Société - Passeports britanniques refusés Casse-tête juridique pour des jumeaux homos
le 04 janvier 2000 à 00h00
Les faux jumeaux d’un couple homosexuel britannique nés aux États-Unis d’une mère porteuse et rapatriés en Grande-Bretagne où leurs «parents» s’étaient vu refuser cette procédure ne jouissent pas du droit automatique à la nationalité britannique, vient de rappeler le Home Office. Les deux bébés, un garçon, Aspen, et une fille, Saffron, âgés de trois semaines, se sont vu délivrer des passeports américains et ont été autorisés seulement à titre temporaire à entrer en Grande-Bretagne en compagnie de leur géniteur et de son compagnon, Tony Barlow, 35 ans, et Barrie Drewitt, 30 ans. «Nous ne commentons pas les cas individuels mais les principes généraux qui guident nos décisions tiennent compte des règlements d’immigration, des intérêts des enfants et des précédents susceptibles d’être établis», a fait valoir un porte-parole du Home Office. Barlow et Drewitt, deux hommes d’affaires aisés de l’Essex qui ont dépensé plus de 300 000 dollars pour la location des services d’une mère porteuse californienne, se sont déclarés exaspérés par ce nouvel obstacle qui les empêche, selon eux, de reprendre «une vie normale» après le «stress» de l’attente de la naissance. À leur arrivée à Heathrow en compagnie des deux bébés, ils ont été interrogés pendant plus d’une heure, hors de la présence des enfants, par les autorités d’immigration, qui voulaient savoir qui étaient les vrais parents, les certificats de naissance américains des jumeaux présentant Barlow et Drewitt les parents numéro un et deux. «Tony et moi leur avons répondu : “C’est nous”. Mais ils n’ont pas pu se mettre ça dans la tête», a confié au Mail on Sunday Drewitt qui partage sa vie avec Barlow depuis onze ans. Les passeports des jumeaux ont été confisqués. Les deux homosexuels se sont vu conseiller par un juriste de déposer une demande de permis de résidence pour les bébés, car le droit britannique ne leur permet pas, en tant que couple non marié, de transmettre leur nationalité aux enfants. Mais, tenace, le couple entend bousculer le droit et a écrit au Premier ministre Tony Blair pour qu’il use de ses pouvoirs discrétionnaires en accordant à Aspen et Saffron la nationalité britannique, faute de quoi il s’agirait, selon les deux hommes, d’un cas manifeste de discrimination à l’encontre des homosexuels.
Les faux jumeaux d’un couple homosexuel britannique nés aux États-Unis d’une mère porteuse et rapatriés en Grande-Bretagne où leurs «parents» s’étaient vu refuser cette procédure ne jouissent pas du droit automatique à la nationalité britannique, vient de rappeler le Home Office. Les deux bébés, un garçon, Aspen, et une fille, Saffron, âgés de trois semaines, se sont vu délivrer des passeports américains et ont été autorisés seulement à titre temporaire à entrer en Grande-Bretagne en compagnie de leur géniteur et de son compagnon, Tony Barlow, 35 ans, et Barrie Drewitt, 30 ans. «Nous ne commentons pas les cas individuels mais les principes généraux qui guident nos décisions tiennent compte des règlements d’immigration, des intérêts des enfants et des précédents susceptibles d’être établis», a...
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