Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Tennis - Internationaux d'Australie Le choc Agassi-Sampras se précise (photos)

Andre Agassi et Pete Sampras se sont rapprochés dimanche de la demi-finale de rêve qui pourrait opposer les deux Américains aux Internationaux de tennis d’Australie. Agassi a débordé l’Australien Mark Philippoussis en quatre manches serrées, tandis que Sampras disposait du Tchèque Slava Dosedel sans véritable alerte en dépit de la perte du troisième set. En revanche, le Français Nicolas Escudé et sa compatriote Mary Pierce ont été ramenés aux dures réalités, éliminés sans appel en huitième de finale. Seule satisfaction dans le camp tricolore, Julie Halard s’est qualifiée pour les quarts de finale. L’Américaine Jennifer Capriati, dont la carrière a commencé dans un rêve et a manqué de s’achever dans un cauchemar, a franchi elle aussi le cap des huitièmes de finale d’un tournoi du Grand Chelem pour la première fois depuis 1993. La New-Yorkaise âgée de vingt-trois ans a dominé en trois manches 6-3, 4-6, 6-1 la Suissesse Patty Schnyder, tombeuse d’Amélie Mauresmo au 2e tour. La maîtrise d’Agassi Dimanche, tous les yeux étaient tournés sur le court central du Melbourne Park, la Rod Laver Arena, où André Agassi affrontait l’un des chouchous du public, l’Australien Mark Philippoussis. L’Américain, seul joueur à avoir remporté les quatre tournois du Grand Chelem sur quatre surfaces différentes, a apporté une nouvelle fois la preuve de sa capacité à maîtriser les points importants. Après deux heures et 45 minutes de jeu, il s’impose en quatre manches 6-4, 7-6, 5-7, 6-3 au terme d’un match qui aurait très bien basculé du côté de Philippoussis s’il avait fait preuve d’un peu plus de réalisme. Les statistiques du match sont aussi riches en enseignement : Agassi a converti trois des six balles de break qu’il s’était octroyées ; Philippoussis seulement deux sur neuf. Et si le géant australien a servi 25 aces, il n’a pas passé suffisamment de premières balles (52 %) et a commis trop de fautes directes (55 contre 25 à son adversaire), pour espérer franchir l’obstacle. «Le problème que Mark peut rencontrer lorsqu’il joue contre un joueur comme moi, c’est qu’il doit frapper deux ou trois grands coups pour remporter un point», analysait Agassi après le match. «S’il s’en remet seulement à des coups explosifs, il risque que ça passe ou que ça casse et je suis suffisamment expérimenté pour lui donner mal au crâne». «Je suis le genre de joueur qui lâche ses coups. Si c’est risqué, mais si je me sens en confiance, je frappe», admettait Mark Scud Philippoussis. Escudé et Pierce tombent Au prochain tour, Andre Agassi rencontrera un tout autre type de joueur. Hicham Arazi, maître-tacticien et seul Marocain à avoir pour l’instant atteint les quarts de finale d’un tournoi du Grand Chelem, a écarté Nicolas Escudé en trois manches 6-4, 6-3, 7-6. «Il m’a cuisiné, il varie énormément la cadence et les effets, en plus il a eu de la chance sur certains coups décisifs», soulignait le Français après sa défaite. «J’ai eu énormément d’occasions surtout lors du premier set où j’ai eu des dizaines de balles de break que je n’ai pas su concrétiser. Je n’ai pas su saisir ma chance et il a réussi à m’embêter, sa tactique a parfaitement fonctionné», a poursuivi Escudé, qui quitte Melbourne avec des sentiments mitigés, entre la déception de la défaite et la satisfaction de son début de saison. Hicham Arazi sera peut-être rejoint en quarts de finale par son compatriote Younès el-Aynaoui, qui vient de remporter dimanche son match de troisième tour en battant l’Espagnol Juan Carlos Ferrero et doit affronter en huitièmes de finale le Français Arnaud Clément. Dans le tableau féminin, Julie Halard va rencontrer en quarts de finale l’Américaine Lindsay Davenport, redoutable n°2 mondiale et championne en titre de Wimbledon, qui a sorti dimanche la Russe Anna Kournikova 6-3, 6-4. «Je jouerai ma chance à fond, en sachant qu’il faudra être très forte au service et au retour de service. C’est la clef du match car elle est très forte dans ces domaines. Après, sur des échanges long, je suis meilleure qu’elle», avance-t-elle. L’Américaine Jennifer Capriati s’est elle aussi qualifiée pour les quarts de finale grâce à une victoire sur la Suissesse Patty Schnyder : sa dernière apparition à pareil niveau en Grand Chelem remonte à 1993, à Wimbledon. Julie Halard-Decugis rescapée Julie Halard-Decugis a échappé à l’hécatombe qui a frappé les représentants du