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Actualités - Chronologie

ENVIRONNEMENT Le crapaud et la centrale

Les besoins d’un petit crapaud de la taille d’un pouce empêchent, sur les hauteurs du sud de la Tanzanie, une usine hydroélectrique de produire à pleine capacité, rapporte l’hebdomadaire kenyan The East African. L’habitat de cet amphibien natif de la rivière tanzanienne Kihansi, l’Asperginus nectophrynoides de son nom latin, requiert autant d’eau que pour générer 52 mégawatts d’électricité, à savoir un débit de 7 mètres cubes par seconde. Or, de l’Asperginus et de l’usine gérée par la Compagnie électrique de Tanzanie (Tanesco), l’un est de trop dans la Kihansi, dont le débit est insuffisant pour étancher la soif des deux antagonistes. Soucieuse peut-être d’honorer ses responsabilités en matière d’environnement, la Tanesco a déjà construit un système qui permet d’asperger artificiellement de l’eau pour l’animal, que l’on ne rencontre nulle part ailleurs que dans une petite zone de la Kihansi. Mais ce système ne fournit que deux mètres cubes d’eau par seconde. Ce n’est pas assez pour le crapaud, et la Tanesco s’est accommodée de cette situation, qui ne permet pas à son usine géante, achevée en avril dernier, d’utiliser la quantité d’eau nécessaire pour fournir les 180 mégawatts qu’elle est en mesure de générer à pleine puissance. Selon l’East African, peu de Tanzaniens sont au courant de ce petit arrangement en faveur du petit animal. «Comment pourriez-vous expliquer à un Tanzanien qu’un petit crapaud pas plus long qu’un pouce empêche de générer l’électricité dont son foyer a besoin ?», s’est expliqué le directeur de projet de la Tanesco, Francis Shaidi, dans les colonnes de l’hebdomadaire. «Personne ne comprendrait», plaide-t-il. L’histoire peu commune du crapaud nain et de l’usine géante figure à l’agenda prioritaire d’une réunion à Dar es-Salaam la semaine prochaine entre donateurs internationaux et défenseurs de l’environnement, à laquelle des représentants de la Banque mondiale doivent assister.
Les besoins d’un petit crapaud de la taille d’un pouce empêchent, sur les hauteurs du sud de la Tanzanie, une usine hydroélectrique de produire à pleine capacité, rapporte l’hebdomadaire kenyan The East African. L’habitat de cet amphibien natif de la rivière tanzanienne Kihansi, l’Asperginus nectophrynoides de son nom latin, requiert autant d’eau que pour générer 52 mégawatts d’électricité, à savoir un débit de 7 mètres cubes par seconde. Or, de l’Asperginus et de l’usine gérée par la Compagnie électrique de Tanzanie (Tanesco), l’un est de trop dans la Kihansi, dont le débit est insuffisant pour étancher la soif des deux antagonistes. Soucieuse peut-être d’honorer ses responsabilités en matière d’environnement, la Tanesco a déjà construit un système qui permet d’asperger artificiellement...