dow Jones depuis l’ouverture de Wall Street hier. La monnaie britannique s’est donc affaiblie, se montrant indifférente à l’annonce des chiffres sur les ventes de détail au Royaume-Uni le mois dernier. La publication des minutes de la réunion du comité de politique monétaire de la Banque d’Angleterre des 12 et 13 janvier est passée aussi comme inaperçue. Les minutes ont révélé que 8 des 9 membres de ce comité se sont prononcés pour un relèvement des taux britanniques d’un quart de point en pourcentage à 5,75 %, le neuvième membre ayant voté pour une hausse d’un demi point en pourcentage. Enfin, le dollar continuait de trouver un certain appui face au yen dans les craintes d’intervention de la Banque du Japon pour contrecarrer toute appréciation de sa monnaie. C’est dans ce contexte, que le billet vert s’est négocié sur un ton généralement soutenu à New York, comme suit : – 1,0003 pour un euro contre 1,0010, la veille – 1,6375 pour un sterling contre 1,6445 – 1,9555 DM contre 1,9540 – 6,5575 FF contre 6,5530 – 1,6120 FS contre 1,6115 – 1 935,70 lires contre 1 934,35 – 105,85 yens contre 106,00. Bourse de Beyrouth : marché stationnaire À la Bourse de Beyrouth, la tendance était à la stabilité hier avec le maintien en l’état de toutes les valeurs ayant fait l’objet de transactions. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a reproduit son dernier niveau de la veille à 77,45 points, ainsi que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires à 176,80 points. Pourtant, l’activité du marché est restée assez faible, 20 943 actions seulement ayant changé de main hier d’une valeur globale de 96 432 dollars. Wall Street : marché soutenu Sur les places boursières internationales, Wall Street a continué de présenter des signes de résistance aux influences baissières en provenance de prises de bénéfices sur fond de craintes de resserrement de la politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed). Les résultats des sociétés sont une nouvelle fois venus agrémenter la séance avec le plus souvent des gains supérieurs aux attentes des investisseurs. Pourtant, les opérateurs boursiers sont restés à l’affût d’indications sur le contenu du discours prononcé tard dans la soirée d’hier par le président de la Fed, Alan Greenspan, devant la commission bancaire du Sénat pour la reconduction de son mandat. Prévu initialement la veille, ce discours avait été repoussé en raison de la tempête de neige qui s’était abattue sur le nord-est des États-Unis, mardi. Certes, la cote américaine a trouvé un certain appui dans le marché obligataire consécutivement à la détente intervenue hier sur les taux longs, les investisseurs ayant compris du discours de Greenspan que le relèvement des taux servis sur les fonds fédéraux ne devrait pas dépasser un quart de point en pourcentage, phénomène largement anticipé pas le marché. Cela étant, l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles, qui a fluctué entre un plus bas à 11 002,58 points et un plus haut à 11 131,03 points, est parvenu à afficher en préclôture 11 067,46 points, en hausse de 37,57 points sur la veille. Les Bourses européennes soutenues par les télécoms Les valeurs européennes des télécommunications, sous la conduite des poids-lourds Deutsche Telekom et Vodafone AirTouch, ont permis aux Bourses européennes de terminer dans le positif mercredi, les craintes sur les taux d’intérêt s’apaisant pour l’instant. Elles pourraient toutefois facilement revenir si de très bons indicateurs économiques laissent penser que la Fed, qui se réunira mardi et mercredi prochains, pourrait relever les taux au-delà du quart de point prévu. Pour sa part, la Banque centrale européenne (BCE) se réunira jeudi prochain et une minorité d’analystes pense qu’il pourrait y avoir une hausse des taux dans la zone euro ensuite. L’inflation annuelle des prix à la consommation de la zone euro s’est accélérée à 1,7 % en décembre, mais le principal