SYRIE Damas exclut la privatisation du secteur public
le 17 octobre 2000 à 00h00
La Syrie est en train de réformer son secteur économique public pour améliorer sa performance, mais elle exclut sa privatisation, a déclaré hier le ministre de l’Économie et du Commerce extérieur Mohammed Imadi, cité par le quotidien gouvernemental Techrine. «La vente de ces entreprises améliorera la productivité mais elle ne fera pas augmenter les investissements. Or, ce que nous voulons, c’est une augmentation des investissements», a-t-il ajouté. En revanche, «nous avons ouvert au secteur privé la possibilité d’investir dans des secteurs réservés auparavant au secteur public et nous avons revu les réglementations des entreprises (de l’État) pour qu’elles fonctionnent comme dans le secteur privé», a-t-il poursuivi. «Il faut faire la différence entre la gestion et l’actionnariat. La privatisation en Russie n’a abouti qu’au pillage des biens publics, alors qu’en Égypte elle a réussi», a estimé le ministre. Le secteur public occupe une place prépondérante dans l’économie syrienne. D’après l’économiste Mohammed Toufic al-Sammak, ce secteur emploie 1,2 millions de personnes, soit 42 % de la force active, et contribue à 39 % du PIB, estimé en 1999 à 17 milliards de dollars. Le gouvernement formé en mars par le Premier ministre Mohammed Moustapha Miro s’est fixé pour objectif principal d’assainir l’économie et d’attirer les investissements privés, locaux et étrangers pour relancer la croissance. Après avoir dépassé les 6 % en 1997, la croissance économique est tombée sous la barre du 1 % en 1999, selon des estimations occidentales.
La Syrie est en train de réformer son secteur économique public pour améliorer sa performance, mais elle exclut sa privatisation, a déclaré hier le ministre de l’Économie et du Commerce extérieur Mohammed Imadi, cité par le quotidien gouvernemental Techrine. «La vente de ces entreprises améliorera la productivité mais elle ne fera pas augmenter les investissements. Or, ce que nous voulons, c’est une augmentation des investissements», a-t-il ajouté. En revanche, «nous avons ouvert au secteur privé la possibilité d’investir dans des secteurs réservés auparavant au secteur public et nous avons revu les réglementations des entreprises (de l’État) pour qu’elles fonctionnent comme dans le secteur privé», a-t-il poursuivi. «Il faut faire la différence entre la gestion et l’actionnariat. La privatisation en...
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