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Actualités - Chronologie

Le Japon à l’aise, la Corée au forceps

Le Japon et la Corée du Sud, coorganisateurs du Mondial 2002 de football, connaissent des fortunes bien différentes en Coupe d’Asie des nations : les Nippons se sont qualifiés brillamment pour les quarts de finale alors que les Coréens n’y ont accédé qu’au forceps. Le Japon a été à ce jour l’équipe la plus impressionnante du tournoi qui a débuté le 12 octobre au Liban et se pose déjà en favori pour les phases finales (23 au 29 octobre). Lors de ses deux premiers matches de qualification, il a balayé (4-1) l’Arabie séoudite, tenante du titre, et atomisé l’Ouzbékistan (8-1). Ces deux victoires lui ont permis d’être la première sélection qualifiée pour les quarts de finale. Le match d’hier contre Qatar (1-1) n’était plus dès lors pour l’entraîneur, le Français Philippe Troussier, que l’occasion de faire tourner son effectif. La Corée du Sud, elle, a dû batailler jusqu’au bout. Elle a débuté par un match nul (2-2) avant de se faire battre par le Koweït (1-0) et de n’assurer sa qualification – au titre des deux repêchés – qu’au prix d’une victoire (3-0) contre l’Indonésie, le petit Poucet du groupe. Une belle revanche pour Troussier – surnommé «le sorcier blanc» depuis ses campagnes africaines à la tête des sélections ivoirienne et burkinabée – qui avait été fortement contesté en début d’année. Volée de critiques Il n’avait dû de conserver son poste qu’à une excellente performance de ses joueurs lors du trophée Hassan II en juin au Maroc, notamment un match nul (2-2) contre les champions du monde et futurs champions d’Europe français. Le Français ne peut que compatir au sort de son homologue sud-coréen Huh Jung-Moo. Déjà contesté après l’élimination de sa sélection au premier tour du tournoi olympique de Sydney le mois dernier, Jung-Moo – qui avait offert sa démission à la suite de cette contre-performance – doit de nouveau faire face à une volée de critiques. Il prétend n’en avoir cure. «Étre l’entraîneur d’une équipe nationale suppose que l’on doive supporter la pression. Je n’y fais pas attention, a-t-il affirmé, philosophe. Tout ce que je peux faire est d’essayer de diriger l’équipe au mieux et de la préparer à prendre chaque match comme il vient. Si vous vous préoccupez des critiques, vous ne pouvez plus faire votre travail». Troussier et Jung-Moo sont trop expérimentés pour ne pas savoir que rien, dans leur métier, n’est jamais acquis et que leurs rôles peuvent s’inverser à l’issue des quarts de finale. Un victoire de la Corée du Sud – probablement lundi contre l’Iran – relancerait Jung-Moo et ses joueurs. Un faux pas du Japon mardi contre l’Irak, et la meute pourrait repartir en chasse contre Troussier.
Le Japon et la Corée du Sud, coorganisateurs du Mondial 2002 de football, connaissent des fortunes bien différentes en Coupe d’Asie des nations : les Nippons se sont qualifiés brillamment pour les quarts de finale alors que les Coréens n’y ont accédé qu’au forceps. Le Japon a été à ce jour l’équipe la plus impressionnante du tournoi qui a débuté le 12 octobre au Liban et se pose déjà en favori pour les phases finales (23 au 29 octobre). Lors de ses deux premiers matches de qualification, il a balayé (4-1) l’Arabie séoudite, tenante du titre, et atomisé l’Ouzbékistan (8-1). Ces deux victoires lui ont permis d’être la première sélection qualifiée pour les quarts de finale. Le match d’hier contre Qatar (1-1) n’était plus dès lors pour l’entraîneur, le Français Philippe Troussier, que...