Rechercher
Rechercher

Actualités - Communiques Et Declarations

Israéliens et palestiniens d'accord pour des discussions intensives

Israël et les Palestiniens se sont dit d’accord pour entamer dans les prochains jours des discussions «intensives» qui pourraient avoir lieu à Washington, alors que les négociations avec les Syriens sont actuellement dans une impasse. «Nous avons proposé que des négociations intensives avec la partie israélienne commencent ici et se poursuivent à Washington début février», a déclaré à la presse le chef des négociateurs palestiniens, Yasser Abed Rabbo, à l’aéroport de Gaza. Il réagissait à des déclarations de son homologue israélien, Oded Eran, qui avait affirmé, dans une interview publiée par le quotidien palestinien Al-Ayyam, que des négociations «intensives» pourraient débuter «dans les deux prochains jours». Il avait précisé qu’aucune décision n’avait encore été prise sur l’endroit où elles auraient lieu. Le but serait de parvenir à un accord-cadre sur le statut des territoires palestiniens d’ici au 13 février, date prévue par l’accord de Charm el-Cheikh du 5 septembre. M. Eran a toutefois réitéré son point de vue selon lequel il serait «difficile» pour les deux parties de respecter ce calendrier. «C’est très difficile de parvenir à un tel accord-cadre à l’échéance prévue, mais nous ferons tout notre possible pour cela, et c’est de cela dont nous allons nous occuper pendant ces discussions intensives», a encore dit M. Eran à Al-Ayyam. M. Abed Rabbo, qui rentrait d’un voyage aux États-Unis et en Europe avec le président Yasser Arafat, ne s’est pas montré non plus très optimiste. «Je ne suis ni confiant, ni optimiste quant au sérieux de la partie israélienne et à sa volonté de parvenir à un accord à la mi-février», a-t-il dit. «Il y a une tentative israélienne d’échapper à la date du 13 février (...) ce qui entraîne des conséquences très négatives», a-t-il ajouté. M. Eran a récemment indiqué que le 13 février «(n’était) pas une date sacrée», mais a estimé possible la conclusion d’un accord final sur le statut définitif des territoires à la date prévue du 13 septembre. Ce statut définitif doit régler le tracé des frontières de l’entité palestinienne, le sort des colonies juives, celui des réfugiés palestiniens, le statut de Jérusalem, les arrangements de sécurité et le partage de l’eau. De source égyptienne au Caire, on souligne que les Palestiniens entendent pousser Israël à commencer par respecter le premier délai du 13 février convenu pour l’accord-cadre. Ils «estiment nécessaire de s’engager dans des négociations marathon, sans relâche, pour décrocher cet accord et entendent faire tout leur possible pour y arriver», a déclaré le conseiller politique du président Hosni Moubarak, Oussama al-Baz, après un entretien entre Arafat et le chef de l’État égyptien. Lundi soir, une porte-parole du Premier ministre israélien Ehud Barak, Dorit Klin, avait indiqué que ce dernier entendait «accélérer» les négociations avec les Palestiniens, qui piétinent depuis le report d’un retrait militaire israélien de 6,1 % de la Cisjordanie initialement prévu pour le 20 janvier. Cette soudaine décision de M. Barak coïncide avec l’impasse actuelle des négociations israélo-syriennes, qui devaient reprendre le 19 janvier, mais ont été suspendues sine die après que Damas eut exigé d’Israël un engagement préalable à se retirer totalement du plateau du Golan. Deux experts israéliens devaient toutefois se rendre à Washington pour présenter les positions d’Israël sur un document de travail américain destiné à débloquer les pourparlers, a indiqué une porte-parole de la présidence du Conseil. Les Palestiniens ont exprimé la crainte que les négociations avec la Syrie accaparent l’attention de M. Barak, voire même que l’État hébreu utilise ces pourparlers avec Damas pour faire pression sur eux et les forcer à des concessions supplémentaires. Mme Klin a précisé que M. Barak entendait progresser simultanément sur les fronts palestinien et syrien sans privilégier aucun des deux «pour parvenir à des accords le plus vite possible». «Les Américains ont été informés» de la décision de M. Barak d’accélérer les négociations avec les Palestiniens, avait-elle ajouté.
Israël et les Palestiniens se sont dit d’accord pour entamer dans les prochains jours des discussions «intensives» qui pourraient avoir lieu à Washington, alors que les négociations avec les Syriens sont actuellement dans une impasse. «Nous avons proposé que des négociations intensives avec la partie israélienne commencent ici et se poursuivent à Washington début février», a déclaré à la presse le chef des négociateurs palestiniens, Yasser Abed Rabbo, à l’aéroport de Gaza. Il réagissait à des déclarations de son homologue israélien, Oded Eran, qui avait affirmé, dans une interview publiée par le quotidien palestinien Al-Ayyam, que des négociations «intensives» pourraient débuter «dans les deux prochains jours». Il avait précisé qu’aucune décision n’avait encore été prise sur l’endroit où...