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Actualités - Chronologie

Rallye - Monte Carlo Voie royale pour Makinen

Une voie royale s’est ouverte vendredi pour Tommi Makinen dans le rallye Monte-Carlo après l’abandon de ses deux plus proches poursuivants, l’Anglais Richard Burns sur Subaru et le Français Gilles Panizzi sur Peugeot. Le Finlandais, quadruple champion du monde en titre, vainqueur l’an dernier de la manche inaugurale du championnat du monde des rallyes, dispose désormais d’une avance plus que confortable de 1’46’’6 sur la Ford Focus de l’Espagnol Carlos Sainz après la septième spéciale. Il peut se contenter de gérer tranquillement son avantage en attendant un deuxième sacre consécutif samedi au volant de sa Mitsubishi. L’Impreza de Burns, qui comptait seulement 12’’ de retard sur Makinen jeudi soir, ainsi que les trois 206 de Panizzi, troisième à 30’’, de son compatriote François Delecour (5e) et du Finlandais Marcus Gronholm (10e), n’ont pas démarré vendredi matin dans le parc fermé de Gap. «On a tout essayé, on a poussé la voiture dans la descente et puis on s’est arrêté à côté de Burns», a raconté Delecour, vainqueur du rallye monégasque en 1994. Aucune des deux équipes n’a pu expliquer dans l’immédiat les raisons de cette panne incroyable, peut-être due à un problème électronique. Le froid qui régnait dans la nuit (-7°C) dans les Hautes-Alpes pourrait constituer un indice mais Peugeot Sport a précisé dans un communiqué que ses voitures avaient été testées en Suède par une température de -14°C sans rencontrer de problème. «Les mesures nécessaires avaient été prises [jeudi] soir pour un grand froid (bougies neuves...) pour un démarrage dans les meilleures conditions possibles», a déclaré l’écurie française. « Désastreux » «Ce qui arrive est désastreux, j’éprouve un sentiment de déception et d’amertume», a dit le patron de Peugeot Sport Corrado Provera. «On était bien partis pour remplir notre contrat par rapport au titre mondial des constructeurs que nous visons cette saison. Mais il faut garder les pieds sur terre. Ce n’est que la première manche. Aux ingénieurs de trouver ce qui s’est passé», a-t-il ajouté. Pour Panizzi, l’enfant du pays, né à Roquebrune, commune voisine de Monaco, «s’arrêter comme ça aussi violemment dans la course que je préfère» a été particulièrement dur à encaisser. L’an dernier, l’Azuréen avait mené un moment la course, devant Makinen, sur une Subaru privée. Richard Burns peut être tout autant déçu de l’issue prématurée de ce rallye qu’il disait beaucoup mieux maîtriser cette année que les précédentes saisons. Vice-champion du monde en titre, l’Anglais de 29 ans vise la succession de Makinen en fin d’année. «Je suis extrêmement déçu d’abandonner avant la bataille qui s’annonçait belle contre Tommi», a commenté le pilote. Deux écuries sortent en revanche gagnantes de ce coup de théâtre, Ford et Seat. Sainz, triple vainqueur en Principauté, est désormais idéalement placé pour le podium alors que son coéquipier écossais Colin McRae est un peu plus loin, à la cinquième place. Quant au benjamin finlandais de 24 ans Toni Gardemeister, il est troisième au volant de sa Cordoba, talonné par son compatriote Juha Kankkunen, de 16 ans son aîné. Ce dernier a vengé l’honneur des Subaru en s’imposant dans la 7e spéciale entre Ruissas et Eygalayes avec un temps record de 17’01’’6 malgré les plaques de verglas. L’avenir sourit également au franc-tireur belge Bruno Thiry, qui reste dans les points du classement pilotes, à la sixième place au volant de sa Toyota Corolla privée.
Une voie royale s’est ouverte vendredi pour Tommi Makinen dans le rallye Monte-Carlo après l’abandon de ses deux plus proches poursuivants, l’Anglais Richard Burns sur Subaru et le Français Gilles Panizzi sur Peugeot. Le Finlandais, quadruple champion du monde en titre, vainqueur l’an dernier de la manche inaugurale du championnat du monde des rallyes, dispose désormais d’une avance plus que confortable de 1’46’’6 sur la Ford Focus de l’Espagnol Carlos Sainz après la septième spéciale. Il peut se contenter de gérer tranquillement son avantage en attendant un deuxième sacre consécutif samedi au volant de sa Mitsubishi. L’Impreza de Burns, qui comptait seulement 12’’ de retard sur Makinen jeudi soir, ainsi que les trois 206 de Panizzi, troisième à 30’’, de son compatriote François Delecour (5e) et du...