économiste de la BCE, Otmar Issing, a réaffirmé qu’elle devrait probablement se ralentir après une poussée au début de l’année. L’indice Eurotop 300 a gagné 0,93 % et l’Euro Stoxx 50 1,50 %. La Bourse de Paris s’est adjugée 0,90 %, celles de Londres et Madrid 1,60 %, Francfort 2,40 %, Bruxelles 0,70 %, Zurich 0,30 % et Milan 0,80 %, alors qu’Amsterdam perdait 0,40 %. L’indice Stoxx des valeurs des télécommunications a progressé de 3,60 %. «Il sera plutôt difficile pour les investisseurs d’ignorer pendant un moment les valeurs tech et télécoms de qualité», a estimé un stratégiste. «Quelques résultats excellents, comme ceux de Siemens, ont été publiés cette semaine», a-t-il noté. Deutsche Telekom s’est octroyé 4,90 %, Vodafone 6,10 %, Mannesmann 4,70 %, France Télécom 4,00 % et KPN 2,90 %. Telekom détient T-Online, le plus grand fournisseur de services Internet en Europe, et l’on s’attend à six millions d’abonnés d’ici à la fin de l’année, contre 4,2 millions en 1999. Telekom compte introduire en Bourse un peu moins de 10 % de T-Online en avril. Crédit Suisse First Boston a également porté son objectif de cours de 63 à 76 euros sur le titre et réaffirmé sa recommandation à l’achat. En ce qui concerne France Télécom, Morgan Stanley Dean Witter a repris sa couverture avec surperformance. La technologie, la distribution, les banques, l’assurance, l’industrie, l’automobile ont également progressé, alors que l’énergie, l’alimentation et les producteurs de base faiblissaient. À la distribution, Carrefour s’est adjugé 5,60 % et les espagnols Continente et Pryca 4,20 et 3,20 % respectivement. La Commission européenne a approuvé en partie la fusion de Carrefour et de Promodès, les sociétés-mères des deux distributeurs espagnols. Promodès s’est adjugé 4,90 %. Tokyo : en hausse dans le sillage de Wall Street La Bourse de Tokyo a terminé la séance de mercredi en hausse, soutenue par le léger rebond de Wall Street et l’engouement suscité par le lancement de fonds d’investissements nippons, cette semaine et la suivante. L’indice Nikkei 225 s’est adjugé 215,66 points, soit 1,14 %, pour finir à 19 111,19. Les valeurs high tech ont mené la danse, étant donné qu’elles devraient figurer en bonne place dans les portefeuilles des nouveaux fonds. «Le marché est toujours un peu inquiet de l’impact des valeurs américaines, mais le sentiment est plutôt positif dans la perspective du lancement des nouveaux fonds d’investissement», a résumé Masafumi Nakayama, analyste à Mito Securities. Le contrat à terme sur l’indice Nikkei à échéance mars a gagné 170 points à 19 100. L’indice Topix de toutes les valeurs de la première section a progressé de 31,52 points, soit 1,93 %, à 1 664,09. De même, l’indice Nikkei 300, pondéré en fonction des capitalisations boursières, a gagné 4,85 points, soit 1,56 %, à 315,92. Un total de 547,58 millions d’actions ont été échangées sur la première section. Les gains ont dépassé les pertes par 693 contre 502, avec 149 valeurs inchangées. Les opérateurs remarquaient que les indices avaient été soutenus par une vague d’achats concernant des valeurs à forte capitalisation comme Sony et Nippon Telegraph and Telephone (NTT).
La calme a régné hier sur le marché des changes de Beyrouth en raison de la contraction de la demande du dollar dont l’offre continuait à se faire sentir à des fins de placement en livre libanaise. Mais, après que la Banque du Liban (BDL) eut maintenu en l’état sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, le billet vert a dû clôturer au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier. Dans cette évolution, les établissements de crédit ont continué de négocier pratiquement le dollar au-dessous de ce taux indicatif et tout près du point inférieur d’intervention de la BDL, entre 1 502,50 et 1 503,50 LL, ont indiqué les cambistes. Pourtant, ce mouvement ne s’est guère accompagné d’animation, avec comme corollaire quelque sept millions de...