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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : calme et stabilité

Le marché des changes de Beyrouth est demeuré calme, hier, au lendemain des affrontements opposant l’armée libanaise à des organisations fondamentalistes. Mais la prudence est restée de mise comme en témoigne la contraction aussi bien de l’offre que de la demande du dollar dont l’évolution continuait à être déterminée par l’action de la Banque du Liban (BDL). Celle-ci, en maintenant sa fourchette d’intervention à l’achat et à la vente de cette monnaie entre 1 501,00 et 1 514,00 LL, est parvenue non seulement à la faire clôturer au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier, mais à amener les établissements de crédit à la négocier effectivement aux alentours de ce niveau. Le billet vert s’est ainsi échangé dans les transactions interbancaires toute la journée d’hier entre 1 507,00 et 1 509,00 LL, dans un volume d’affaires assez mince, ne dépassant pas quelque sept millions de dollars, entièrement placés à l’achat et à la vente par les banques dans un marché équilibré de lui-même. L’euro suit le Dow Jones plutôt que les taux européens À l’étranger, l’euro a fluctué hier sur les marchés des changes internationaux au gré des variations de la Bourse de New York qui a fait tour à tour reculer puis reprendre le billet vert, et a largement ignoré la décision de la Banque centrale européenne (BCE) de laisser ses taux inchangés. L’euro s’est apprécié dans la matinée grâce aux bons chiffres sur l’emploi en Allemagne et à la faiblesse du dollar liée à la chute de Wall Street la veille, mais il s’est replié dans l’après-midi après les signes de reprise du Dow Jones et le regain de vigueur du dollar. Le taux de chômage en Allemagne en données corrigées des variations saisonnières (CVS) a diminué le mois dernier à 10,2 % contre 10,4 % en novembre, a indiqué hier la Bundesbank. L’indice composite de la Bourse électronique Nasdaq a été de nouveau en baisse hier, mais au contraire, le Dow Jones des 30 vedettes industrielles de la Bourse de New York a progressé. Il est à rappeler que les actions américaines avaient subi la veille une forte chute avec un baisse de 3,17 % du Dow Jones et de 5,55 % de l’indice composite Nasdaq. La décision de la BCE de laisser ses taux d’intérêt inchangés et les commentaires de son président, Wim Duisenburg, n’ont pas eu beaucoup d’effets sur l’euro, car le marché s’attendait à cette décision et rien de tout ce qu’a dit le président de le BCE n’est vraiment nouveau, fait-on remarquer dans les milieux cambistes. La BCE a décidé hier de laisser inchangé à 3 % son principal taux directeur, le taux de refinancement ou REFI. Cette décision était d’ailleurs largement attendue par les économistes. «Notre tâche est de rester vigilants, d’observer attentivement les évolutions économiques et en particulier les perspectives économiques et de prendre les décisions de politique monétaire à temps, à un stade précoce et quand le besoin s’en fait sentir. Mais ce n’est pas aujourd’hui», a déclaré le président de la BCE, M Duisenburg. «Le pic temporaire que vont enregistrer les prix à la consommation dans la zone euro au début de l’an 2000 ne doit pas être une source d’inquiétude», a ajouté M. Duisenberg en soulignant qu’il table sur une inflation moyenne de 1,5 % cette année. Pourtant, l’euro est resté insensible à cette déclaration comme au statu quo monétaire en Europe, fluctuant face au dollar au gré de l’évolution de Wall Street. Quant à la livre sterling, elle a été soutenue hier par les perspectives de hausse des taux d’intérêt de la Banque d’Angleterre, après l’annonce d’une augmentation plus forte que prévu de 4,5 % de la masse monétaire britannique le mois dernier et de 12 % en rythme annuel. Pour ce qui est du yen, il est resté faible au lendemain d’une intervention massive de la Banque du Japon pour le faire baisser face au dollar. Cela étant, le billet vert s’est montré plus ou moins irrégulier face aux autres grandes monnaies, se négociant à New York, comme suit : – 1,0315 pour un euro contre 1,0300, la veille – 1,6410 pour un sterling contre 1,6365 – 1,8960 DM contre 1,8985 – 6,3595 FF contre 6,3680 – 1,5555 FS contre 1,5575 – 1 877,15 lires contre 1 879,70 – 104,35 yens contre 103,30. Bourse de Beyrouth : en baisse La Bourse de Beyrouth s’est ressentie hier de la baisse des actions C de la Byblos Bank de 2 1/2 à 2 3/8 dollars dans une proportion plus grande que la hausse des actions au porteur des Ciments blancs de 1 25/32 à 1 7/8 dollar, dans un marché autrement stationnaire sur le restant de la cote. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a perdu 0,04 % à 77,34 points, ainsi que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires, de 0,23 % à 177,41 points. Ce mouvement s’est encore une fois produit dans un marché léthargique avec quelque 11 910 actions négociées d’une valeur globale de 66 988 dollars. Redressement de Wall Street Sur les places boursières internationales, Wall Street s’est davantage détournée hier des valeurs de l’Internet pour redécouvrir les titres sûrs, lui permettant de redresser la tête après les pertes qu’elle avait subies pendant les deux premières séances de l’année. Selon la majorité des analystes, la poursuite des ventes bénéficiaires sur les titres du Nasdaq n’est pas surprenante, d’autant que les valeurs de la haute technologie et de l’Internet avaient progressé de plus de 85 % en 1999, notamment au quatrième trimestre. Et d’ajouter que d’autres facteurs entrent en jeu aussi dans la baisse de la Bourse américaine, avec