Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Al Gore, le dauphin qui doit encore séduire

Le vice-président des États-Unis Al Gore, dauphin désigné du président Bill Clinton, doit encore séduire les Américains pour qu’ils le portent à la Maison-Blanche. Homme d’appareil, représentant de cette vague de «nouveaux démocrates» du sud qui ont pris le pouvoir en 1992, Al Gore est en effet affublé d’une image de «technocrate», fin connaisseur des dossiers mais sans charisme. En outre, il n’a pas été exempt de faux pas en déclarant par exemple avoir «inventé l’Internet» ou avoir inspiré le best-seller Love Story. Mais Al Gore, le «Monsieur Propre» de la politique américaine, comme on le surnomme parfois, a su se montrer fidèle lieutenant et bon stratège. Sentant le piège d’être pris dans l’entonnoir politique washingtonien, M. Gore a effectué à l’automne une importante volte-face en transférant son QG électoral dans le Tennessee afin de «ramener sa campagne vers les racines». Il a su aussi, du moins pour l’instant, répondre à la montée dans les sondages de son unique rival, l’ancien sénateur Bill Bradley. De l’avis unanime, Al Gore a également été un vice-président hors pair, à l’influence incontournable, véritable colistier, conseiller et ami de Bill Clinton. Il est aussi l’auteur d’un livre sur la biodiversité, thème qu’il affectionne tout particulièrement. Son principal handicap : «Clinton fatigue», comme on l’appelle ici. Dès lors, M. Gore s’est attaché à récupérer les succès économiques de l’administration Clinton tout en se démarquant de son mentor, le condamnant même pour son comportement dans l’affaire Lewinsky. Chez les Gore, la politique est une affaire de famille : Al Junior, né le 31 mars 1948 dans la capitale fédérale, est le rejeton d’un sénateur très respecté qui se hissa à la force du poignet dans les hautes sphères de la politique. Il a dès le plus jeune âge côtoyé les plus grands et fait la navette entre la capitale et son fief du Tennessee. Et il a brillé : M. Gore a été élu député pour la première fois à 28 ans en 1977, au siège qu’occupait son père, puis réélu à trois reprises, avant de devenir sénateur à 36 ans en 1984, pour enfin accéder à la vice-présidence en 1993. M. Gore, diplômé de la prestigieuse université d’Harvard, où il rencontra son épouse Tipper, puis de droit et de théologie, a également été volontaire pour le Vietnam, malgré son opposition à la guerre. Il a aussi travaillé comme reporter dans un quotidien du Tennessee. Baptiste de confession, Al Gore a dit avoir retrouvé la foi après un terrible accident de voiture qui a failli coûter la vie à son fils unique. Il est aussi père de trois filles.
Le vice-président des États-Unis Al Gore, dauphin désigné du président Bill Clinton, doit encore séduire les Américains pour qu’ils le portent à la Maison-Blanche. Homme d’appareil, représentant de cette vague de «nouveaux démocrates» du sud qui ont pris le pouvoir en 1992, Al Gore est en effet affublé d’une image de «technocrate», fin connaisseur des dossiers mais sans charisme. En outre, il n’a pas été exempt de faux pas en déclarant par exemple avoir «inventé l’Internet» ou avoir inspiré le best-seller Love Story. Mais Al Gore, le «Monsieur Propre» de la politique américaine, comme on le surnomme parfois, a su se montrer fidèle lieutenant et bon stratège. Sentant le piège d’être pris dans l’entonnoir politique washingtonien, M. Gore a effectué à l’automne une importante volte-face en...