tennis français dimanche aux Internationaux d’Australie. Victorieuse de l’Allemande Jana Kandarr sur abandon alors qu’elle menait 6-1, 3-0, la Bauloise, tête de série numéro neuf, s’est qualifiée pour les quarts de finale de l’épreuve alors que Mary Pierce, numéro quatre, et Nicolas Escudé laissaient passer l’occasion. «Je savais que Jana n’était pas bien physiquement car hier (samedi), je l’avais rencontrée en double et elle avait déjà abandonné. Malgré tout, j’ai joué comme si elle n’avait rien, en essayant de la faire courir pour la fatiguer encore plus», a reconnu Julie Halard-Decugis. «C’est la troisième fois de ma carrière que j’atteins les quarts de finale d’un Grand Chelem et je ne suis jamais allée plus loin. Face à Lindsay Davenport, qui est très impressionnante (ndlr, l’Américaine est deuxième mondiale), je jouerai ma chance à fond». Nicolas Escudé et Mary Pierce n’auront pas eux l’opportunité de rejoindre le dernier carré de l’épreuve. Contre toute logique, ils ont été éliminés dimanche par des adversaires pourtant largement à leur portée. Mary Pierce s’est inclinée devant la Japonaise Aï Suigiyama 24e mondiale 7-5, 6-4. Pierce très déçue «Même s’il va falloir tirer les conclusions des occasions manquées aujourd’hui et malgré la déception, je suis content de mon parcours ici. Mon début de saison est bon», ajoutait Escudé. Mary Pierce était tout aussi déçue de sa prestation que son compatriote. «J’ai rarement aussi mal joué. C’est une joueuse très dure à battre, qui ne me convient pas du tout. Mais j’étais bien et je ne comprends pas ce qui s’est passé. Je suis très déçue», a déclaré la Française, vainqueur de l’épreuve en 1995. Après ces déconvenues, qui font suite aux éliminations prématurées de Cédric Pioline, Amélie Mauresmo et Nathalie Tauziat, les espoirs tricolores, reposent désormais sur les épaules de Julie Halard mais aussi d’Arnaud Clément, qui affrontera lundi pour une place en quart de finale le Marocain Younès el-Aynaoui. Déclarations Julie Halard (vainqueur de Jana Kandarr) : «Elle avait déjà abandonné hier en double et était fatiguée. J’ai essayé d’être mobile et de la faire bouger, jouant ce match comme si elle n’avait rien. J’ai eu des matches assez faciles jusqu’à présent, sauf contre la Russe Dementieva. J’ai joué aussi en double et je pense être bien préparée. La dernière fois que je suis parvenue en quart, j’ai fait un bon match en trois sets contre Seles. Je sais que je peux battre Davenport. Je l’ai d’ailleurs déjà battue deux fois, dont une fois l’année dernière. Sur les deux premiers coups, elle est redoutable, mais dans les échanges prolongés, je suis meilleure». Nicolas Escudé (battu par Hicham Arazi) : «C’est une grosse déception. Il a un jeu qui consiste à “cuisiner” l’autre, à le faire mal jouer. Si on le laisse manœuvrer, on court énormément. J’ai voulu aller de l’avant, monter au filet, j’ai eu beaucoup d’occasions, mais c’est aussi comme ça qu’on fait beaucoup de fautes. D’autant qu’il y avait le vent et le soleil intermittent. Il a réussi des trucs avec pas mal de chance alors que je n’ai pas eu de réussite». Hicham Arazi (vainqueur de Nicolas Escudé) : «On s’était déjà rencontré deux fois et on comptait une victoire chacun. J’étais confiant, car il a un jeu qui me convient assez bien, en ce sens qu’il ne monte pas trop à la volée et ne change pas de cadence. Ma tactique était de casser son jeu et cela a bien marché. L’année dernière, j’étais un peu perdu. Je ne savais pas comment m’entraîner. Depuis cinq ou six mois, j’ai recommencé à travailler avec l’entraîneur de mes débuts, Patrick Charton, qui est entraîneur où mon père est professeur de tennis, au club de St-Rémy-les-Chevreuses».
Andre Agassi et Pete Sampras se sont rapprochés dimanche de la demi-finale de rêve qui pourrait opposer les deux Américains aux Internationaux de tennis d’Australie. Agassi a débordé l’Australien Mark Philippoussis en quatre manches serrées, tandis que Sampras disposait du Tchèque Slava Dosedel sans véritable alerte en dépit de la perte du troisième set. En revanche, le Français Nicolas Escudé et sa compatriote Mary Pierce ont été ramenés aux dures réalités, éliminés sans appel en huitième de finale. Seule satisfaction dans le camp tricolore, Julie Halard s’est qualifiée pour les quarts de finale. L’Américaine Jennifer Capriati, dont la carrière a commencé dans un rêve et a manqué de s’achever dans un cauchemar, a franchi elle aussi le cap des huitièmes de finale d’un tournoi du Grand Chelem pour la...