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Actualités - Communiques Et Declarations

Bourse Beyrouth passe à la cotation en continu

Les cellulaires ont sonné plus que d’ordinaire ce matin dans les milieux financiers et bancaires libanais. La Bourse de Beyrouth a lancé une campagne publicitaire par messagerie téléphonique pour informer les intéressés d’une nouvelle qui devrait réveiller leurs instincts spéculateurs : le passage à un système de cotation continue à partir d’aujourd’hui. «Il s’agit d’une étape importante dans notre stratégie de développement qui vise, à terme, à refaire du Liban une place financière de poids dans la région», a déclaré hier le président du comité de la Bourse, Fadi Khalaf. «C’est un saut qualitatif qui sera suivi par beaucoup d’autres, comme la connexion de la Bourse de Beyrouth aux autres places du monde arabe, par l’intermédiaire d’Internet, et l’adoption du système de cotation français, à l’expiration de la phase transitoire que nous venons de commencer», a-t-il ajouté. Ce nouveau régime devrait accroître la liquidité du marché et encourager par là les investisseurs à s’intéresser davantage à un marché financier complètement atone. Un petit mouvement avait accompagné la réouverture de la Bourse au lendemain de la guerre, mais il s’est vite essoufflé. L’idée est de les attirer à nouveau vers le marché, même s’ils n’auront pour l’instant pas de nouveau titre à se mettre sous la dent. «Malgré les incitations fiscales inscrites dans la loi de finances 2000 pour les entreprises qui ouvriront leur capital en Bourse, aucune société n’a opté pour la cotation», a déploré le ministre des Finances sortant, Georges Corm. Les deux hommes ont insisté sur l’importance des privatisations comme détonateur d’une relance véritable de la Bourse. À cet égard, M. Khalaf a mis en garde contre un processus de privatisation qui se ferait de gré à gré avec l’entrée, par exemple, d’un investisseur étranger dans le capital de l’une des sociétés privatisables, sans que la Bourse de Beyrouth y soit associée. «Partout dans le monde, les privatisations ont lancé les marchés d’actions», a-t-il rappelé. Et M. Corm d’ajouter que tel a été le cas en Égypte ou au Maroc par exemple. «Mais, les privatisations ne suffisent pas, le mouvement s’est ralenti dans ces deux pays, car les sociétés privées n’ont pas pris le relais. En Égypte, par exemple, une société de télécommunications accapare à elle seule 50 % du marché». Pour le ministre, il faut que les sociétés familiales ouvrent leur capital, afin que le Liban ne reste pas à la traîne des évolutions financières internationales. S.R.
Les cellulaires ont sonné plus que d’ordinaire ce matin dans les milieux financiers et bancaires libanais. La Bourse de Beyrouth a lancé une campagne publicitaire par messagerie téléphonique pour informer les intéressés d’une nouvelle qui devrait réveiller leurs instincts spéculateurs : le passage à un système de cotation continue à partir d’aujourd’hui. «Il s’agit d’une étape importante dans notre stratégie de développement qui vise, à terme, à refaire du Liban une place financière de poids dans la région», a déclaré hier le président du comité de la Bourse, Fadi Khalaf. «C’est un saut qualitatif qui sera suivi par beaucoup d’autres, comme la connexion de la Bourse de Beyrouth aux autres places du monde arabe, par l’intermédiaire d’Internet, et l’adoption du système de cotation français,...