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Actualités - Reportages

Bourse 1999, une année noire

L’année 1999 restera comme une période noire pour la Bourse de Beyrouth qui a enregistré une chute d’activité de 60,46 % en quantité et de 72,89 % en valeur par rapport à 1998. La cote des valeurs a baissé de 12,47 % et la capitalisation totale de 20,79 %. Les raisons de cette piètre performance sont entièrement locales si l’on en croit les réalisations des autres bourses régionales : avec des gains de 53 %, la Bourse palestinienne a effectué la meilleure progression, même si elle reste inférieure à celle de l’indice de référence des bourses émergentes élaboré par la Société financière internationale (SFI) qui a grimpé de 63 %. La Bourse séoudienne, la plus capitalisée du monde arabe, a de son côté progressé de 44 %, tandis que le marché égyptien augmentait de 42 %. La bourse libanaise est ainsi arrivée bonne dernière parmi les marchés arabes, l’indice Blom de la Banque du Liban et d’Outre-Mer chutant de 21 %, de 912,14 en 1998 à 721,69. À titre de comparaison, l’indice a culminé à 1.114,38 en 1997 et 948,11 en 1996. Une seule nouvelle valeur a fait son entrée sur la place de Beyrouth en 1999, la Bemo, alors que 1998 avait accueilli cinq nouveaux titres. Il faut dire que la très faible liquidité qui a prévalu sur le marché n’était pas de nature à attirer les sociétés. Nombre de titres n’étaient souvent pas cotés plusieurs jours de suite, faute de transactions. À la faveur de ce climat morose, la configuration de la Bourse a tout de même connu une légère évolution par rapport aux deux précédentes années. La part des transactions sur les titres Solidere n’a plus représenté que 29 % du volume total d’échanges contre 37,5 % en 1998 et quelque 50 % en 1997. La société foncière accusait ainsi le contrecoup de la crise économique. La part des banques a augmenté d’un point seulement, à 35,1 %, malgré l’entrée en Bourse de Bemo en janvier 1999. En revanche, les opérations dans le secteur industriel ont été plus nombreuses, leur part étant passée de 16,4 % en 1998 à 27,5 %, tandis que le secteur de la distribution reculait de près de six points, à 5,5 %. Le tableau aurait pu être plus noir encore, si n’était le regain d’activité au cours des dernières semaines de l’année, stimulées par la perspective de la reprise des négociations de paix. La nomination d’un nouveau comité de direction à la Bourse de Beyrouth, sous la présidence de Fadi Khalaf, a également été bien accueillie par les professionnels qui attendent avec impatience l’adoption d’un ensemble de lois pour réorganiser les marchés financiers. Celles-ci sont présentées comme une priorité par le gouvernement. Enfin, des incitations fiscales inscrites dans la prochaine loi de finances visent particulièrement la réactivation de la Bourse. L’an 2000 s’annonce donc sous de meilleurs auspices et, déjà, certains analystes s’aventurent à prédire un boom des échanges cette année.
L’année 1999 restera comme une période noire pour la Bourse de Beyrouth qui a enregistré une chute d’activité de 60,46 % en quantité et de 72,89 % en valeur par rapport à 1998. La cote des valeurs a baissé de 12,47 % et la capitalisation totale de 20,79 %. Les raisons de cette piètre performance sont entièrement locales si l’on en croit les réalisations des autres bourses régionales : avec des gains de 53 %, la Bourse palestinienne a effectué la meilleure progression, même si elle reste inférieure à celle de l’indice de référence des bourses émergentes élaboré par la Société financière internationale (SFI) qui a grimpé de 63 %. La Bourse séoudienne, la plus capitalisée du monde arabe, a de son côté progressé de 44 %, tandis que le marché égyptien augmentait de 42 %. La bourse libanaise est ainsi...