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Actualités - Conferences De Presse

Finances Corm insiste sur l'importance des résultats budgétaires

Les résultats budgétaires enregistrés en 1999 sont très importants pour le pays, a tenu à souligner le ministre des Finances Georges Corm, selon qui les aspects positifs des réalisations gouvernementales ne sont pas assez mis en avant. Lors d’une conférence de presse samedi, le ministre a donc passé en revue les chiffres du budget afin de répondre aux critiques l’accusant de considérer comme un succès des chiffres similaires aux années précédentes. En premier lieu, l’objectif fixé en matière de déficit a été respecté, a-t-il dit, puisque le déficit du budget est de 38 % contre 40,3 % prévu dans la loi de finances et le déficit total, y compris les opérations du Trésor, est de 42,4 %. Ceci a été obtenu malgré une augmentation des dépenses de 8,4 %. «Le discours sur l’austérité qui tue la croissance est techniquement faux», a lancé le ministre. Les dépenses sont passées de 6.639 milliards de livres en 1998 à 7 200 milliards en 1999. L’augmentation provient d’une hausse des salaires «qui contribue à soutenir la demande» ainsi que d’une augmentation du service de la dette qui est passée de 3 351 milliards en 1998 à 3.624 milliards de livres en 1999. La hausse du compte des charges financières dissimule en fait une économie réalisée par l’État, précise toutefois M. Corm. En 1999 la dette a coûté 127 milliards de livres de moins, car en 1998, 400 milliards n’apparaissaient pas dans les comptes du Trésor, mais étaient assumés par la banque du Liban. «Le coût réel de la dette, dû à la politique de swaps, était de 22 % , contre 14,5 % en 1999». Cette économie aurait pu être plus grande, si le compte 36 du Trésor auprès de la Banque du Liban n’était pas excédentaire de 2 000 milliards de livres environ, a ajouté le ministre. Pour M. Corm, la valeur de ce compte ne devrait pas excéder deux fois le montant du déficit mensuel, soit pas plus de 600 à 650 milliards de livres. Du fait de la confiance suscitée par la politique budgétaire, les marchés ont absorbé beaucoup de livres libanaises au cours des derniers mois et la banque centrale a eu peur que toutes ces liquidités reviennent d’un seul coup sur le marché, en cas de retournement de situation, dit le ministre, en guise d’explication. M. Corm s’est en outre défendu de manquer de transparence. Plusieurs membres de l’opposition, dont son prédécesseur Fouad Siniora, disent en effet que les comptes de 1999 ne donnent pas une image fidèle de la réalité. Les recettes seraient ainsi exagérées, car certaines seraient exceptionnelles et donc non récurrentes. Sont notamment cités 100 millions de dollars d’arriérés versés par le ministre des Télécommunications et 130 millions de dollars d’arriérés d’impôts récupérés en 1999. Du côté des dépenses, celles-ci seraient sous-évaluées, un certain nombre de factures restant en suspens, notamment envers Sukleen ou l’aéroport. Il s’agit d’un faux procès, a rétorqué le ministre qui affirme avoir demandé de régler toutes les factures qui lui étaient présentées. Il promet par ailleurs pour les prochaines années de réformer les comptes de l’État afin de faire apparaître clairement les engagements liés à chaque exercice fiscal. En 1999 par exemple, le compte du Trésor comporte 614 milliards de livres dépensées pour le compte du budget 1998. Ceci est lié aux méthodes de calculs adoptées jusque-là qui ne tiennent pas compte des engagements, mais uniquement des dépenses.
Les résultats budgétaires enregistrés en 1999 sont très importants pour le pays, a tenu à souligner le ministre des Finances Georges Corm, selon qui les aspects positifs des réalisations gouvernementales ne sont pas assez mis en avant. Lors d’une conférence de presse samedi, le ministre a donc passé en revue les chiffres du budget afin de répondre aux critiques l’accusant de considérer comme un succès des chiffres similaires aux années précédentes. En premier lieu, l’objectif fixé en matière de déficit a été respecté, a-t-il dit, puisque le déficit du budget est de 38 % contre 40,3 % prévu dans la loi de finances et le déficit total, y compris les opérations du Trésor, est de 42,4 %. Ceci a été obtenu malgré une augmentation des dépenses de 8,4 %. «Le discours sur l’austérité qui tue la croissance...