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Actualités - Chronologie

Le sport au service du rapprochement USA-Iran

Un an et demi après un match de Coupe du monde historique entre l’Iran et les États-Unis, le football vient à nouveau à la rescousse du délicat processus de rapprochement entre les deux pays avec une rencontre demain sur un stade de Californie. La très forte valeur symbolique de la rencontre, après vingt ans de rupture entre les deux pays, dépasse de loin son modeste intérêt sur le plan strictement sportif. Ce match amical sur la pelouse du Rose Bowl de Pasadena, près de Los Angeles, sera la première confrontation entre les deux équipes depuis la rencontre du 21 juin 1998 lors de la Coupe du monde à Lyon, remportée 2 à 1 par les Iraniens dans une ambiance survoltée mais très «fair play». Plus de 35 000 places ont déjà été vendues pour ce match qui sera retransmis par la télévision iranienne ainsi que sur la chaîne sportive américaine ESPN. Malgré le peu d’intérêt du public américain pour le «soccer» (football), l’importante communauté iranienne de Californie, estimée à plus d’un million de personnes ayant le plus souvent gardé un lien affectif très fort avec leur terre d’origine, garantit à l’avance un énorme succès populaire. Au-delà des gradins, les évolutions sur la pelouse seront également suivies avec une extrême attention par les chancelleries. Ce match répond à la volonté du président réformateur iranien Mohammad Khatami d’ouvrir, selon son expression, «une brèche dans le mur de défiance» entre les deux pays par le biais de rencontres sportives, universitaires ou touristiques, en l’absence de contacts officiels. «J’espère que le sport sera l’instrument d’un rapprochement entre nous», a déclaré le défenseur iranien Javad Zarincheh en marge des entraînements. «Cette rencontre entre dans le cadre des échanges de peuple à peuple, comme d’autres choses du même genre que nous avons déjà faites par le passé avec l’Iran», estime pour sa part un responsable du département d’État américain, sous couvert de l’anonymat. Tout en soulignant que la rencontre n’a rien d’officiel, la diplomatie américaine, soucieuse d’éviter tout incident, est intervenue discrètement pour que les joueurs soient dispensés de prise d’empreintes digitales lors de leur arrivée début janvier. Téhéran avait exigé que l’équipe soit dispensée de cette obligation, jugée humiliante et qui avait conduit à des incidents lors de précédentes visites de sportifs ou d’universitaires iraniens aux États-Unis. Il faudra toutefois beaucoup plus que des échanges de ballons entre footballeurs pour amener les deux pays à reprendre des relations normales, après la rupture qui a suivi en 1980 la révolution islamique et la longue crise des otages de l’ambassade américaine de Téhéran. Perplexe devant les signaux contradictoires de la classe politique iranienne en proie à une guerre ouverte entre conservateurs et modérés, les États-Unis ont eux aussi du mal à envoyer un message clair à Téhéran. Parallèlement à leur volonté de répondre aux appels de Téhéran pour des contacts «de peuple à peuple», Washington a relancé au cours des derniers mois ses mises en garde contre le régime islamique, accusé d’avoir intensifié son soutien à des organisations terroristes au Moyen-Orient. Washington, qui a récemment proposé d’envoyer à Téhéran pour la première fois en vingt ans des agents consulaires chargés de faciliter l’octroi de visas, a dû également essuyer un refus cassant de Téhéran. La rencontre de demain survient par ailleurs à quelques semaines d’élections législatives cruciales en Iran.
Un an et demi après un match de Coupe du monde historique entre l’Iran et les États-Unis, le football vient à nouveau à la rescousse du délicat processus de rapprochement entre les deux pays avec une rencontre demain sur un stade de Californie. La très forte valeur symbolique de la rencontre, après vingt ans de rupture entre les deux pays, dépasse de loin son modeste intérêt sur le plan strictement sportif. Ce match amical sur la pelouse du Rose Bowl de Pasadena, près de Los Angeles, sera la première confrontation entre les deux équipes depuis la rencontre du 21 juin 1998 lors de la Coupe du monde à Lyon, remportée 2 à 1 par les Iraniens dans une ambiance survoltée mais très «fair play». Plus de 35 000 places ont déjà été vendues pour ce match qui sera retransmis par la télévision iranienne ainsi que sur la...