Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

La physionomie des marchés Beyrouth : marché attentiste

Le dollar est resté confiné dans d’étroites limites au haut de la fourchette d’intervention de la Banque du Liban (BDL), à Beyrouth, sur un marché prudemment calme en attendant les réactives à la formation du nouveau gouvernement. En effet, la demande en cette monnaie s’est limitée, encore hier, aux besoins commerciaux courants des opérateurs pendant que l’offre se faisait de plus en plus rare. Dans ce contexte, l’action de la BDL est venue encore une fois rétablir l’équilibre du marché et maintenir la stabilité monétaire. En procédant ainsi à la vente du billet vert à 1 514,00 LL tout en se déclarant prête à l’acheter à 1 501,00 LL, celle-ci est parvenue à le faire fixer au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre 1999. Mais compte tenu de la pénurie d’offres, les établissements de crédit ont été amenés à négocier la devise américaine entre 1 513,75 et 1 514,25 LL avec un point d’ancrage à 1 514,00 LL, et très rarement en dehors de la BDL, ont indiqué les cambistes. Et d’ajouter que le volume d’affaires de la journée d’hier est demeuré très mince, ne dépassant pas au total quelque sept millions de dollars, en grande partie placés à la vente par la BDL à 1514,00 LL. Fragilité de l’euro À l’étranger, l’euro a fait preuve d’un nouvel accès de faiblesse hier sur les marchés des changes internationaux, brisant de nouveaux plus bas historiques contre le dollar et le yen, alors que les analystes tablent sur une poursuite de la dégringolade, si les États-Unis ne se décident pas à participer à une intervention commune des Banques centrales du groupe des Sept (pays occidentaux les plus industrialisés). Confortés par l’absence de référence à une intervention concertée des Banques centrales à l’issue de la réunion des pays du groupe des Vingt (G 20) à Montréal, les opérateurs avaient poussé l’euro vers de nouveaux plus bas dans la matinée contre le billet vert à 0,8230 dollar et la devise nippone à 88,97 yens. Mais cette faiblesse de l’euro paraissait très inquiétante pour les responsables monétaires européens qui n’ont pas tardé à faire des déclarations en sa faveur, notamment le président de la Banque centrale européenne (BCE), Wim Duisenberg, et le gouverneur de la Banque de France, Jean-Claude Trichet. Il en est de même du ministre français de l’Économie et des Finances, Laurent Fabius, qui a estimé que l’euro avait une marge d’appréciation au minimum de 20 %. À la lumière de ces déclarations, certains analystes ont même envisagé hier la possibilité d’une intervention de la BCE de concert avec la Banque du Japon. Cela d’autant que cette dernière était la plus active dans la récente intervention des Banques centrales du groupe des Sept le 22 septembre dans la mesure que l’impact de la faiblesse de l’euro sur les exportations japonaises risque de lui poser beaucoup de problèmes. De ce fait, les spéculations ont repris sur le marché en soirée concernant une intervention de la Banque du Japon pour éviter un renchérissement des exportations nippones si l’euro se déprécie trop par rapport au yen. Cela étant, et compte tenu aussi du revirement de la tendance des marchés boursiers américains vers le bas, l’euro est parvenu à repasser à la hausse le seuil de 0,83 dollar sur des rachats du découvert. En effet, le billet vert devait subir la pression de quelques dégagements bénéficiaires, le faisant négocier à New York, comme suit : – 0,8292 pour un euro contre 0,8270, la veille – 1,4340 pour un sterling contre 1,4325 – 2,3590 DM contre 2,3650 – 7,9110 FF contre 7,9320 – 1,8205 FS contre 1,8210 – 2 335,10 lires contre 2 341,35 – 108,35 yens contre 108,20. Bourse de Beyrouth : léger mieux À la Bourse de Beyrouth, la tendance a été légèrement soutenue hier par la hausse conjuguée des actions B de Solidere et C de la Byblos Bank dans une proportion plus grande que la baisse des actions A de la même société, dans un marché autrement stable sur le restant de la cote. C’est ainsi que l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a augmenté de 0,42 % à 65,77 points, de même que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires qui s’est adjugé 0,14 % à 141,32 points. Pourtant, l’activité du marché ne s’est pas développée, totalisant seulement 33 661 actions d’une valeur globale de 93 919 dollars. Volatilité des marchés américains Sur les places boursières internationales, le secteur des télécommunications a pesé hier sur les marchés américains des valeurs mobilières, les boursiers abandonnant pour la deuxième journée consécutive les titres de ce secteur qui avaient dégringolé la veille. Toutefois, la séance d’hier avait ouvert sur une chasse aux bonnes affaires qui n’a pas fait long feu, le plongeon de l’action de l’équipementier de télécommunications canadien Nortel pesant toujours sur l’humeur des opérateurs. Cela étant, les fabricants d’équipements pour réseaux qui utilisent la fibre optique ont filé dans le rouge ainsi que les fabricants de composants qui ont subi une véritable purge. Il en est de même des valeurs de