notamment les craintes de nouvelles hausses des taux d’intérêt aux États-Unis pour empêcher une reprise de l’inflation. Les investisseurs ont également attendu le début de l’année pour réaliser des plus-values qui ne seront désormais imposées qu’en 2001. Bien que l’inflation reste pour l’instant sous contrôle, il n’en demeure pas moins que le maintien d’une forte croissance et d’un taux de chômage à son plus bas depuis trente ans faisait craindre sa réapparition. À cet égard, les opérateurs boursiers ont été assez préoccupés hier par l’annonce d’une hausse plus forte que prévu des commandes à l’industrie en novembre de 1,2 %, au lieu de 0,9 % attendu, contre une baisse de 0,2 % en octobre comme en septembre, laissant craindre une surchauffe de l’économie. Toutefois, les opérateurs gardaient toujours les yeux tournés vers les chiffres du chômage américain pour le mois de décembre qui seront publiés demain et donneront une meilleure idée de l’ampleur du relèvement des taux que le comité de l’open market de la Réserve fédérale (Fed) pourrait décider lors de sa réunion du 2 février. C’est dans ce contexte que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles, contrairement au Nasdaq, est parvenu à remonter d’un plus bas à 10 985,02 points à un plus haut à 11 215,61 points, avant d’afficher en préclôture 11 198,72 points, en hausse de 200,79 points sur la veille. Poursuite de la purge sur les marchés européens La purge s’est poursuivie mercredi sur les principaux marchés d’actions en Europe, les investisseurs continuant à engranger leurs bénéfices sur les valeurs de technologie et de télécommunications après leur flambée de l’an dernier, sur fonds de taux d’intérêt fortement orientés à la hausse de part et d’autre de l’Atlantique. «L’impression que l’on a est que les gérants sont très contents de voir les actions baisser, ils attendent des niveaux intéressants pour remettre de l’argent», a souligné un opérateur. «Il n’y a pas simplement les craintes liées au niveau des taux d’intérêt et aux valorisations (...) mais beaucoup de prises de bénéfices», a-t-il ajouté. À Paris, l’indice Cac 40 a terminé en repli de 3,39 %, tandis qu’à Francfort, le Dax perdait 1,29 et qu’à Londres, l’indice FTSE-100 cédait 1,95 %. Zurich, Madrid, Milan, Bruxelles et Amsterdam se sont repliées respectivement de 1,19 %, 3,07 %, 2,21 %, 3,62 % et 1,55 %. Helsinki, dont la tendance dépend de l’orientation de Nokia, principale capitalisation boursière européenne, a dégringolé de 8,27 %. Les indices multipays relfétaient bien cette atmosphère de dégrisement. L’indice Eurotop 300, paneuropéen, a abandonné 2,24 %, tandis que l’Euro STOXX 50 des valeurs vedettes de la zone euro reculait de 2,49 %. La principale valeur technologique européenne, le fabricant d’équipement de téléphonie cellulaire Nokia, a perdu 8,9%, tandis que son concurrent suédois Ericsson reculait de 6,9 %. À Francfort, SAP, concepteur de progiciels, a dégringolé de 10,7 %. Goldman Sachs a réduit de 40 % ses prévisions de résultat du groupe allemand pour le 4e trimestre. SAP a également souffert de l’annonce faite la veille par son concurrent néerlandais Baan d’un creusement de ses pertes au 4e trimestre. Baan, qui avait perdu plus de 30 % mardi, a encore perdu 11,4 % mercredi. Son compatriote ASM Lithography a cédé 9,54 %. Tokyo : fléchissement de la cote La Bourse de Tokyo a terminé sur un recul de 2,4 % mercredi, les investisseurs abandonnant les valeurs hi-tech et télécom après le plongeon la veille de Wall Street et du Nasdaq. L’indice de référence Nikkei 225 a clôturé sur une baisse de 460,31 points à 18 542,55. La contre-performance de la Bourse aurait pu être bien pire, la séance du matin s’étant soldée par un recul de 4,1 %. «Du fait de la débâcle hier à Wall Street, les investisseurs ont abandonné certaines valeurs, particulièrement celles liées à la haute technologie et aux technologies de l’information». Les valeurs high-tech et télécom avaient été en tête du mouvement de hausse du Nikkei à la fin de l’année 1999. Les préoccupation d’un bogue informatique s’étant dissipées, les craintes d’une remontée des taux d’intérêt ont refait surface mardi sur les marchés boursiers européens et américain. Les opérateurs ont cependant estimé que, mis à part l’onde de choc de Wall Street qui a causé une vaste dégringolade mercredi sur les marchés asiatiques, la Bourse de Tokyo gardait de bonnes perspectives. «Nous devons regarder de près l’évolution de la Bourse de New York», a ainsi indiqué Hiroichi Nishi de Nikko Securities, «mais le marché de Tokyo va se stabiliser et retrouver un solide soutien du fait des brillantes perspectives de la reprise économique japonaise et de l’amélioration des résultats des entreprises». L’indice élargi Topix était en baisse à la clôture de 65,63 points à 1 651,84.
Le marché des changes de Beyrouth est demeuré calme, hier, au lendemain des affrontements opposant l’armée libanaise à des organisations fondamentalistes. Mais la prudence est restée de mise comme en témoigne la contraction aussi bien de l’offre que de la demande du dollar dont l’évolution continuait à être déterminée par l’action de la Banque du Liban (BDL). Celle-ci, en maintenant sa fourchette d’intervention à l’achat et à la vente de cette monnaie entre 1 501,00 et 1 514,00 LL, est parvenue non seulement à la faire clôturer au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier, mais à amener les établissements de crédit à la négocier effectivement aux alentours de ce niveau. Le billet vert s’est ainsi échangé dans les transactions interbancaires toute la journée...