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Actualités - Chronologie

Les conjoncturistes euphoriques pour l'an 2000

Les 53 principaux conjoncturistes américains interrogés par le Wall Street Journal (WSJ) se sont montrés pour la plupart euphoriques dans leurs projections économiques pour l’an 2000, publiées hier par le quotidien des affaires. Quasiment tous les économistes consultés dans le cadre de l’enquête semi-annuelle du WSJ pensent que la persistance de dépenses de consommation vigoureuses, les gains de productivité des entreprises et la modération de l’inflation vont permettre de maintenir une expansion soutenue en 2000 et d’en faire la plus longue de l’histoire du pays. Le consensus se dégageant des projections des 53 économistes interrogés fait ressortir une croissance ajustée de l’inflation de 2,6 % au premier trimestre en rythme annuel et de 3,1 % pour chacun des trois autres trimestres de l’année. L’inflation mesurée par l’indice des prix à la consommation devrait atteindre 2,5 % en rythme annuel au premier semestre et 2,3 % pendant le second. Pour les onze premiers mois de 1999, les prix à la consommation ont augmenté de 2,6 %. Un grand nombre de ces analystes prévoient un certain tassement de l’activité cette année comparativement au rythme effréné de 99 en raison surtout de la remontée des taux d’intérêt qui va affecter l’immobilier et d’autres secteurs sensibles aux variations du loyer de l’argent. Mais malgré ce freinage de l’activité, la croissance devrait encore rester très soutenue en 2000, pensent la grande majorité de ces économistes. Pour les neuf premiers mois de 99, le Produit intérieur brut (Pib) s’est accru de 3,8 % en rythme annuel. Le département du Commerce doit publier les estimations préliminaires pour le 4e trimestre fin janvier. Si la croissance se poursuit au-delà du mois de janvier, comme tous les analystes le prévoient, l’expansion américaine aura alors battu le précédent record de longétivité de 106 mois enregistré dans les années 60. La longévité actuelle de l’expansion économique aux États-Unis «est comparable à une personne atteignant cent ans», a noté Nicholas Perna, un économiste du cabinet de conjoncture Pernat Associates. Mais, «ce qui est le plus remarquable, selon lui, ce n’est pas tant la durée de cette expansion mais le fait qu’elle soit très large géographiquement et démographiquement». Pour les plus optimistes comme Allen Sinai, le principal économiste de Primark Decision, il n’y a pas de fin en vue à l’expansion continue sans provoquer de surchauffe comme cela était le cas dans le passé, a-t-il ajouté. Toutefois un petit nombre des 53 économistes interrogés par le WSJ comme Kurt Karl de Weta et Gary Shilling se sont montrés pessimistes en prévoyant une nette accélération de l’inflation en 2000. Pour ces cassandres – trois sur 53 –, le resserrement de la politique monétaire attendu en 1999 face à cette reprise de l’inflation va précipiter une contraction de l’activité de 4,5 % au 1er trimestre 2000 pour Edward Yardeni de Deutsche Bank à 0,5 % pour Garry Shilling. Le WSJ a également indiqué que Gail Fosler, la principale économiste du Conference Board, avait été, pour le second semestre consécutif, la meilleure prévisionniste du groupe des 53 économistes interrogés régulièrement par le quotidien.
Les 53 principaux conjoncturistes américains interrogés par le Wall Street Journal (WSJ) se sont montrés pour la plupart euphoriques dans leurs projections économiques pour l’an 2000, publiées hier par le quotidien des affaires. Quasiment tous les économistes consultés dans le cadre de l’enquête semi-annuelle du WSJ pensent que la persistance de dépenses de consommation vigoureuses, les gains de productivité des entreprises et la modération de l’inflation vont permettre de maintenir une expansion soutenue en 2000 et d’en faire la plus longue de l’histoire du pays. Le consensus se dégageant des projections des 53 économistes interrogés fait ressortir une croissance ajustée de l’inflation de 2,6 % au premier trimestre en rythme annuel et de 3,1 % pour chacun des trois autres trimestres de l’année....