la téléphonie qui ont fait l’objet d’attaques dans la foulée de l’annonce la veille par AT & T qu’elle allait se scinder en quatre branches distinctes afin de redorer son blason en Bourse. Mais il n’en demeure pas que d’autres valeurs plus sûres de l’informatique, comme IBM et Hewlett-Packard, parvenaient à se reprendre avec les industrielles, les pharmaceutiques et les pétrolières, rendant le tableau un peu plus souriant à Wall Street. Dans ces conditions, l’indice composite Nasdaq est remonté à plus de 3 235 points après être retombé au-dessous du seuil des 3 100 points, pendant que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles fluctuait à la hausse entre un plus bas à 10 265,06 points et un plus haut à 10 435,90 points, avant d’afficher en préclôture, à 23h heure de Beyrouth, 10 423,96 points, en hausse de 97,48 points sur la veille, mais dans un marché très volatil. Les Bourses européennes ballottées par Wall Street Les marchés d’actions européens sont restés hésitants jeudi et ont clôturé sur une note irrégulière, la poursuite du repli de Wall Street en matinée accentuant la vulnérabilité des valeurs de la nouvelle économie. À la clôture de la plupart des places boursières européennes, l’indice paneuropéen Eurotop 300 cédait 0,75 % et l’Euro Stoxx 50 des valeurs-vedettes de la zone euro perdait 0,95 %. «Nous restons prudents quant aux perspectives des marchés d’actions», a déclaré Edwina Neal, «stratégiste» de Lehman Brothers. «Les marchés mondiaux ne vont pas s’affranchir du Nasdaq et Cie». Avec la chute de 5,5 % subie mercredi par le Nasdaq, les investisseurs restent prudents et placent leurs fonds sur les valeurs traditionnelles et les défensives, chimie et alimentation notamment. Une fois n’est pas coutume, les pétrolières ont perdu du terrain, malgré la poursuite de l’envolée des cours du brut, sur fond de crainte de suspension des exportations irakiennes. Le Brent de mer du Nord s’est négocié en hausse de 64 cents à 32 $ le baril jeudi à Londres. L’Irak a menacé de suspendre ses exportations de pétrole le 1er novembre si les États-Unis s’opposaient à leur paiement en euros et non plus en dollars. L’indice sectoriel de l’énergie a perdu 1,67 %, plombé par la glissade de 3,05 % de TotalFinaElf, le recul de 2,11 % de Royal Dutch et celui de 1,83 % de Shell. BP Amoco a perdu 1,14 %. Parmi les technologiques européennes, Alcatel a dégringolé de 5,2 % et Marconi de 4,1 %, aggravant leurs pertes de la veille. Les investisseurs répondent par la défiance au chiffre d’affaires dans les systèmes de télécommunications optiques inférieur aux prévisions affichées par leur concurrent américain Nortel Networks, à l’origine de la dépression du Nasdaq mercredi. Tokyo : stabilité malgré la baisse des technologiques La lourde chute du marché américain du Nasdaq a pesé sur les valeurs de la technologie jeudi, mais les indices sont parvenus à passer dans le positif vers la fin de la séance, les investisseurs estimant les valeurs survendues procédant à des achats à bon compte sur un large front. L’indice Nikkei 225 a gagné 17,96 points, soit 0,12 %, à 14 858,43, après un plus bas depuis le 5 mars 1999 de 14 577,20 inscrit en matinée. «Certaines valeurs semblent plutôt survendues, mais le marché se trouve dans une telle situation que personne ne peut acheter aveuglément», a commenté Masafumi Nakayama, de Mito Securities. L’indice Topix s’est adjugé 0,78 point, soit 0,06 %, à 1 407,96, grâce à des achats de dernière heure sur des valeurs à forte capitalisation telles que le fabricant de céramiques Kyocera et le géant des télécommunications Nippon Telegraph and Telephone (NTT). Kyocera a progressé de 1,95 % et NTT de 1 %. Le fabricant de fibres optiques Furukawa Electric a chuté de 12 %, après un recul de 14 % mercredi. Cette société détient une participation de 14 % dans JDS Uniphase, plus grand fournisseur mondial de modules et de composants pour fibres optiques dont le titre a perdu 25 % à l’annonce de la faiblesse inattendue des ventes de Nortel Networks, deuxième équipementier mondial de télécommunications. Fujitsu a abandonné 8,90 % et NEC 5,40 %, leurs résultats semestriels n’ayant pu attirer les acheteurs. NEC est redevenu bénéficiaire alors que les résultats de Fujitsu étaient multipliés par sept, mais les investisseurs avaient déjà anticipé ces annonces.
Le dollar est resté confiné dans d’étroites limites au haut de la fourchette d’intervention de la Banque du Liban (BDL), à Beyrouth, sur un marché prudemment calme en attendant les réactives à la formation du nouveau gouvernement. En effet, la demande en cette monnaie s’est limitée, encore hier, aux besoins commerciaux courants des opérateurs pendant que l’offre se faisait de plus en plus rare. Dans ce contexte, l’action de la BDL est venue encore une fois rétablir l’équilibre du marché et maintenir la stabilité monétaire. En procédant ainsi à la vente du billet vert à 1 514,00 LL tout en se déclarant prête à l’acheter à 1 501,00 LL, celle-ci est parvenue à le faire fixer au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre 1999. Mais compte tenu de la pénurie d’offres, les...