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Actualités - Chronologie

Mercato : un marché d'hiver français assez sage

Le troisième marché d’hiver du football français, ou mercato, susceptible selon certains de «fausser la donne du championnat de France», est resté finalement assez sage avec seulement une quinzaine de transactions. Le mercato est ouvert jusqu’au 31 janvier mais, traditionnellement, les principales transactions ont lieu avant la reprise du championnat. En fait, ce sont les deux représentants français en Ligue des champions qui ont été les plus actifs. Bordeaux a en effet fait signer un champion du monde, Christophe Dugarry (Marseille) et un ancien international espoirs, Sylvain Legwinski (Monaco). L’OM pour sa part s’est efforcé de rééquilibrer son équipe en laissant partir trois attaquants (Ravanelli, Dugarry, Diawara) et en allant chercher deux expatriés pour rebâtir sa charnière défensive (Dumas-Cyprien). À Marseille, on est bien loin de la «révolution» annoncée avant l’ouverture du mercato par le président délégué Yves Marchand, qui affirmait vouloir redynamiser une équipe en plein doute. D’ailleurs, ce marché, comme ses deux prédécesseurs, ne semble pas devoir modifier le classement du championnat. C’était ainsi le cas l’an passé même si le Paris SG avait pu de la sorte se sortir d’une passe délicate en recrutant Rodriguez, Madar et Gravelaine. Critiques Le mercato continue pourtant d’être très décrié. Guy Roux a lancé depuis son ouverture une consultation auprès des 38 entraîneurs de D1 et D2. L’entraîneur d’Auxerre prône un système autorisant chaque club à enrôler un joker jusqu’au 31 janvier ainsi qu’un gardien de but tout au long de la saison en cas de blessure du titulaire. Le résultat de ce sondage n’a toujours pas été révélé par son promoteur. Le président de Metz, Carlo Molinari, qui a pourtant recruté l’attaquant d’Auxerre Gérald Baticle pour 5 MF, et les responsables des joueurs professionnels (UNFP) partagent plus ou moins ce sentiment. À l’inverse du président de la Ligue nationale de football Noël Le Graët qui, après un tour de table, a fait voter par le conseil d’administration de la LNF la poursuite du mercato la saison prochaine. Il a seulement accepté qu’on ne le dénomme plus mercato mais «période complémentaire de mutations autorisées». Le patron du football français estime notamment que les clubs de l’Hexagone doivent être à égalité avec ceux des autres pays européens. Il remarque également que le marché permet aux non-titulaires ou aux joueurs fâchés avec leur entraîneur de partir. En fait, il apparaît avec l’expérience que le mercato préfigure les grandes manœuvres de l’été lors des transferts de l’intersaison. Dans le milieu du football, il se dit que les clubs ont passé des arrangements pour faire venir des joueurs à partir du mois de juillet. Le mercato a aussi le mérite de permettre aux clubs de vendre des joueurs dont le contrat arrive à échéance en juin et qui à cette époque ne rapporterait plus rien. Exemple type : le départ de Baticle d’Auxerre pour Metz. À l’étranger, et notamment en Italie, le mercato est plus ancré dans les mœurs. L’Inter Milan a donné une nouvelle fois le ton en engageant le milieu de terrain néerlandais du Real Madrid, Clarence Seedorf, le défenseur colombien Ivan Cordoba (San Lorenzo/Arg) et le buteur roumain Adrian Mutu (Dynamo Bucarest). Ce genre de problème ne touche pas le football anglais où le marché est ouvert toute l’année alors qu’en France il était pratiquement fermé, à l’exception du joker, il y a peu encore. Le mercato fait son trou peu à peu. Avec la professionnalisation à outrance du football, il deviendra rapidement incontournable.
Le troisième marché d’hiver du football français, ou mercato, susceptible selon certains de «fausser la donne du championnat de France», est resté finalement assez sage avec seulement une quinzaine de transactions. Le mercato est ouvert jusqu’au 31 janvier mais, traditionnellement, les principales transactions ont lieu avant la reprise du championnat. En fait, ce sont les deux représentants français en Ligue des champions qui ont été les plus actifs. Bordeaux a en effet fait signer un champion du monde, Christophe Dugarry (Marseille) et un ancien international espoirs, Sylvain Legwinski (Monaco). L’OM pour sa part s’est efforcé de rééquilibrer son équipe en laissant partir trois attaquants (Ravanelli, Dugarry, Diawara) et en allant chercher deux expatriés pour rebâtir sa charnière défensive (Dumas-Cyprien). À...