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Actualités - Chronologie

Basket Ball - NBA Le grand chantier de Michael Jordan

Michael Jordan est de retour en NBA, mais pas en qualité de joueur car l’ancienne star des Bulls, aujourd’hui âgé de 36 ans, a toujours été très clair sur le sujet. Sa deuxième retraite sportive, annoncée il y a presque un an jour pour jour après six bagues de champion et dix titres de meilleur scoreur de la NBA, était bien définitive. Cette fois, His Airness revient dans la ligue nord-américaine avec la casquette d’homme d’affaires. Après une première tentative du même genre avortée à Charlotte, ses revenus annuels, estimés à la bagatelle de 375 millions de dollars, lui ont en effet permis de devenir un haut dirigeant des Wizards de Washington. Jordan n’intègre certes la franchise de la capitale fédérale qu’en qualité d’actionnaire minoritaire contre une somme qualifiée de «substantielle» par l’intéressé. Mais il aura la haute main sur le recrutement et les affaires courantes de la section basket, les hockeyeurs des Capitals (NHL) et les basketteuses des Mystics (WNBA) de Washington n’étant pas directement concernés. S’il peut paraître étonnant au premier abord, cet investissement réalisé par l’un des meilleurs joueurs de tous les temps correspond bien à la mentalité de cet homme devenu aussi un businessman averti. Le choix de la franchise de Washington est en revanche un peu plus surprenant, même si Jordan a toujours aimé les challenges démesurés, car cette fois le chantier est de taille. Battus notamment à domicile par la faiblarde équipe de Chicago, les Wizards stagnent d’une manière chronique dans les derniers rangs de la Conférence Est. Ils n’ont d’ailleurs plus atteint les phases finales depuis quatre ans, ne réussissant pas non plus à passer un seul tour des play-offs au cours des deux dernières décennies. Un bilan affligeant... Salaires exorbitants Washington aligne pourtant l’une des plus grosses masses salariales de la NBA, ce qui ne va d’ailleurs pas faciliter la marge de manœuvre du nouveau maître pour rester sous le fameux salary cap, avec des joueurs grassement payés tels que Juwan Howard, Rod Strickland ou encore Mitch Richmond. Ces trois lascars, dont pas un seul ne figure dans le top 10 des meilleurs scoreurs, rebondeurs ou passeurs du championnat, cumulent près de 40 millions de dollars par an tandis que Isaac Austin, un ancien joueur de Lyon, abonné au banc, émarge à quatre millions de billets verts. Dans les tribunes, guère plus de la moitié des 20 000 places disponibles trouvent preneurs à chaque rencontre. Tout cela pour dire que Jordan a du pain sur la planche. «Je ne sais pas si elle capable de gagner le championnat mais Washington a une bonne équipe», a d’ailleurs admis MJ dès l’annonce de son retour. Avant de se faire plus précis, plus menaçant aussi : «Je vais essayer de faire la meilleure évaluation possible des joueurs. Et pour cela, j’irai les regarder droit dans les yeux à l’entraînement. Je verrai alors s’ils ont peur car je sais reconnaître de tels signes». Quand on se souvient de la férocité avec laquelle Jordan menait le moindre entraînement du côté de Chicago, les joueurs des Wizards peuvent commencer à faire chauffer «l’huile de coude». En attendant, ils ont déjà commis une première faute de goût en s’inclinant de 18 points à domicile contre les Mavericks de Dallas, le jour de la prise de fonction du nouveau patron. Présent dans la salle, aux côtés du président Bill Clinton, Jordan n’a pas du tout aimé.
Michael Jordan est de retour en NBA, mais pas en qualité de joueur car l’ancienne star des Bulls, aujourd’hui âgé de 36 ans, a toujours été très clair sur le sujet. Sa deuxième retraite sportive, annoncée il y a presque un an jour pour jour après six bagues de champion et dix titres de meilleur scoreur de la NBA, était bien définitive. Cette fois, His Airness revient dans la ligue nord-américaine avec la casquette d’homme d’affaires. Après une première tentative du même genre avortée à Charlotte, ses revenus annuels, estimés à la bagatelle de 375 millions de dollars, lui ont en effet permis de devenir un haut dirigeant des Wizards de Washington. Jordan n’intègre certes la franchise de la capitale fédérale qu’en qualité d’actionnaire minoritaire contre une somme qualifiée de «substantielle» par...