Ils auraient pu être quatre, mais ne seront finalement que deux «Frenchies» autorisés à fouler les planchers NBA à partir de mercredi. Méfiantes, voire protectionnistes, aucune des franchises de la ligue nord-américaine n’a en effet voulu embaucher Antoine Rigaudeau et Moustapha Sonko à l’issue des camps d’entraînements organisés l’été dernier, soit quelques semaines avant l’accession des deux internationaux français au titre de vice-champions olympiques. La France ne comptera donc que deux représentants dans le plus difficile championnat de la planète : Tariq Abdul-Wahad bien sûr, mais aussi Jérôme Moïso. L’histoire d’Abdul-Wahad, devenu lors de son transfert à Denver le sportif français le mieux payé toutes disciplines confondues avec 43 millions de dollars sur sept ans, est connue. Écarté de l’équipe de France à la suite de déclarations jugées trop tapageuses, juste avant le rendez-vous olympique, Abdul-Wahad s’apprête à disputer sa seconde saison dans le Colorado. Mais il pourrait faire d’ici Noël l’objet d’un «trade» (échange) pour la troisième fois en trois ans de carrière NBA. Le nom des Celtics de Boston est avancé pour l’accueillir. TAW y retrouverait donc son compatriote Jérôme Moïso, également absent à Sydney. Mais cette défection relevait d’un choix personnel. Ce jeune Antillais de 22 ans, formé à l’INSEP de Paris puis parti très jeune rejoindre le campus américain d’UCLA (Los Angeles), a préféré passer l’été aux Etats-Unis afin de mieux préparer son entrée dans la ligue professionnelle. Auparavant, Jérome Moïso avait été retenu en position très avantageuse (onzième) lors de la draft qui permet chaque année aux équipes NBA de choisir les meilleurs universitaires du pays. Meilleur rookie Il a ce jour-là attiré l’attention de Boston et va donc porter la tunique d’une équipe particulièrement prestigieuse. Les Celtics ont en effet décroché la bague de champions à seize reprises, record à battre, mais la dernière remonte toutefois à 1986. Ailier fort, assez atypique, capable d’être efficace loin du cercle, Jérôme Moïso ne débarque pas en NBA pour y tenir un simple rôle de figurant. «J’attends cela depuis des années et c’est justement pour cette raison que j’ai très tôt quitté la France», explique-t-il. «J’arrive dans une équipe que tout le monde veut réinstaller à son meilleur niveau et, sur un plan personnel, je vais essayer d’avoir le plus gros impact possible afin de viser le titre de meilleur rookie de l’année. Mon entraîneur (l’exigeant Rick Pitino) est en tout cas persuadé que je peux y arriver». Adepte d’un jeu physique, basé sur la défense, le mentor des Celtics a déjà une idée précise sur le rôle dévolu au jeune Français. «Je vais être là pour bloquer des tirs, prendre des rebonds», révèle Jérôme. «Pitino veut faire de moi un bon défenseur, à la condition que je prenne quelques kilos. Mais je suis aussi capable d’apporter des points», ajoute Moïso dont les joueurs modèles sont Kevin Garnett, Rasheed Wallace ou encore Chris Webber. «Ce sont des gars capables de prendre leur place dans la raquette mais aussi de s’écarter pour scorer. J’ai un peu le même style de jeu qu’eux, tout en sachant que je suis pour l’instant incapable d’affronter un monstre du calibre de Shaquille O’Neal», plaisante le joueur français qui a changé de planète depuis le 28 juin dernier. Son élection dans la première partie du tableau de la draft lui a en effet permis de décrocher un contrat dont le montant est supérieur au million de dollars. «C’est une somme énorme! Je vais pouvoir en faire profiter ma famille», prévoit-il.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Ils auraient pu être quatre, mais ne seront finalement que deux «Frenchies» autorisés à fouler les planchers NBA à partir de mercredi. Méfiantes, voire protectionnistes, aucune des franchises de la ligue nord-américaine n’a en effet voulu embaucher Antoine Rigaudeau et Moustapha Sonko à l’issue des camps d’entraînements organisés l’été dernier, soit quelques semaines avant l’accession des deux internationaux français au titre de vice-champions olympiques. La France ne comptera donc que deux représentants dans le plus difficile championnat de la planète : Tariq Abdul-Wahad bien sûr, mais aussi Jérôme Moïso. L’histoire d’Abdul-Wahad, devenu lors de son transfert à Denver le sportif français le mieux payé toutes disciplines confondues avec 43 millions de dollars sur sept ans, est connue. Écarté de...