Les scientifiques néo-zélandais et français jadis divisés sur la question des essais nucléaires mettent désormais en commun leurs efforts pour venir à bout d’une toute autre sorte d’explosion : les flatulences du mouton. En raison des dommages causés par ces émissions digestives à l’atmosphère terrestre, les chercheurs des deux hémisphères ont décidé de s’unir afin de trouver un régime alimentaire susceptible de prévenir les gaz ovins. Les scientifiques néo-zélandais ont décidé de travailler avec leurs collègues français qui ont trouvé la manière de nourrir les moutons afin que leur système digestif ne produise plus de méthane, gaz qui contribue à l’effet de serre. Cette découverte est très importante pour la Nouvelle-Zélande qui doit limiter les émissions de ses gaz à effet de serre en application de l’accord de Kyoto dont la ratification devrait intervenir en 2002. Le cas de la Nouvelle-Zélande est particulier au sein du groupe des pays de l’OCDE dans la mesure où sa production de gaz à effet de serre provient principalement du méthane plutôt que du dioxyde de carbone. Or on considère que dans le phénomène du réchauffement terrestre les conséquences des émissions de méthane sont 25 fois plus dommageables que celles du dioxyde de carbone. Les 40 millions de moutons et les quelque dix millions de bovins qui broutent les pâturages néo-zélandais sont responsables de 90 % des émissions de méthane de tout le pays. Ces recherches sur le mouton non flatulent menées par les scientifiques des deux pays ont bénéficié de subventions du ministère français des Affaires étrangères en application de l’accord culturel franco-néo-zélandais. Pour le Dr Keith Joblin, qui conduit le projet côté néo-zélandais, il s’agit d’un «progrès important». Le mouton français utilisé pour l’expérimentation initiale a vécu dans un environnement contrôlé et avec une nourriture à base de grains. Pour le Dr Joblin, cela montre que sont en jeux des mécanismes naturels susceptibles de contrôler les émissions de méthane. Scientifiques français et néo-zélandais s’efforcent maintenant de comprendre des phénomènes naturels de manière à les mettre en œuvre dans les pâturages.
Les scientifiques néo-zélandais et français jadis divisés sur la question des essais nucléaires mettent désormais en commun leurs efforts pour venir à bout d’une toute autre sorte d’explosion : les flatulences du mouton. En raison des dommages causés par ces émissions digestives à l’atmosphère terrestre, les chercheurs des deux hémisphères ont décidé de s’unir afin de trouver un régime alimentaire susceptible de prévenir les gaz ovins. Les scientifiques néo-zélandais ont décidé de travailler avec leurs collègues français qui ont trouvé la manière de nourrir les moutons afin que leur système digestif ne produise plus de méthane, gaz qui contribue à l’effet de serre. Cette découverte est très importante pour la Nouvelle-Zélande qui doit limiter les émissions de ses gaz à effet de serre en...
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